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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 17:56

 

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 Photo Ariaga

J'ai reçu quelques volées de pierres sur les chemins de la vie mais je les ai ramassées et m'en suis fait des colliers plus beaux qu'une rivière de diamants.

Ariaga (Ariane Callot)

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 17:37

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Celui que j'aimais, que j'aime et que j'aimerai dans un temps qui n'existe pas était un oiseau aux ailes trouées.

Franchissant une porte que l'on ne peut passer à deux, une porte vers ce lieu oublié d'où nous venons et où nous allons, il est parti le premier à la recherche d'une paire d'ailes neuves.

Au moment de franchir le seuil étroit, il s'est un instant retourné  et son regard me disait ne t'en fais pas je t'attendrai.

 

Ariaga (Ariane Callot)

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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 14:53
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Une citation poétique et amusante de J.L. Borgès  sur l'alchimiste.

 

   Et l'alchimiste pense aux semblances secrètes

   Qui font sympathiser la nuit et les métaux.

   Mais au moment qu'il croit avoir de haute lutte

   Triomphé de la mort, certain magicien

   Bien plus philosophal encore le transmute

   En absence, en personne, en poudre, en ombre, en rien.

 

" L'alchimiste ", L'or des tigres, Paris, Gallimard, 1976,p. 49-50.

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 16:03
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   J'éprouve, comme C.G. JUNG,  une certaine méfiance envers les philosophes et leurs théories mais aussi un vif intérêt pour les physiciens qui réfléchissent à des problèmes que l'on pourrait qualifier de métaphysiques, pour ne pas employer le mot mystique parfois un peu galvaudé.

F. David PEAT, un physicien anglais, spécialiste de la mécanique quantique, admirateur des théories de Jung sur la synchronicité, et collaborateur de David BOHM, a écrit un livre que j'ai lu et relu il y a quelques années et dont je voudrais vous citer quelques passages. L'ouvrage s'intitule : Synchronicité. Le pont entre l'esprit et la matière.

    David Peat se fait l'écho de la recherche par certains physiciens d'un principe unifiant.  Il nous fait voyager avec W. Pauli, I. Prigogine, D. Bohm, J. Wheeler, R. Sheldrake et naturellement C. G. Jung. Je ne peux, pour vous donner une idée de cet ouvrage passionnant et d'une lecture relativement facile que vous proposer quelques extraits. Les caractères gras sont un ajout de ma part et je crains que, hors de leur contexte, les mots perdent de leur sens mais tant pis, j'ai trop envie de partager cela avec vous.

     "L'image suggérée par les mathématiques non linéaires est une image où l'univers apparaît comme une totalité une et indivise, et où ses structures existent en fonction d'un arrière plan plus large. Manifestement, cette image n'est pas loin de celle qui s'applique à la synchronicité. Par ailleurs, cette approche peut éventuellement intégrer l'esprit, puisque la conscience elle aussi peut être considérée comme provenant d'un plan plus profond, commun à la fois à l'esprit et à la matière. En ce sens, donc, on peut voir les modèles déployés de l'esprit et de la matière, qui sont observés lors d'un événement de synchronicité, comme émergeant d'un principe unique." 

Comme il a été question de synchronicité (dont je vous ai déjà parlé) je vous propose ce qu'en écrit D. Peat :

   "C.G. Jung a défini la synchronicité comme " la coïncidence dans le temps de deux ou plusieurs événements sans relation causale et ayant le même contenu significatif". Ce qu'il insinue est clair : certains événements dans l'univers se rassemblent dans des structures de signification, sans avoir recours au phénomène normal de cause-à-effet de la causalité. ces phénomènes synchronistiques doivent donc transcender les lois normales de la science, car ils sont l'expression de mouvements bien plus profonds, qui prennent naissance dans les fondements de l'univers et incluent d'une façon inséparable, à la fois la matière et la signification. " 

J'ajoute à cette définition un passage qui me plaît car j'aime ceux qui pensent que les idées peuvent être plurielles, éventuellement contradictoires,  et remises en question pour donner vie à d'autre idées :

   "Toutes ces idées sont plus ou moins spéculatives et pourraient  être développées dans de nombreuses directions. En résumé, on peut les voir comme une illustration décrivant comment l'esprit et la matière s'interpénètrent l'un l'autre à tous les niveaux de la nature. Elles montrent qu'il est possible d'imaginer un univers où le physique et le psychologique ne seraient plus séparés, et où la synchronicité serait complémentaire de la causalité ".

Dans la dernière partie du livre D. Peat évoque l'idée d'une source créatrice de la totalité qu'il appelle " l'origine sans nom " et dont on ne pourrait enfermer l'essence en pensée ou en mots :

   "Si cette source est vraiment l'origine créatrice de tout le réel, alors comment est-il possible d'en parler ou bien même d'y penser ? Étant complètement inconditionnée et éternellement créatrice, elle devrait en effet se trouver en dehors de notre champ d'expérience. Pourtant les anciens affirmaient que " l'homme est la mesure de toute chose ". Et l'on interprétait cela, dans les traditions mystiques, en disant que " l'homme " est le microcosme dans lequel se reflète tout l'univers. De façon analogue, l'idée d'un ordre impliqué-involué suppose que le tout de la réalité est plié en chaque individu. Ainsi, le microcosme pourrait se présenter comme une succession de correspondances de tout l'univers, qui inclurait et irait encore plus loin que la conscience et la matière. Involué en chacun de nous se trouverait un principe implicite, qui serait entretenu par le flot éternel qui monte de la source sans nom de la créativité. "

  Je vais rêver à cette source sans nom, j'espère que vous aussi.


Ariaga (Ariane Callot)

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 15:00
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Voici venir le temps de l'homme nouveau.

La bouche béante de désirs, et prisonnier d'un corps qui a perdu son âme, asphyxié sous les emballages d'une nouvelle religion, il psalmodie avec les autres adeptes le "Je possède donc je suis ".  

   Avoir plus, avoir encore.

   Vivre en tout plaqué or.

   Respecter les gardes obèses des hordes affamées.

   Sucer le sang de la terre et arracher sa beauté.

   Tu achèteras le monde à crédit.

   Les sentiments sont sans valeur, l'amour est bien meilleur en promotion,

   un clic et voilà l'affaire. 

   Voici venu le temps de la possession.

 

        Et moi je me demande

        si un puissant démon

        ne s'est pas emparé

        du monde.  

        Ariaga (Ariane Callot)

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 15:45

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Photo Ariaga

Jung a entretenu une abondante et passionnante correspondance avec le grand physicien, prix Nobel, W. Pauli. Dans une lettre du 24 octobre 1953 il lui fait part d'un certain sentiment d'isolement dans son domaine de recherche : 

 

"je suis très heureux de voir que nos positions se rapprochent l'une de l'autre car, si vous vous sentez à l'écart de vos contemporains lorsque vous vous confrontez à l'inconscient, sachez que j'éprouve le même sentiment, de façon plus marquée encore car je m'occupe d'un domaine lui même isolé et cherche à jeter un pont au dessus du gouffre qui le sépare du reste. Ce n'est vraiment pas un plaisir d'être sans cesse perçu comme quelqu'un d'ésotérique. "

 

Peut être ces mots de Jung feront-il écho chez certains chercheurs de vérité qui se sentent seuls sur le chemin.

 

Ariaga (Ariane Callot)

 

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 15:24

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Photo Éphême

Au bord extrême de l'écrire il y a comme un grand soupir.

Il faudrait fouiller dans le sac rempli des scories du passé

ou bien happer le grand coup d'air de l'infinité des possibles.

 

La soif est grande dans les déserts

hantés par les fantômes de l’inaccompli.

 

Faudra t-il pour ne pas mourir de la disparition des mots

faire un grand plongeon dans le vide ?

 

Ariaga (Ariane Callot)

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 15:28

 

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Photo Ariaga

Edgar Morin a eu une profonde influence sur ma pensée et je vous propose cette citation extraite de l’introduction du tome I de son magistral ouvrage :  La méthode.

 

" Ce qui apprend à apprendre, c'est cela la méthode. Je ne pars pas avec méthode, je pars avec le refus, en pleine conscience, de la simplification. La simplification c'est la disjonction entre entités séparées et closes, la réduction à un élément simple, l'expulsion de ce qui n'entre pas dans le schème linéaire. Je pars avec la volonté de ne pas céder à ces modes fondamentaux de la pensée simplifiante :

 - idéaliser (croire que la réalité puisse se résorber dans l'idée, que seul soit réel l'intelligible),

 - rationaliser (vouloir enfermer la réalité dans l'ordre et la cohérence d'un système, lui interdire tout débordement hors du système, avoir besoin de justifier l'existence du monde en lui conférant un brevet de rationalité),

 - normaliser (c'est à dire éliminer l'étrange, l'irréductible, le mystère).

  Je pars aussi avec le besoin d'un principe de connaissance qui non seulement respecte, mais reconnaisse le non-idéalisable, le non-nationalisable, le hors- norme, l'énorme. Nous avons besoin d'un principe de connaissance qui non seulement respecte, mais révèle le mystère des choses. (p.21)

J'ai tenté, modestement et avec plus ou moins de réussite, d'appliquer cet enseignement.

Ariaga (Ariane Callot)

 

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 15:11

 

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Photo Ariaga

Ceux qui se référent à la psychogénéalogie, aux constellations familiales et à tout ce qui concerne l'influence de nos ascendants sur notre évolution psychique seront interpellés par ce que Jung écrit (vers 1958) à la p. 271 de Ma vie. Je mettrai en gras quelques passages qui m'ont interpellée. Cela ne veut pas dire que j’adhère absolument mais que je m'interroge ... Ariaga (Ariane Callot)

***

"Tandis que je travaillais à mon arbre généalogique, j'ai compris l'étrange communauté de destin qui me rattache à mes ancêtres. J'ai très fortement le sentiment d'être sous l'influence de choses et de problèmes qui furent laissés incomplets et sans réponses par mes parents, mes grands-parents et mes autres ancêtres. Il semble souvent qu'il y a dans une famille un karma impersonnel qui se transmet des parents aux enfants.

J'ai toujours pensé que, moi aussi, j'avais à répondre à des questions que le destin avait déjà posées à mes ancêtres, mais auxquelles on n'avait encore trouvé aucune réponse, ou bien que je devais terminer ou simplement poursuivre des problèmes que les époques antérieures laissèrent en suspens.

Il est d'ailleurs difficile de savoir si ces problèmes sont plutôt de nature personnelle, ou plutôt de nature générale (collective). Il me semble que c'est plutôt le dernier qui est le cas. Tant qu'il n'est pas reconnu comme tel, un problème collectif prend toujours la forme personnelle et éveille, le cas échéant, l'illusion d'un certain désordre dans le domaine de la psyché personnelle. De fait, il y a du trouble dans la sphère personnelle, mais ce trouble n'est pas nécessairement primaire, il est plutôt secondaire par suite d'un changement défavorable de climat social. La cause du trouble, par conséquent, dans un tel cas, il faut la chercher non point dans l'entourage personnel mais bien plutôt dans la situation collective. La psychothérapie n'a pas encore tenu assez compte de cette circonstance."

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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 15:01

 

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 Photo Ariaga

 

Sortant du taillis des mots, revêtue d'une robe de poésie, une image est venue vers moi sur la pointe des pieds, à la recherche d'un lieu où vivre.

Je lui ai dit, tu es tellement belle, et elle a rougi d’émerveillement d'être ...

Ariaga

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