Bonjour Ariaga!
J'arrive chez vous par l'intermédiaire de Mutty.
Connaissez-vous l'anecdote racontée par Colette à propos de sa mère, Sido? Cette dernière avait l'habitude de laisser tiédir sur sa table de chevet une tasse de cacao. Pendant la nuit, l'araignée familière descendait du plafond le long de son fil de soie, s'abreuvait longuement et remontait , paisible , digérer dans sa retraite! Connaissant les rapports privilégiés de Sido avec la nature, je pense que cette histoire est véridique...
Bien à vous
Commentaire n°2
posté par
Suzette
le 23/09/2008 à 11h01
Moi aussi je pense que cette histoire, que j'avais lue je ne sais où et quand, est véridique. Et puis, même si elle ne l'était pas elle est belle.Merci de la visite.
Commentaire n°3
posté par
ariaga
le 23/09/2008 à 13h24
Merci pour cette histoire de cacao...
J'aime l'araignée...
J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;
Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;
Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux;
Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit...
Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !
Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,
Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !
Victor HUGO
Commentaire n°4
posté par
richardunord
le 18/05/2010 à 19h18
:
Ce site propose une sélection de textes provenant du blog principal d'Ariaga : le laboratoire du rêve et de l'alchimie spirituelle (http://ariaga.hautetfort.com)
J'aime l'araignée...
J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;
Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;
Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux;
Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit...
Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !
Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,
Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !
Victor HUGO