Partager l'article ! Chant de matines de l'alchimiste: Ariaga vous propose une poésie d'Étienne PERROT, extraite de son ouvrage CORAN TEINT, le livre rouge, p. 327, ...
Ariaga vous propose une poésie d'Étienne PERROT, extraite de son ouvrage CORAN TEINT, le livre rouge, p. 327, ed. la Fontaine de Pierre.
Oh ! mon esprit ne veut plus être,
Nature que ton pur témoin.
Je ferai taire tout désir
pour t'écouter dans le silence.
Ayant ainsi creusé le gouffre
j'atteindrai le fleuve du fond.
À son heure il se changera en un geyser irrésistible.
Sa substance, qui est la tienne,
remplira toute ma vision,
me courbant en miroir du monde,
sphère où les étoiles se jouent.
Le silence qui m'effrayait
s'est fait choeur des dix mille voix.
De la gorge où j'ai disparu
surgit le nouvel univers.
On me l'avait dit : je le vois !
La mort est mère de la vie,
pauvreté engendre richesse
ignorance est le grand savoir.
Étienne PERROT
Jean
le temps,
celui qui nous est conté,
celui qui nous on apprend a compter.
mais ou est passé ce temps,
celui qui n'est plus,
celui qui jamais ne sera.
Le temps n'est jamais perdu, puisqu'il n'existe pas.
Je suppose que la petite porte ne s’ouvre en grinçant qu’une fois tous les douze ans, très fugitivement, à minuit sonnante ; que le héros ou l’héroïne ne doit surtout pas manquer l’occasion si rare d’accéder par elle à l’espace du non-savoir savoureux...