Extraits du Laboratoire d'Ariaga
Il dit de confuses paroles d'il y a des millions d'années
Et tremble sur ses cils
Amère et apaisante
Une larme d'enfant
Beaucoup trop grand
Sa salive le mouille
Désaltérant la pierre
Il console les bêtes
Et rit d'amour ravi
Quand la fleur lui sourit
Dans une maison sans clef ni porte plus vaste que les mondes
Il lit des livres jamais écrits
Quand il a faim
Il mange les couleurs
Quand il a soif
Il boit la lumière
Il ne possède rien et ne sais où il va
Il est là et regarde
Fixement Les vrais visages nus sous les maquillages
Il aspire la vie et téte l'univers
Imbécile divin qui ne sait pas la mort
Invention des humains
Vous avez peur de lui comme on a peur du vide
Mais surtout pas de cage vous le feriez mourir emportant avec lui
Son grand secret.
Ariaga
Mer 15 oct 2008
6 commentaires
Magnifique.
Soirée bonne.
Sév - le 15/10/2008 à 16h17
Et en ce monde extra-ordinaire que l'usuelle idée de l'intelligence fuit et craint, sans armes parce que sans possession ni savoir, tous les innocents se donnent la main...
Mutti - le 23/10/2008 à 11h10
Et son secret c'est qu'il n'a pas de secret, rien a cacher, rien a montrer, rien a part être tout simplement
Peau d'âme - le 12/04/2010 à 17h07
Merci pour ce commentaire sensible et juste.
ariaga - le 15/04/2010 à 15h05
Belle écrit merci pour ce partage bonne journée evy
Evy - le 09/01/2012 à 16h12
Merci Evy pour le passage.
ariaga - le 14/01/2012 à 16h13