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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 15:32

 

Au bout du promontoire

Quand j'ai posé ma main sur la pierre humide

De la vieille croix granitique rongée de larmes

Elle a bruissé les soupirs des femmes

En attente devant la mer nue.  

 

Les goélands au ventre blanc ont crié l'histoire

De celles en noir

Scrutant la profondeur sombre des eaux

Les soirs de lune ces femmes pieuses

Armées de leur chapelet 

Croyaient apercevoir dans les gerbes d'écume

Echappés pour un soir du purgatoire de noyés 

Les spectres de leur aimés

Levant leurs bras transparents pour crier leur détresse

 

Veuves avant d'être mères

Mères aux corps oubliés

Seules dans l'odeur rancie des lits clos elles avaient prié si fort que parfois

Pour un instant béni

Revenait la chaleur de leur amour perdu

Et je crois oui je crois

Comme ces femmes en noir

Que ces âmes transies arrachées à l'errance

Montaient au Paradis

 

Ariaga

 

 

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Published by Ariaga - dans Poésie
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commentaires

danae 04/09/2009 16:21

Ce poème est magnifique. C'est aujourd'hui que je l'ai mis en évidence sur mon blog. Merci Ariaga et bisous

Ariaga 05/09/2009 11:10


Merci de cette mise en évidence et de donner un peu de vie à mon blog "secrêt" . Bises.


ariaga 24/08/2009 17:51

Merci Tilk.

tilk 23/08/2009 11:56

un beau texte...
besos
tilk

danae 22/08/2009 09:57

Je te remercie chaleureusement. Cela me fait très plaisir. Ton poème est très joli et il va bien avec la bretagne dont j'aime parler !
des bisous et encore merci
danae

ariaga 22/08/2009 08:46

Tout à fait d'accord, en particulier pour ton blog que j'aime beaucoup.