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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 17:41

La pluie arrive d'ailleurs, coule ses larmes de terre et d'eau

Cogne au carreau

Craque le coeur 

 

Un pauvre amour est mort, pâle et décoloré 

D'avoir été trempé

Par la pluie qui tombait 

 

Il aurait pu la consoler, il aurait pu la réchauffer

Il aurait suffi de l'aimer

De l'enfouir profond

Dans un lit douillet 

Et de lui cacher 

La pluie qui tombait

Le gros chat mouillé aux poils hérissés 

Se serait calmé aurait ronronné

 

Mais lui il songeait, mais lui il pensait

Et il l'oubliait

Regardant sans fin

La pluie qui tombait 

 

Un vieil amour est mort

Silencieusement

D'avoir été dissous

Par la pluie qui tombait

              Ariaga

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Published by Ariaga - dans Poésie
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commentaires

ariaga 09/09/2008 17:46

Chère Mutti, il s'agit de vieux, très vieux souvenirs, dans une autre vie.

Mutti 09/09/2008 10:59

... que la pluie qui tombe...

Scusi pour la "fôt"....
Je t'embrasse.

Mutti 09/09/2008 10:55

Je suis profondément touchée par ce poème, Ariaga ; il est difficle d'y percevoir le sentiment "personnel" qui a conduit tes mots mais au plan symbolique, il crée une profonde résonnance avec, lorsque je pose la profondeur de mon regard sur ma mère et que je perçois ce déclin de l'amour entre elle et son époux, que je vois ces deux êtres qui ne songent plus, qu'à observer, sans fin, les aspects sombres de la fin de vie, la tristesse des intempéries de l'âge, et qui ne communiquent plus que par onomatopées nerveuses et agacées colorées par d'inutiles regrets... l'amour de l'un pour l'autre, et jusqu'à l'amour pour ceux qui voudraient les accompagner, s'est totalement dissous sous l'onde corrosive de leur immersion dans les regrets... ils ne regardent plus, chacun loin de l'autre, que la pluie qui tombent...

Magnifique poème, Ariaga, aux arômes délicats de compassion.

Merci.