Lundi 4 mai 2009
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/2009
15:20
Aimez moi
Prenez moi
Jouez avec moi
"A soixante ans passés j'attends encore papa"
Dit la vieille poupée
A l'âme camouflée
Sous l'épaisseur des fards
Et sous ses pleurs d'enfant
Craque la glace
Porte des vanités
Gouffre du désamour
Tant de fois regardée
Ariaga
Par Ariaga
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Lundi 30 mars 2009
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/2009
16:10
Elle veut tous les alcools
Et aussi tous les rires

Elle veut devenir folle
Et manger des délires
Enormes !
Elle est est jeune elle est belle
Donnez lui votre sang
Pour la rendre immortelle
Elle veut Tout
Gouter tous les poisons
Appeler les démons
Saccager les jardins
Pour aimer
Pour pleurer
Pour sentir
Elle veut Tout
Même inventer un Dieu
Il est venu vers elle
Comme dans une glace
Ce visage de femme
Aux couleurs de l'automne
Putride
Celui là elle n'a pas pu le supporter
Dans les ruines boueuses
Elle cherche par Tout
Les restes de l'ancien visage
La beauté d'or plaqué
Le reflet du regard
D'un amour massacré
Ariaga
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Samedi 14 mars 2009
6
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/03
/2009
12:15
Pourquoi un ciel si haut
Qui écrase la terre
Je suis comme un poisson qui respire dans l'air
Perdue dans l'ombre
Je cherche trop profond
Mes racines de vie
Là où pousse la croix.
Ariaga
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Mardi 16 décembre 2008
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/2008
17:20
La mer est une femme
Dont le double visage
Fascine jusqu'à la mort
Le chercheur du trésor
Absolu
La mer scintillante enjôleuse
S'enroule dans sa robe irisée couverte d'émeraudes et de saphirs
L'haleine parfumée d'érotiques senteursIodées
Elle ondoie
Elle lèche
Elle mousse
Gratte langoureusement la harpe de son clapotis
Et soulève sa vague
Sur d'attirantes profondeurs
La mer retourne son visage
De Janus féminin
Elle noircit sa robe trompeuse
Pour engloutir le soleil
Laissant des gouttes de sang
Sur l'horizon meurtri
Par tempêtueuses marées hautes
Elle fracasse au bélier de ses galets
Les falaises rongées
Se nourrissant de landes roussies
En de longs spasmes mugissants
Surgit alors la Grande Mère
Au ventre titanesque
Celle qui entraîne dans ses abysses
Les corps fleuris de coquillages.
Ariaga
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Jeudi 27 novembre 2008
4
27
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12:34
Tombe la bombe
Fini les rondes
La terre est une fleur de feu
La mer est une gerbe bleue
Toi et moi
Nous voguons dans l'éther
Poussières
Se rencontreront-elles
Les parcelles
Des corps
Qui s'aimaient ?
Ariaga
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Mercredi 15 octobre 2008
3
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15:59
Il dit de confuses paroles d'il y a des millions d'années
Avant que l'homme ne se pare des oripeaux de la pensée
Et tremble sur ses cils
Amère et apaisante
Une larme d'enfant
Beaucoup trop grand
Sa salive le mouille
Désaltérant la pierre
Il console les bêtes
Et rit d'amour ravi
Quand la fleur lui sourit
Dans une maison sans clef ni porte plus vaste que les mondes
Il lit des livres jamais écrits
Quand il a faim
Il mange les couleurs
Quand il a soif
Il boit la lumière
Il ne possède rien et ne sais où il va
Il est là et regarde
Fixement Les vrais visages nus sous les maquillages
Il aspire la vie et téte l'univers
Imbécile divin qui ne sait pas la mort
Invention des humains
Vous avez peur de lui comme on a peur du vide
Mais surtout pas de cage vous le feriez mourir emportant avec lui
Son grand secret.
Ariaga
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Dimanche 28 septembre 2008
7
28
/09
/2008
15:19
Je
vogue, je rêve
Petit
bateau perdu
Eternelle seconde
Sur la vaste étendue des belles certitudes
Je
vogue, je rêve
Vide sans être vide
Transparence d'écume
Etape sur la mer d'un soupir du cosmique
Ariaga
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Lundi 8 septembre 2008
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/2008
17:41
La pluie arrive d'ailleurs, coule ses larmes de terre et d'eau
Cogne au carreau
Craque le coeur
Un pauvre amour est mort, pâle et décoloré
D'avoir été trempé
Par la pluie qui tombait
Il aurait pu la consoler, il aurait pu la réchauffer
Il aurait suffi de l'aimer
De l'enfouir profond
Dans un lit douillet
Et de lui cacher
La pluie qui tombait
Le gros chat mouillé aux poils hérissés
Se serait calmé aurait ronronné
Mais lui il songeait, mais lui il pensait
Et il l'oubliait
Regardant sans fin
La pluie qui tombait
Un vieil amour est mort
Silencieusement
D'avoir été dissous
Par la pluie qui tombait
Ariaga
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Samedi 9 août 2008
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/2008
15:41
Dans le vase de la Nature où les fleurs poussent sur le fumier les filles du vent et des embruns cuisinent au plus intime.
Ciel terrestre et terre céleste, dans le vase de la Nature elles concoctent le grand Oui aux origines de la vie et le rire libérateur d'un ancien orgasme de l'être cascadant les rêves
en échos.
Corps spiritualisé par l'air, esprit perdu dans la matière, ce qui fermente dans le vase sera transmuté en son temps ...
Ariaga
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Lundi 23 juin 2008
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23
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/2008
20:38
Quand on se canalise
Quand on analyse
Quand on se dialyse
Quand on banalise
Aseptisant sans cesse
Les joies et les ivresses
Les excès de tendresse
Pour la vie et ses liesses
On bâtit un grand mur
De pierres granitiques
Tout autour de la chair
Et l'âme devient grise
Parfois le mur s'écroule
Attaqué
Explosé
Par la vague puissante
De forces inconnues
Dont l'alcool est si fort
Que l'âme en est grisée
Ca s'appelle l'AMOUR
Ariaga
Par Ariaga
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