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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 16:04

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Ariaga propose aujourd'hui une citation extraite d'une lettre de C.G.Jung du 10 Juillet 1946 (tome de de la Correspondance). Il répondait à un correspondant qui lui parlait de sa lassitude de la vie.

 

...  ... " L'idée du suicide est certes aisément concevable mais elle ne me paraît pas recommandable. Nous vivons pour atteindre le plus haut degré possible de développement spirituel et de prise de conscience. tant que la vie est possible, même si ce n'est que dans une infime mesure, on devrait s'y accrocher pour l'épuiser, dans le but de la prise de conscience. interrompre la vie avant l'heure, c'est condamner au silence une expérience inachevée. Nous y sommes plongés depuis toujours et nous devons conduire cette expérience jusqu'à ses limites extrêmes. " ....

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 14:26

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Ariaga vous propose une citation extraite du Sermon aux Morts,VII, de C.G.Jung, traduit par Christine Maillard. Jung s'exprime ici d'une manière poétique, dans une inspiration gnostique.

...

"A une distance infinie une seule étoile brille au zénith.

C'est là le Dieu unique de cet homme unique, c'est là son monde, son Plérôme, sa divinité.

Dans ce monde l'homme est l'Abraxas, qui engendre son propre univers ou l'engloutit.

Cette étoile est le dieu et le but de l'homme.

C'est là le seul dieu qui le conduit,

en elle l'homme parvient au repos,

c'est à elle que mène le long voyage de l'âme après la mort,  en elle devient lumière tout ce que l'homme tire du grand monde.

Qu'à elle seule l'homme adresse ses prières;

La prière augmente la lumière de l'étoile,

elle jette un pont par dessus la mort,

elle prépare la vie au petit monde, elle diminue l'aspiration sans espoir du grand monde.

Lorsque le grand monde se refroidit, l'étoile luit.

Il n'y a rien entre l'Homme et son seul Dieu, à condition que l'homme parvienne à détourner ses regards du spectacle flamboyant de l'Abraxas.

Homme ici, dieu là-bas.

Ici faiblesse et néant, là-bas éternelle puissance créatrice.

Ici rien qu'obscurité et fraîcheur humide,

là bas rien que soleil.

...

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 18:50

Paroles murmurées à l'oreille de mon coeur par mon ami intérieur le Vieil Alchimiste

 

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Ne te tourmentes pas sans cesse au sujet de tes défauts. C'est à partir de la matière vile fournie par la nature, de la boue, du fumier, de l'ordure que, par de multiples cuissons et distillations on peut obtenir l'Or Philosophique. Il en est de même au sujet de tes défauts. C'est parce que ils existent en tant que matériaux de ton Oeuvre Vie que tu peux, par un patient travail sur toi-même, les transmuter en leurs qualités opposées.
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Ariaga 
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Published by Ariaga - dans Alchimie
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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 11:17

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Proposé par Ariaga : Extrait d'une lettre de Septembre 1957, Vol IV de la Correspondance. Jung avait 82 ans et répondait à une question sur le problème du bruit.

...  tel est le symptôme de dégénérescence de la civilisation urbaine, à quoi il nous faut ajouter aujourd'hui encore le bruit de nos auxiliaires techniques, qui use les nerfs. L'inquiétante pollution de l'eau, la radioactivité qui s'accroît lentement et la sombre menace de la surpopulation avec les tendances au génocide qu'elle entraîne, tout cela a déjà conduit à une angoisse généralisée bien que non encore généralement devenue consciente ; on aime le bruit, parce qu'il empêche cette angoisse de se faire entendre. Le bruit est bienvenu, car il couvre la voix intérieure de l'instinct qui nous avertit. Qui a peur recherche une société bruyante et un vacarme à faire fuir les démons. (Les moyens primitifs correspondants sont les vociférations, la musique, les tambours, la pétarade des feux d'artifice, le son des cloches, etc.) Le bruit donne un sentiment de sécurité, comme la foule ; c'est pourquoi on l'aime et l'on a peur d'entreprendre quelque chose contre lui car on sent d'instinct la magie apotropéique qui en émane. Le bruit nous protège contre les désagréments de la réflexion, il dissipe les rêves angoissants, il nous assure que nous sommes tous ensemble, n'est-ce pas, et que nous faisons un tel raffut que personne n'osera jamais nous attaquer ...

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 14:14

 

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Extrait d'une lettre, vol V de la Correspondance, 16 Novembre 1959. C.G Jung était à la fin de sa vie et répondait à une des nombreuses lettres qui lui avaient été adressées à la suite d'une interview télévisée de la BBC de Londres au cours de laquelle il lui avait été demandé s'il croyait en Dieu. Jung avait hésité un instant, puis répondu : "I don't need to believe, I Know "(Je n'ai pas besoin de croire, je sais). Cette réponse avait suscité beaucoup de commentaires.

"L'image de Dieu est l'expression d'une expérience sous-jacente de quelque chose que je ne peux pas atteindre avec des moyens intellectuels, c'est à dire par la connaissance scientifique, à moins de me livrer à une transgression irresponsable.

Lorsque je dis que je n'ai pas besoin de croire en Dieu parce que je " sais ", je veux dire par là que je sais ce qu'il en est de l'existence des images de Dieu en général et en particulier. Je sais qu'il y va d'une expérience universelle et, dans la mesure où je ne suis pas moi-même une exception, je sais que j'ai moi aussi une telle expérience que je peux appeler Dieu. C'est l'expérience de ma propre volonté contre une volonté autre et très souvent plus forte, qui souvent se trouve sur mon chemin avec des conséquences apparemment désastreuses, qui fait naître d'étranges idées dans ma tête, et le cas échéant engage mon destin dans une direction hautement indésirable ou lui donne un tour favorable inespéré, indépendamment de mon savoir et de mon intention. Cette étrange force qui se manifeste pour ou contre mes mouvements conscients m'est bien connue. C'est pourquoi je dis : " Je Le connais." Mais pourquoi devriez-vous appeler ce quelque chose " Dieu "? Je répondrais : " Pourquoi pas ? " On l'a toujours appelé " Dieu ". Un nom excellent et qui convient vraiment bien à la vérité. "  ....

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 13:25


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   Quand la mer se retire, le vieux géomancien quelque peu alchimiste, s'en va interroger, son bâton à la main, les esprits de la terre.

   Il respire les sels des flux et des reflux de toutes les marées et le temps disparaît, emportant avec lui les limites étroites de la conscience.

   L'Esprit envahit tout et, du bas vers le haut, puis du haut vers le bas, les vibrations cosmiques activent l'invisible lien d'union entre le ciel et la terre.

   Saisissant son bâton, réflexion abolie, porté par l'impulsion guide de sa main, il creuse dans le sable quatre lignes de traits bases de l'Art Sacré du signe géomantique.

   Heureux comme un enfant, il compte pair impair, masculin féminin, regardant la réponse qui sera effacée par la marée montante.  ... 

       Ariaga

Avec une pensée pour le livre de Jean-Paul Ronecker : Théorie et pratique de la Géomancie (ed Dangles)

 

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Published by Ariaga - dans Nature
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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 17:07

 

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C.G.JUNG, (1875-1961), jusqu'au dernier mois de sa vie, même si son corps était diminué, a "persévéré dans son être" psychique et spirituel avec une grande force. Il a revu les chapitres qu'il avait rédigé pour L'homme et ses symboles et  écrit des lettres. Il semble cependant, si on en croit ceux qui étaient présents, qu'il attendait avec une grande sérénité et une pointe d'impatience les "noces bienheureuses" qu'il avait entrevues pendant la période où il fut entre la vie et la mort en 1944. M.L. von FRANZ  raconte, dans son ouvrage sur Jung, que, dans une sorte de rêve éveillé, il dit à Miguel SERRANO qui lui rendait visite :

"Il y avait une fois une fleur, une pierre, un cristal, une reine, un roi, un château, un amant et sa bien-aimée, quelque part, il y a longtemps, longtemps, dans une île au milieu de la mer, il y a cinq mille ans...Tel est l'amour, la fleur mystique de l'âme. C'est le centre, le Soi. Personne ne comprend ce que je veux dire. Seul un poète pourrait le pressentir..."

Il resta actif dans sa bibliothèque jusqu'au 30 Mai 1961, puis il dut s'aliter mais il resta conscient jusqu'à la fin. Quelques nuits avant sa mort il reçut le dernier songe dont il eut la force de faire part à autrui. Ruth Bailey qui était à ses côtés le rapporta ainsi :

" 1) Il voyait un énorme bloc de pierre rond placé sur un socle élevé et au pied de la pierre étaient gravés ces mots : "Et ceci sera pour toi un signe de totalité et d'unité."

2) Beaucoup de récipients, de vases en terre cuite, sur le côté droit d'une place carrée. 

3) Un carré d'arbres, des racines toutes fibreuses sortant de terre et l'entourant. Il y avait des fils d'or scintillant parmi les racines." 

 Il est difficile de faire des commentaires sur un tel rêve et seul Jung lui-même aurait  pu en donner une interprétation valable. Je donnerai quand même quelques pistes inspirées par Barbara Hannah et Marie-Louise Von Franz, des femmes très proches de Jung (Jung ne travaillait pratiquement qu'avec des femmes).

On peut dire que le cheminement de tout une vie vers l'unité et la totalité reçoivent leur récompense par la vision de la pierre. Les vases évoquent, si on pense à l'Egypte ancienne, le corps démembré d'Osiris dont certaines partie étaient conservées dans des vases en attendant que le corps entier soit reconstitué. Ils rappellent aussi, chez les Grecs, les jarres dans lesquelles ils conservaient les grains de blé en attendant de les mettre en terre là où ils donneraient un nouveau blé. Les racines font penser à la comparaison que faisait Jung entre la vie et le rhizome d'une plante.  Je ne peux m'empêcher de vous donner à nouveau cette citation extraite de Ma Vie :

" La vie m'a toujours semblé être comme une plante qui puise sa vitalité dans son rhizome ; ce qui devient visible au dessus du sol ne se maintient qu'un seul été, puis se fane... Apparition éphémère. Quand on pense au devenir et au disparaître infinis de la vie et des civilisations, on retire une impression de vanité des vanités ; mais personnellement je n'ai jamais perdu le sentiment de la pérennité de la vie sous l'éternel changement. Ce que nous voyons, c'est la floraison  - et elle disparaît - mais le rhizome persiste."

 Jung s'apprêtait à vivre sa vie invisible. Restent les fils d'or scintillant entre les racines. Pour moi c'est une évocation du sentiment ressenti par Jung d'appartenance à la longue chaîne d'or des alchimistes. Ils peuvent aussi faire penser à cette phrase citée par Marie Louise von Franz, citant un ouvrage sur le Tao :

"Par la volonté suprême le Tao est atteint...mais en maintenant en paix l'essence, ta longévité fleurira, avec l'essence de la pierre et l'éclat d'or...

Jung mourut dans l'après midi du mardi 6 Juin. Quand ce sera le moment de transiter vers ailleurs, ce moment où meurt la fleur de la vie, je souhaite à tous ceux qui ont tenté de faire de leur vie une oeuvre d'alchimie spirituelle de recevoir un tel cadeau.

Ariaga

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 17:16

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A la fenêtre du vide

Revêtue de mille rides

Elle sourit à l'absence

D'une indicible présence.

Ariaga


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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 17:26

Les épidémies psychiques

Les chaînes de l'homme en noir.jpg

Dans le tome III de la Correspondance de C.G.Jung (p.186), ouvert comme d'habitude au hasard, les lignes suivantes m'ont serré la gorge et j'ai entendu dans ma troisième oreille, celle qui est reliée au coeur, un fort bruit de chaînes.

" Les grands dangers qui menacent la vie de millions d'hommes ne sont pas de nature physique, ils ne sont autres que la folie et les méthodes diaboliques qui provoquent des épidémies psychiques chez des masses sans défense sur ce plan là. La pire des maladies ou la plus grande des catastrophes naturelles (tremblement de terre, raz de marée, épidémies) sont sans commune mesure avec le danger que l'homme peut être aujourd'hui pour l'homme. "

Jung avait 77 ans quand il écrivait ces lignes en 1952. Elles me semblent toujours d'actualité car je pense que nous sommes infectés, manipulés, par des virus s'attaquant insidieusement à notre liberté de penser, même si cette liberté originelle demeure. Il faut être très fort pour résister et, une fois de plus, ce sont les maltraités de la société qui subissent cette pollution mentale.

Des exemples de manipulations ? en voici quelques uns :

L'exploitation des peurs et des haines irrationnelles.

L'utilisation de la pauvreté et la création de besoins inutiles qui augmentent cette pauvreté.

Les sondages truqués, les rumeurs dans les médias, en particulier internet, les publicités mensongères.

... et bien d'autres qui, j'en suis certaine, vous viendront à l'esprit.

Il avait raison ce cher Carl Gustav.

Ariaga

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 18:58

 

L'herbe Ariaga cherche la lumière.jpg

La fragile herbe Ariaga, celle là même qui se croyait si forte,

tombée comme un vieux chiffon

dans les boueuses profondeurs aquatiques du chagrin,

délitée par le sel des larmes,

remonte doucement vers la lumière.

 

Où est la surface, elle l'ignore,

elle flotte dans le ventre maternel des eaux,

elle grandit, elle s'enfante,

poussée par le courant vers le monde extérieur

et revient, tel un esprit malicieux,

le vieux démon de la curiosité...

Ariaga

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