Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 16:28

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Ariaga vous propose une citation de C.G.Jung,  extraite de Psychologie et Alchimie ( p;299 ), au sujet des phases du processus alchimique caractérisées par leurs couleurs.

" .... On distingue quatre phases qui sont caractérisées par leurs couleurs originales, déjà mentionnées par Héraclite : melanosis (passage au noir),  leukosis (passage au blanc), xanthosis (passage au jaune), et iosis (passage au rouge). La division du processus en quatre était appelée (...) quadripartition de la philosophie. Plus tard, environ au XV° ou au XVI° siècle, le nombre des couleurs fut ramené à trois le xantosis, appelé aussi citrinitas (le jaune) disparut peu à peu et ne fut plus que rarement mentionné.  A sa place on vit apparaître parfois dans des cas exceptionnels, après le melanosis ou nigredo (le noir), le viriditas (le vert) ; il e fut cependant jamais généralement admis. Alors même que la tetrameria originelle était l'exact équivalent de la quaternité des éléments, on souligna alors fréquemment que, bien qu'il y eut quatre éléments ( terre, eau, feu et air) et quatre propriétés (chaud, froid, sec et humide), il n'y avait que trois couleurs : noir, blanc et rouge. Comme le processus n'a jamais conduit au résultat désiré et comme il ne fut jamais exécuté, dans ses différentes parties, d'une façon standardisée, e changement dans la classification des phases ne doit pas être du à des causes extérieures, mais bien plutôt à la signification symbolique de la quaternité et de la trinité ; en d'autres termes il est dû à des causes intérieures, psychiques."

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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 14:56

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Ariaga propose aujourd'hui une citation extraite de Aïon (p.21) un ouvrage de la fin de la vie de C.G.Jung.

 

" Comme on le sait, ce n'est pas le sujet conscient qui projette, mais l'inconscient. On découvre donc la projection , mais on ne la crée pas. Le résultat des projections est un isolement du sujet face à l'environnement, puisque la relation avec celui-ci n'est pas authentique, mais seulement illusoire. Les projections transforment le monde environnant dans le visage propre de leur auteur, visage qui toutefois demeure inconnu de lui. Elles mènent donc en dernier lieu à un état autoérotique ou autistique dans lequel on rêve un monde dont toutefois la réalité reste inaccessible. Le "sentiment d'incomplétude" qui en résulte et celui, encore plus fâcheux, de stérilité sont en revanche interprétés, par projection, comme une malveillance de l'entourage, et ce cercle vicieux renforce l'isolement. Plus les projections interposées entre le sujet et son environnement sont nombreuses, plus il devient difficile au moi de percer à jour ses illusions  (...I

Il est souvent tragique de voir à quel point d'évidence un homme gâche sa propre vie et celle des autres sans pouvoir, pour rien au monde, discerner dans quelle mesure toute la tragédie vient de lui-même et se trouve sans cesse alimentée et entretenue par lui même.

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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 15:16

 



 

Soleil couchant en Bretagne.jpg

Les timides rayons du soleil matinal

ont doucement mûri comme un feu lent et doux

la chair de l'embryon de la future femme

et son âme pleurait l'oubli des origines

elle cognait aux parois du vase trop étroit

création destruction elle est devenue JE.

 

Dans le glorieux midi

marchant sous le soleil qui crépitait sa peau

elle s'est ressentie d'une beauté inouïe

c'était un pur désir tranchant comme une épée.

 

Quand est venu le crépuscule

vers les rayons dorés qui brillaient comme un phare

dans le noir

sa lanterne à la main qui contenait les braises

des soleils oubliés

elle a longtemps marché

Il était beau ce soir car c'était un matin.

 

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Poésie - Communauté : Gros plan sur la poésie
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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 11:47

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Ariaga vous propose, aujourd'hui , une citation de C.G.JUNG sur la quête du SOI, extraite de Un mythe moderne, p. 243 :

" Tous, tant que nous sommes, nous épions ce "miroir dépoli" sur lequel défilent les figures d'un mythe obscur, cherchant à en extraire l'invisible vérité. Tout ce que je puis dire c'est que regardant pour mon compte dans le dit miroir, l'oeil de mon esprit y a discerné une forme ; je l'ai appelée le Soi, tout en restant parfaitement conscient du fait qu'il s'agit là d'une image anthropomorphe ; nommée par cette expression, cette forme n'est pas pour autant expliquée. Certes, par ce terme de Soi, nous voulons désigner la totalité psychique. Mais nous ne savons,  et ne saurions savoir, quelles sont les réalités qui se cimentent dans cette notion. Car les contenus psychiques ne peuvent pas être observés dans leur état inconscient, et en outre la psyché ne peut connaître sa propre entité. L'inconscient n'est connu du conscient que dans la mesure où il est devenu conscient. "

Par Ariaga - Publié dans : Citations de C.G.Jung - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 16:00

amour-cosmique.jpg

 

Une vie ne suffit pas pour un Amour comme le notre

            ET

Dans cette longue lutte pour la survie

D'un corps  tant désiré

L'autre moitié du mien

Tu as longtemps gagné

Refusant les verdicts et les condamnations

           ET 

Quand tu as décidé que c'était le moment

De faire le voyage vers la Grande Lumière

Je t'ai accompagné au plus loin des douleurs

Tout au long du Passage

                ET

Nos mémoires s'oublieront 

Mais quand la roue des vies 

Nous ramènera sur le rivage

 Nus et étrangers

Je connaîtrai encore

 La couleur de ton âme

La saveur de ton corps 

               ET

Le jour où je te retrouverai

Je me pencherai vers toi

J'embrasserai la veine de ton cou

Là où bat le sang

Mes lèvres trembleront contre ta bouche

Comme une petite vague fatiguée par une longue traversée

Un souffle passera

A travers nos deux corps 

            ET

Une nouvelle fois

Nous oeuvrerons ensemble

Vers la Grande Alchimie

            ET

Tout recommencera

Encore et encore

            ET

L'amour grandira

Une dernière fois

Jusqu'à se fondre en Or

Et devenir Divin... 

 

Ariaga

 

 


Par Ariaga - Publié dans : Poésie - Communauté : Gros plan sur la poésie
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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 16:04

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Ariaga propose aujourd'hui une citation extraite d'une lettre de C.G.Jung du 10 Juillet 1946 (tome de de la Correspondance). Il répondait à un correspondant qui lui parlait de sa lassitude de la vie.

 

...  ... " L'idée du suicide est certes aisément concevable mais elle ne me paraît pas recommandable. Nous vivons pour atteindre le plus haut degré possible de développement spirituel et de prise de conscience. tant que la vie est possible, même si ce n'est que dans une infime mesure, on devrait s'y accrocher pour l'épuiser, dans le but de la prise de conscience. interrompre la vie avant l'heure, c'est condamner au silence une expérience inachevée. Nous y sommes plongés depuis toujours et nous devons conduire cette expérience jusqu'à ses limites extrêmes. " ....

Par Ariaga - Publié dans : Citations de C.G.Jung - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 14:26

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Ariaga vous propose une citation extraite du Sermon aux Morts,VII, de C.G.Jung, traduit par Christine Maillard. Jung s'exprime ici d'une manière poétique, dans une inspiration gnostique.

...

"A une distance infinie une seule étoile brille au zénith.

C'est là le Dieu unique de cet homme unique, c'est là son monde, son Plérôme, sa divinité.

Dans ce monde l'homme est l'Abraxas, qui engendre son propre univers ou l'engloutit.

Cette étoile est le dieu et le but de l'homme.

C'est là le seul dieu qui le conduit,

en elle l'homme parvient au repos,

c'est à elle que mène le long voyage de l'âme après la mort,  en elle devient lumière tout ce que l'homme tire du grand monde.

Qu'à elle seule l'homme adresse ses prières;

La prière augmente la lumière de l'étoile,

elle jette un pont par dessus la mort,

elle prépare la vie au petit monde, elle diminue l'aspiration sans espoir du grand monde.

Lorsque le grand monde se refroidit, l'étoile luit.

Il n'y a rien entre l'Homme et son seul Dieu, à condition que l'homme parvienne à détourner ses regards du spectacle flamboyant de l'Abraxas.

Homme ici, dieu là-bas.

Ici faiblesse et néant, là-bas éternelle puissance créatrice.

Ici rien qu'obscurité et fraîcheur humide,

là bas rien que soleil.

...

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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 18:50

Paroles murmurées à l'oreille de mon coeur par mon ami intérieur le Vieil Alchimiste

 

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Ne te tourmentes pas sans cesse au sujet de tes défauts. C'est à partir de la matière vile fournie par la nature, de la boue, du fumier, de l'ordure que, par de multiples cuissons et distillations on peut obtenir l'Or Philosophique. Il en est de même au sujet de tes défauts. C'est parce que ils existent en tant que matériaux de ton Oeuvre Vie que tu peux, par un patient travail sur toi-même, les transmuter en leurs qualités opposées.
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Ariaga 
Par Ariaga - Publié dans : Alchimie - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 11:17

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Proposé par Ariaga : Extrait d'une lettre de Septembre 1957, Vol IV de la Correspondance. Jung avait 82 ans et répondait à une question sur le problème du bruit.

...  tel est le symptôme de dégénérescence de la civilisation urbaine, à quoi il nous faut ajouter aujourd'hui encore le bruit de nos auxiliaires techniques, qui use les nerfs. L'inquiétante pollution de l'eau, la radioactivité qui s'accroît lentement et la sombre menace de la surpopulation avec les tendances au génocide qu'elle entraîne, tout cela a déjà conduit à une angoisse généralisée bien que non encore généralement devenue consciente ; on aime le bruit, parce qu'il empêche cette angoisse de se faire entendre. Le bruit est bienvenu, car il couvre la voix intérieure de l'instinct qui nous avertit. Qui a peur recherche une société bruyante et un vacarme à faire fuir les démons. (Les moyens primitifs correspondants sont les vociférations, la musique, les tambours, la pétarade des feux d'artifice, le son des cloches, etc.) Le bruit donne un sentiment de sécurité, comme la foule ; c'est pourquoi on l'aime et l'on a peur d'entreprendre quelque chose contre lui car on sent d'instinct la magie apotropéique qui en émane. Le bruit nous protège contre les désagréments de la réflexion, il dissipe les rêves angoissants, il nous assure que nous sommes tous ensemble, n'est-ce pas, et que nous faisons un tel raffut que personne n'osera jamais nous attaquer ...

Par Ariaga - Publié dans : Citations de C.G.Jung - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 14:14

 

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Extrait d'une lettre, vol V de la Correspondance, 16 Novembre 1959. C.G Jung était à la fin de sa vie et répondait à une des nombreuses lettres qui lui avaient été adressées à la suite d'une interview télévisée de la BBC de Londres au cours de laquelle il lui avait été demandé s'il croyait en Dieu. Jung avait hésité un instant, puis répondu : "I don't need to believe, I Know "(Je n'ai pas besoin de croire, je sais). Cette réponse avait suscité beaucoup de commentaires.

"L'image de Dieu est l'expression d'une expérience sous-jacente de quelque chose que je ne peux pas atteindre avec des moyens intellectuels, c'est à dire par la connaissance scientifique, à moins de me livrer à une transgression irresponsable.

Lorsque je dis que je n'ai pas besoin de croire en Dieu parce que je " sais ", je veux dire par là que je sais ce qu'il en est de l'existence des images de Dieu en général et en particulier. Je sais qu'il y va d'une expérience universelle et, dans la mesure où je ne suis pas moi-même une exception, je sais que j'ai moi aussi une telle expérience que je peux appeler Dieu. C'est l'expérience de ma propre volonté contre une volonté autre et très souvent plus forte, qui souvent se trouve sur mon chemin avec des conséquences apparemment désastreuses, qui fait naître d'étranges idées dans ma tête, et le cas échéant engage mon destin dans une direction hautement indésirable ou lui donne un tour favorable inespéré, indépendamment de mon savoir et de mon intention. Cette étrange force qui se manifeste pour ou contre mes mouvements conscients m'est bien connue. C'est pourquoi je dis : " Je Le connais." Mais pourquoi devriez-vous appeler ce quelque chose " Dieu "? Je répondrais : " Pourquoi pas ? " On l'a toujours appelé " Dieu ". Un nom excellent et qui convient vraiment bien à la vérité. "  ....

Par Ariaga - Publié dans : Citations de C.G.Jung - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 13:25


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   Quand la mer se retire, le vieux géomancien quelque peu alchimiste, s'en va interroger, son bâton à la main, les esprits de la terre.

   Il respire les sels des flux et des reflux de toutes les marées et le temps disparaît, emportant avec lui les limites étroites de la conscience.

   L'Esprit envahit tout et, du bas vers le haut, puis du haut vers le bas, les vibrations cosmiques activent l'invisible lien d'union entre le ciel et la terre.

   Saisissant son bâton, réflexion abolie, porté par l'impulsion guide de sa main, il creuse dans le sable quatre lignes de traits bases de l'Art Sacré du signe géomantique.

   Heureux comme un enfant, il compte pair impair, masculin féminin, regardant la réponse qui sera effacée par la marée montante.  ... 

       Ariaga

Avec une pensée pour le livre de Jean-Paul Ronecker : Théorie et pratique de la Géomancie (ed Dangles)

 

Par Ariaga - Publié dans : Nature - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 17:07

 

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C.G.JUNG, (1875-1961), jusqu'au dernier mois de sa vie, même si son corps était diminué, a "persévéré dans son être" psychique et spirituel avec une grande force. Il a revu les chapitres qu'il avait rédigé pour L'homme et ses symboles et  écrit des lettres. Il semble cependant, si on en croit ceux qui étaient présents, qu'il attendait avec une grande sérénité et une pointe d'impatience les "noces bienheureuses" qu'il avait entrevues pendant la période où il fut entre la vie et la mort en 1944. M.L. von FRANZ  raconte, dans son ouvrage sur Jung, que, dans une sorte de rêve éveillé, il dit à Miguel SERRANO qui lui rendait visite :

"Il y avait une fois une fleur, une pierre, un cristal, une reine, un roi, un château, un amant et sa bien-aimée, quelque part, il y a longtemps, longtemps, dans une île au milieu de la mer, il y a cinq mille ans...Tel est l'amour, la fleur mystique de l'âme. C'est le centre, le Soi. Personne ne comprend ce que je veux dire. Seul un poète pourrait le pressentir..."

Il resta actif dans sa bibliothèque jusqu'au 30 Mai 1961, puis il dut s'aliter mais il resta conscient jusqu'à la fin. Quelques nuits avant sa mort il reçut le dernier songe dont il eut la force de faire part à autrui. Ruth Bailey qui était à ses côtés le rapporta ainsi :

" 1) Il voyait un énorme bloc de pierre rond placé sur un socle élevé et au pied de la pierre étaient gravés ces mots : "Et ceci sera pour toi un signe de totalité et d'unité."

2) Beaucoup de récipients, de vases en terre cuite, sur le côté droit d'une place carrée. 

3) Un carré d'arbres, des racines toutes fibreuses sortant de terre et l'entourant. Il y avait des fils d'or scintillant parmi les racines." 

 Il est difficile de faire des commentaires sur un tel rêve et seul Jung lui-même aurait  pu en donner une interprétation valable. Je donnerai quand même quelques pistes inspirées par Barbara Hannah et Marie-Louise Von Franz, des femmes très proches de Jung (Jung ne travaillait pratiquement qu'avec des femmes).

On peut dire que le cheminement de tout une vie vers l'unité et la totalité reçoivent leur récompense par la vision de la pierre. Les vases évoquent, si on pense à l'Egypte ancienne, le corps démembré d'Osiris dont certaines partie étaient conservées dans des vases en attendant que le corps entier soit reconstitué. Ils rappellent aussi, chez les Grecs, les jarres dans lesquelles ils conservaient les grains de blé en attendant de les mettre en terre là où ils donneraient un nouveau blé. Les racines font penser à la comparaison que faisait Jung entre la vie et le rhizome d'une plante.  Je ne peux m'empêcher de vous donner à nouveau cette citation extraite de Ma Vie :

" La vie m'a toujours semblé être comme une plante qui puise sa vitalité dans son rhizome ; ce qui devient visible au dessus du sol ne se maintient qu'un seul été, puis se fane... Apparition éphémère. Quand on pense au devenir et au disparaître infinis de la vie et des civilisations, on retire une impression de vanité des vanités ; mais personnellement je n'ai jamais perdu le sentiment de la pérennité de la vie sous l'éternel changement. Ce que nous voyons, c'est la floraison  - et elle disparaît - mais le rhizome persiste."

 Jung s'apprêtait à vivre sa vie invisible. Restent les fils d'or scintillant entre les racines. Pour moi c'est une évocation du sentiment ressenti par Jung d'appartenance à la longue chaîne d'or des alchimistes. Ils peuvent aussi faire penser à cette phrase citée par Marie Louise von Franz, citant un ouvrage sur le Tao :

"Par la volonté suprême le Tao est atteint...mais en maintenant en paix l'essence, ta longévité fleurira, avec l'essence de la pierre et l'éclat d'or...

Jung mourut dans l'après midi du mardi 6 Juin. Quand ce sera le moment de transiter vers ailleurs, ce moment où meurt la fleur de la vie, je souhaite à tous ceux qui ont tenté de faire de leur vie une oeuvre d'alchimie spirituelle de recevoir un tel cadeau.

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : C.G. Jung - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 17:16

Château de Kerjean.jpg

 

A la fenêtre du vide

Revêtue de mille rides

Elle sourit à l'absence

D'une indicible présence.

Ariaga


Par Ariaga - Publié dans : Poésie - Communauté : Gros plan sur la poésie
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 17:26

Les épidémies psychiques

Les chaînes de l'homme en noir.jpg

Dans le tome III de la Correspondance de C.G.Jung (p.186), ouvert comme d'habitude au hasard, les lignes suivantes m'ont serré la gorge et j'ai entendu dans ma troisième oreille, celle qui est reliée au coeur, un fort bruit de chaînes.

" Les grands dangers qui menacent la vie de millions d'hommes ne sont pas de nature physique, ils ne sont autres que la folie et les méthodes diaboliques qui provoquent des épidémies psychiques chez des masses sans défense sur ce plan là. La pire des maladies ou la plus grande des catastrophes naturelles (tremblement de terre, raz de marée, épidémies) sont sans commune mesure avec le danger que l'homme peut être aujourd'hui pour l'homme. "

Jung avait 77 ans quand il écrivait ces lignes en 1952. Elles me semblent toujours d'actualité car je pense que nous sommes infectés, manipulés, par des virus s'attaquant insidieusement à notre liberté de penser, même si cette liberté originelle demeure. Il faut être très fort pour résister et, une fois de plus, ce sont les maltraités de la société qui subissent cette pollution mentale.

Des exemples de manipulations ? en voici quelques uns :

L'exploitation des peurs et des haines irrationnelles.

L'utilisation de la pauvreté et la création de besoins inutiles qui augmentent cette pauvreté.

Les sondages truqués, les rumeurs dans les médias, en particulier internet, les publicités mensongères.

... et bien d'autres qui, j'en suis certaine, vous viendront à l'esprit.

Il avait raison ce cher Carl Gustav.

Ariaga

 

Par Ariaga - Publié dans : C.G. Jung - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 18:58

 

L'herbe Ariaga cherche la lumière.jpg

La fragile herbe Ariaga, celle là même qui se croyait si forte,

tombée comme un vieux chiffon

dans les boueuses profondeurs aquatiques du chagrin,

délitée par le sel des larmes,

remonte doucement vers la lumière.

 

Où est la surface, elle l'ignore,

elle flotte dans le ventre maternel des eaux,

elle grandit, elle s'enfante,

poussée par le courant vers le monde extérieur

et revient, tel un esprit malicieux,

le vieux démon de la curiosité...

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Poésie - Communauté : Gros plan sur la poésie
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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 16:43

 

 

 

 

 

Chat et papillon.jpg

Illustration ÉPHÊME

 

Lecteur, si tu arrives ici par hasard, et si tu ne veux pas t'égarer, lis, s'il te plaît, la note précédente.

Rêve 3

  La rêveuse est chez un médecin. Il va lui chercher un extrait de vinaigre. Elle se rhabille trop vite et le pan de sa ceinture s'envole vers le plafond. Pour le faire retomber, elle prend un torchon et tape dessus. Quand il arrive vers le sol elle s'aperçoit que c'est, en fait, un énorme papillon, gras comme un animal. Alors qu'il est à terre, elle donne encore des coups de torchon. Elle voit qu'il vit toujours mais qu'elle lui a abimé les ailes. Elle est alors prise d'une honte terrible car la porte s'ouvre et elle voit passer un chat. Elle se dit alors : " Mon Dieu ! il ne peut plus voler, il va être dévoré vivant par terre ! " Elle se réveille très émue.

Comme d'habitude, je donne des pistes d'interprétation mais si vous voulez vous "projeter" directement dans le rêve, il est à vous.

La représentation de l'inconscient

- Le médecin serait ici pour soigner la vie, la dificulté de l'incarnation, qui se révélera comme un thème essentiel de la série. Il peut aussi être considaéré comme une figure du Soi. Du vinaigre, justement pour soigner l'aigreur ressentie à l'égard de cette chair méprisée. Elle se rhabille trop vite parce que elle ne veut pas rester nue, son corps exposé.

-Le pan de la ceinture qui s'envole est tellement riche de sens que je ne peux que les survoler. La ceinture raconte des histoire contradictoires elle est lien, union dépendance, elle se noue et se dénoue, elle peut être objet de fierté, elle peut faire mal. Ici, il semble qu'elle symbolise un besoin de s'échapper vers le haut. Cela semble confirmé par le fait que Pan est un dieu de la nature dans sa forme la plus sexuelle, un dieu d'une fécondité charnelle à laquelle la rêveuse voudrait échapper.

- Arrivée du papillon gras, cet être beau et léger, libre dans l'air, auquel la Rêveuse voudrait ressembler est ici transformé en une animalité graisseuse, la graisse de l'incarnation. Elle l'attaque avec quoi ? un torchon, symbole de la vie domestique. Et il vit toujours  ... alors qu'elle a tout fait pour l'abattre, allant jusqu'à lui abîmer les ailes. Il y a là un élan très fort de lutte contre la pulsion vitale et la nature sensuelle et surtout, avec le torchon comme arme, une vision sordide sur la vie de la femme .

 -On assiste ensuite à un retournement, fréquent dans les rêves , qui présentent alors deux points de vue opposés. Ici nous passons de la cruauté à une honte terrible et à la pitié. Sacrifier la dimension sensuelle n'est probablement pas le désir profond de la Rêveuse puisque elle a peur que le papillon gras soit mangé. Mais , nous le verrons pendant le déroulement de la série, la femme Pan à la nature sauvage et libre, risque d'être détruite par la domestication, représentée ici par le chat qui est à la fois un animal très libre mais aussi un animal domestique type.

La symbolique alchimique

Comme dans les précédents rêves, les allusions alchimiques sont présentes. Je retiens trois thèmes, celui du médecin , celui du vinaigre, et celui de l'animalité, relié à celui de la nature.  

Le médecin est celui qui administre la "médecine" et celle-ci, en philosophie hermétique, se situe à trois niveaux correspondant aux opérations du Grand Oeuvre : le premier est celui de l'Oeuvre de la Nature, le second  de l'Art, et le troisième de l'Art ET de la Nature, ce dernier étant aussi nommé "la médecine de  l'ordre supérieur ". Si on en croit Paracelse, le médecin connaît les merveilles de la Nature, ce qui en fait le préféré de Dieu. Le fait que la Rêveuse, si tôt dans la série, consulte un "homme de l'Art" montre qu'elle a besoin d'aide et de soins, tout au moins au début. Le reméde spécifique qui lui est destiné sera rude et conforme à la phrase de Gratien traduite par C.G.Jung : "En alchimie il est un certain corps noble au commencement duquel sont la misère avec le vinaigre, mais à la fin  , la joie et l'allégresse. "

Le vinaigre dont le médecin va chercher un extrait pour la Rêveuse, suggére une opération de laboratoire, d'autant plus que les sens symboliques alchimiques donnés au vinaigre vont du "dissolvant universel" au "vinaigre très aigre" distillé plusieurs fois et correspondant au Mercure des philosophes de la Nature. on l'appelle aussi "lait de vierge" et ce dernier sens très surprenant reviendra dans un rêve ultérieur.  

Les animaux, et le thème de l'animalité en général, sont très présents dans la série. Il y avait déjà un chat dans un rêve précédent non présenté ici car je suis obligée de faire des choix et je ne proposerai que cinquante rêves environ. Ce thème de l'animalité est relié à la Nature et au premier stade du processus alchimique. Animal est d'ailleurs un des noms que les philosophes alchimistes ont donné à la matière après le stade de la putréfaction, de la nigredo. Marie- Louise von Franz écrit dans son commentaire de l'Aurora Consurgens : "Dans la nuit de la nigredo on voit errer les animaux de la forêt. Il y a ici un écho du riche bestiaire alchimique qui caractérise en particuliers les stades initiaux : le serpent ouroboros, symbole de l'arcane, le lion, les reptiles, l'aigle le chien le loup etc."

La constance d'une présence animale, et ceci jusqu'à la fin de la série, si tant est qu'une série de rêves puisse avoir une fin, me fait penser que notre inconscient est profondément enraciné dans le biologique. Évidemment en disant cela je n'invente rien !

La suite une autre fois si les Korrigans ne s'en mêlent pas ... et faites de beaux rêves.

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Rêve - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Qui est Ariaga ?

 

 
C. G.JUNG, dans l'ouvrage ma Vie, que je recommande à tous ceux qui ne le connaissent pas, entreprend de raconter le "mythe" de sa vie.

Inspirée par cette démarche, Ariaga raconte, elle aussi, le mythe de sa vie. Ariaga n'a pas d'âge et ne se situe pas dans le temps.

 

L'émotion d'un moment d'amour, Ariaga est jeune, et pourtant sa jeunesse est passée.

 

Evocation d'une transition vers la mort, Ariaga est vieille, et pourtant elle est encore pleine de vie.

 

Ariaga n'est pas philosophe, ni écrivain, ni poète car elle n'oserait pas s'affubler de ces étiquettes tellement chargées de sens et de symboles. Sa spiritualité est une perpétuelle recherche.

 

Ariaga à connu les calcinations, les putréfactions, les dissolutions, les morts et les résurrections de l'Oeuvre alchimique. Et aussi de superbes conjonctions...


 

 

Ariaga est dans cette bouteille en verre qui symbolise la cornue, cornue qui est dans la Nature dont Ariaga fait partie. Elle y subit d'incessantes transformations pendant sa recherche de l'Or spirituel. Ce n'est sûrement pas cette fois-ci qu'elle  y parviendra mais elle recommencera, encore et encore.

 

Ariaga vit son rêve intérieur sur ce blog. Ne cherchez pas à la connaître en tant que personne, ce serait comme si vous marchiez sur une fragile dune de sable : elle s'effondre.

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