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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 17:26

Les épidémies psychiques

Les chaînes de l'homme en noir.jpg

Dans le tome III de la Correspondance de C.G.Jung (p.186), ouvert comme d'habitude au hasard, les lignes suivantes m'ont serré la gorge et j'ai entendu dans ma troisième oreille, celle qui est reliée au coeur, un fort bruit de chaînes.

" Les grands dangers qui menacent la vie de millions d'hommes ne sont pas de nature physique, ils ne sont autres que la folie et les méthodes diaboliques qui provoquent des épidémies psychiques chez des masses sans défense sur ce plan là. La pire des maladies ou la plus grande des catastrophes naturelles (tremblement de terre, raz de marée, épidémies) sont sans commune mesure avec le danger que l'homme peut être aujourd'hui pour l'homme. "

Jung avait 77 ans quand il écrivait ces lignes en 1952. Elles me semblent toujours d'actualité car je pense que nous sommes infectés, manipulés, par des virus s'attaquant insidieusement à notre liberté de penser, même si cette liberté originelle demeure. Il faut être très fort pour résister et, une fois de plus, ce sont les maltraités de la société qui subissent cette pollution mentale.

Des exemples de manipulations ? en voici quelques uns :

L'exploitation des peurs et des haines irrationnelles.

L'utilisation de la pauvreté et la création de besoins inutiles qui augmentent cette pauvreté.

Les sondages truqués, les rumeurs dans les médias, en particulier internet, les publicités mensongères.

... et bien d'autres qui, j'en suis certaine, vous viendront à l'esprit.

Il avait raison ce cher Carl Gustav.

Ariaga

 

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Published by Ariaga - dans C.G. Jung
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commentaires

Anne 17/04/2011 20:40


Comme je te rejoins là, Ariaga..Cette sensation de ne pouvoir se dire comme l'on se sent, librement...ce désespoir de voir se froncer des sourcils, ou se dessiner un rictus, "expressions "reflexes"
d'un jugement qui semble tomber là, à nos mots dits pourtant comme ils viennent..réaction sans appel, que je lis sur le visage de celui, de celle à qui je dis le contraire de ce qui serai admis,
conforme..A quoi ? Ah, il, elle, ne le dit pas, le plus souvent, mais je sens bien que le décalage est un fossé, et qu'il me faudra prendre de l'élan, pour revenir dire, à un autre moment, ce que
je ressens, peut être même autrement, si je veux être entendue.. autre choix que j'aurais de comprendre que ces replis sur ces visages que je perçois, en face de moi, ne veulent pas m'entendre,
comme je suis, alors je passerai mon chemin..pour ailleurs trouver à dire, la même chose, qui n'est le reflet pourtant que de ce qui m'habite, la vie, comme je la vois...
je suis chagrin parfois, quand je sens, oui, que cette pollution gagne du terrain, en les plus fragiles sols, alors je sème des graines, comme je le peux, sans prétention que de les voir un jour
pousser, car elles seront arrosées, au moins par la pluie..Merci de ce blog en partage, j'aime beaucoup !
Anne