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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 17:44


"De 1918 à 1926, je me suis sérieusement plongé dans l'étude des gnostiques. je me suis intéressé à eux, car les gnostiques, eux aussi, avaient rencontré, à leur façon, le monde originel de l'inconscient. Ils s'étaient confrontés avec ses images et ses contenus qui, manifestement, étaient contaminés par le monde des instincts. De quelle façon comprenaient-ils ces images ? Cela est difficile à dire en raison de l'indigence des informations qui nous sont parvenues à ce propos, d'autant plus que ce qui nous en a été transmis provient le plus souvent de leurs adversaires, les Pères de l'Eglise. Que les gnostiques en aient eu une conception psychologique n'est, en aucun cas probable. De plus, ils étaient trop éloignés dans le temps pour pouvoir servir de point de départ à ma façon d'envisager les choses. la tradition entre la gnose et le présent me semblait rompue et, pendant longtemps il ne me fut pas possible de trouver le pont entre la gnose -ou  le néoplatonisme- et le présent. Ce n'est que lorsque je commençai à comprendre l'alchimie qu'il m'apparut qu'elle constitue un lien historique avec la gnose, et qu'ainsi, à travers l'alchimie, se trouve rétablie la continuité entre le passé et le présent. L'alchimie, comme philosophie de la nature en honneur au Moyen Age, jette un pont aussi bien vers le passé, la gnose, que vers l'avenir, la psychologie moderne de l'inconscient."

C. G. JUNG, "Ma vie", ed. Gallimard, p. 234, 235.

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 17:34

Les références à l'alchimie sont fréquentes chez Angelus Silesius. Elles sont de nature symboliques, spirituelles et naturellement poétiques puisque "Le pèlerin chérubinique", d'où j'ai extrait les citations que je vais donner a été écrit en vers, traduits ici par Camille Jordens. (ed. du Cerf et Albin Michel).

Quelques indications : Contemporain de Pascal, médecin, poète, mystique allemand (I624-1677), classé parmi les baroques. Il a écrit "Le pèlerin chérubinique", considéré comme son chef-d'oeuvre, à l'âge de trente-trois ans. 

Angelus Silesius donne des numéros et des titres à chacun de ses courts textes. Enfin, la "teinture" dont il est question a, comme tous les termes alchimiques, de nombreuses significations. Cependant, elle est le plus souvent associée aux couleurs des phases en alchimie, et aussi au dernier degré de la transmutation des corps naturels qui "conduit à la perfection toutes les choses imparfaites". (Pernety). Je vous laisse deviner le sens symbolique qu'elle avait pour Angelus. 

        66. Mon coeur est le foyer de Dieu.

Si Dieu est véritablement feu, mon coeur est son foyer

Où il consume le bois de la vanité.

 

        102. L'alchimie spirituelle. 

Alors seulement le plomb se change en or et le hasard s'écroule,

Quand je suis avec Dieu métamorphosé par Dieu en Dieu.

 

       103. Encore là-dessus

Moi-même je suis métal, l'Esprit est feu et fourneau 

Le messie la teinture, qui auréole corps et âme. 

 

        104. Encore toujours là-dessus.

Dès que je puis être fondu au feu de Dieu,

Aussitôt Dieu m'imprime son être même.

 

        244. L'amour est la pierre philosophale.

L"amour est la pierre philosophale : elle sépare l'or de la boue,

Elle fait de rien quelque chose, et elle me transmue en Dieu.

 

         246. La teinture.

L'Esprit-Saint fond, le père consume,

Le Fils est la teinture qui aurifie, auréole. 

 

        257. La trinité dans la nature.

Que Dieu soir Trois en Un, chaque herbe te le révèle :

On y trouve un amalgame de soufre, sel, mercure.

 

(Troisième livre)

        118.  La pierre philosophale est en toi.

Homme, limite-toi à entrer en toi même. Car pour trouver la pierre philosophale, il n'est pas requis de voyager en pays lointain.

 

        120. La meilleure teinture. 

Je le tiens pour un maître confirmé de la teinture, 

Celui qui par amour pour Dieu transmue son coeur en l'or le plus fin.

 

 

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 10:01

  " Toute la signification du péché est que vous le portez. A quoi sert le péché si vous pouvez le jeter au loin ? Si vous-mêmes êtes profondément conscients de votre péché, vous devez le porter, vivre avec, il est vous-mêmes. Faute de quoi, vous niez l'existence de votre frère, votre ombre, l'être imparfait en vous qui vous suit et qui accomplit tous les actes que vous ne voulez pas entreprendre, parce que trop trop lâches ou trop vertueux. Lui commettra le péché et, lorsque vous niez son existence, vous l'expédiez dans l'inconscient collectif où il va provoquer du désordre. Car ce déni est contre nature. Vous avez à rester en contact avec votre ombre, vous avez à dire : "Oui, tu es mon frère, je dois t'accepter." Vous devez être bons envers vous-mêmes et ne pas dire : "Racaille, je n'ai rien à voir avec toi ! " C'est une erreur de nier l'ombre. Si vous le faites, une réaction de l'inconscient collectif surgira du noir, sous la forme d'une personnification. L'homme pieux se dit à lui même : "Non, pas ça ! " et repousse l'ombre et s'en trouve fort satisfait. Alors, tout à coup, des figures étranges apparaissent, des fantasmes sexuels montent des abîmes pour venir envahir son esprit. Et plus il force sur sa piété, plus ce qui lui tombe dessus devient diabolique. Il est une sorte de saint Antoine : cet homme si pieux avait des visions terribles. Il se peut que ce soit une femme qui pénètre son esprit : l'anima qui surgit, habituellement dans sa nudité, terriblement naturelle. Voici donc la nature qui vient détruire un tabou, la vengeance de l'inconscient collectif. L'inconscient collectif est une réalité, aussi, lorsqu'une anima ou un animus surviennent, c'est la réalité. Et n'importe qui peut être l'inconscient collectif de n'importe qui d'autre. Les gens se conduiront comme des démons se conduiraient s'ils pouvaient monter de l'abîme ..."

L'Analyse des rêves, Albin Michel, tome I, p.127-128. 


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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 15:20

 

Aimez moi

Prenez moi

Jouez avec moi 

"A soixante ans passés j'attends encore papa" 

Dit la vieille poupée

A l'âme camouflée

Sous l'épaisseur des fards

Et sous ses pleurs d'enfant

Craque la glace

Porte des vanités

Gouffre du désamour

Tant de fois regardée

Ariaga

 


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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 17:11

La chaîne d'or n'est pas rompue. De modernes alchimistes, respectant le principe : tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et réciproquement, ont pensé que le mental, je préfèrerais l'Esprit, habite la matière première de l'homme, la cellule, et "vibre", chante sa note, en harmonie ou non avec la Symphonie Cosmique. 

Tel le poisson qui a, un jour, compris que ses branchies ne lui servaient à rien pour respirer dans l'air, l'homme devrait, lui aussi, considérer la matière de son corps d'une autre manière, et faire de ce corps le matériau de son évolution.  

Arrêter de subir pour FAIRE. Nos cellules sont animées par l'esprit, à nous d'utiliser le véhicule et l'énergie. Je l'avais un peu, beaucoup, oublié, et c'est grâce à un texte trouvé sur le blog d'Arianil, (il n'y a pas de hasard, seulement des coïncidences significatives), que je me suis souvenue de l'ouvrage de Satprem qui traite de ce sujet et de sa rencontre avec Mère, l'alchimiste des cellules qui avait fait de son corps un vase de transmutation. Je vous livre un extrait du texte d'introduction de Satprem, datant de 1980,  à son ouvrage "Le mental des cellules" ed.  Robert Laffont.

 

          " Mon passeport dit que je ne peux pas voler, sauf en Boeing 747. Mais mon coeur dit autrement.  

Un jour de mes trente ans, j'ai rencontré Celle qui disait autrement. Elle avait 80 ans, elle était jeune et riante comme une petite fille. On l'appelait "Mère". C'était à Pondichéry, au bord du golfe du Bengale.

Mère, c'est la plus merveilleuse aventure que j'ai connue. C'est la dernière porte qui s'ouvre quand toutes les autres se sont fermées sur rien. Pendant quinze ans, elle m'a emmené sur des chemins inconnus qui s'en allaient dans le lendemain de l'Homme , ou peut-être dans son commencement vrai. Mon coeur a battu comme pour la première fois au monde. Mère c'est le secret de la terre. Non, elle n'est pas une sainte, pas une mystique, pas un yogi ; elle n'est pas de l'Est ni de l'Ouest ; ce n'est pas une thaumaturge non plus, ni un gourou ni une fondatrice de religion. Mère, c'est la découverte du secret de l'Homme quand il a perdu sa mécanique et ses religions, ses spiritualismes et ses matérialismes, ses idéologies de l'Est ou de l'Ouest. Quand il est lui-même, simplement : un coeur qui bat et qui appelle la Terre-de-Vérité, un corps tout simplement qui appelle la Vérité du corps, comme un cri de la mouette appelle l'espace et le grand vent.

C'est son son secret, sa découverte que je vais essayer de vous dire.

Car Mère, c'est un conte de fées dans les cellules du corps.

Une cellule d'homme, qu'est-ce que c'est ?

Un autre camp de concentration ... biologique .

Ou un passeport pour...pour ou ? "

 

  Méditez, méditez, mes frères et soeurs en blog...

Ariaga

 

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 11:37

 

 

Le terme "alchimie" a pour origine un mot arabe EL-Kimya, lui- même dérivé de Kemi qui signifie terre noire. Or, Terre Noire était un des noms de l'Egypte ancienne, ce qui conforterait l'idée que l'alchimie y a sa source. C'est Toth, dieu de la mathématique et de la science, qui serait à l'origine de la figure d'Hermès Trismégiste (dont j'ai déjà parlé), lui- même modèle du Mercure médiéval. Après de nombreux chaînons intermédiaires, et un passage déterminant dans la culture arabe, des idées, considérées comme néfastes par l'Eglise chrétienne, ressurgirent, un peu comme un courant souterrain qui remonte à la surface chez les alchimistes du Moyen-Âge.

    Les deux postulats qui servaient de fondement à l'alchimie étaient l'unité de la Nature, et même de l'univers. Cela allait du macrocosme au microcosme. De ce premier postulat découlait que, du fait de leur origine commune, leur différence n'étant qu'une diversification de l'unité. Tout élément pouvait donc se transformer en un autre. Il suffisait pour cela de posséder l'outil de transmutation : La pierre philosophale. L'alchimie décrit donc, dans ses différentes phases, un processus de transformation ayant comme justification le fait que le monde est un. 

Pour ces alchimistes du Moyen-Âge, qui se voulaient très chrétiens, mais sentaient un peu le fagot, la Nature, toute imprégnée de divinité, en vertu du principe : "tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut", était toute puissante. Elle était leur guide, leur étoile, avec l'aide de Dieu. C'était aussi la Mère  de toutes choses, et il n'y a aucun doute  sur sa toute puissance féminine. Dans un monde dominé spirituellement par l'image masculine on peut dire que les alchimistes ont fait remonter à la surface la part féminine de la divinité.

Ce que je vous raconte là n'est qu'une rapide approche du sujet mais à ceux qui se demanderaient pourquoi ces fous, qui passaient une vie entière à travailler et prier ( ils avaient aussi souvent une "soeur" qui travaillait avec eux...), sans, probablement, aller jusqu'au bout de leur quête, me fascinent, je répondrais qu'ils n'étaient pas si fous que cela. Ils n'avaient pas de connaissances scientifiques suffisantes, ils vivaient dans un monde de symboles mais certains scientifiques contemporains ne cherchent-ils pas l'unité de la matière ? D'autres ne  "spiritualisent" t-ils pas cette même matière ? Alors je crois que je vais encore longtemps m'intéresser passionnément à ces fous. Tout au moins à ceux qui ne cherchaient pas seulement à fabriquer de "l'or vulgaire" mais cherchaient cet or dans le secret de la nature et de leur âme.

 

Ariaga

 

 

 

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 15:28
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Là où la mer montante

Joue à me faire frémir

Ivre sans avoir bu

Vibrante d'air marin 

Que mes larmes de sel m'emplissent d'océan

Pelée comme un fruit mur

Décapée jusqu'à l'âme

Des plumes d'oiseau plongeur

Poussent vers ma surface 

La minute transparente m'ouvre en un rire liquide

Je suis

Pulsant en vagues au rythme de la création

Ariaga

 

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 16:10


Elle veut tous les alcools
Et aussi tous les rires

    Elle veut devenir folle

Et manger des délires

Enormes !

Elle est est jeune elle est belle

Donnez lui votre sang

Pour la rendre immortelle 


Elle veut Tout

    Gouter tous les poisons

    Appeler les démons 

    Saccager les jardins

  Pour aimer

      Pour pleurer

     Pour sentir

Elle veut Tout

Même inventer un Dieu 


Il est venu vers elle

Comme dans une glace

Ce visage de femme

Aux couleurs de l'automne

        Putride

Celui là elle n'a pas pu le supporter

    Dans les ruines boueuses

    Elle cherche par Tout

    Les restes de l'ancien visage

    La beauté d'or plaqué 

    Le reflet du regard

    D'un amour massacré


Ariaga


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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 13:39

Je voudrais simplement aujourd'hui vous donner envie, si  vous ne le connaissez pas, d'avoir en main et de consulter le Yi King, le lire des transformation. Il est traduit et préfacé de manière remarquable par Etienne PERROT. Editeur  : Librairie de Médicis. Les matins maussades où je ne sais pas trop que faire de mon corps et de mon esprit, je l'ouvre au hasard et j'y trouve souvent une réflexion, une intuition ou une coloration pour le reste de la journée. On pourrait dire grossièrement que c'est un livre de divination, mais il s'agit de bien plus que cela. Je ne saurais pas vous en parler aussi bien qu'Etienne Perrot. Pour vous donner un aperçu de l'importance de cet ouvrage très ancien je vous offre deux extraits de sa préface :

"Le plus ancien livre de la Chine en est aussi le plus moderne. Le Yi King offre à l'homme une clé intemporellement neuve pour pénétrer l'énigme de son destin. Il nous entraîne, au- delà de toute théologie comme de tout système philosophique, à un degré de profondeur limpide où l'oeil du coeur contemple l'évidence du vrai. L'unité est le fondement de l'univers. Mais, pour être fécond, le T'ai Ki (le Grand commencement) doit se sacrifier en se dédoublant car "à partir de ce qui est parfait, rien ne devient". Le monde ne nous révèle que le jeu des deux forces polaires, le mâle et la femelle, le plus et le moins, leurs épousailles et les dix mille êtres qui en sont les fruits. Le génial créateur des hexagrammes a su ramener cette variété sans limites à un schème mathématique enserrant la création comme un réseau, ou plutôt formant la trame qui le supporte et l'anime. ...

 

...Un savoir aussi ancien ne peut, on le comprend, s'exprimer en un langage conceptuel et logique. La vision du monde qu'il traduit est aux antipodes de celle de l'Occident. Notre science est analytique : elle isole soigneusement le phénomène étudié de son contexte ; celle de l'Orient est synthétique : elle apprend à tout embrasser d'un seul coup d'oeil et à lire les rapports. Dans l'immense symphonie du monde nous nous appliquons à écouter les différents instruments l'un après l'autre, nous interdisant par là de saisir le sens de la partition. Le sage chinois, au contraire, laisse monter à la fois tous les chants, ne négligeant pas la plus humble note de la timbale ou du triangle. Chaque être, chaque instant pris dans son intégralité est un visage du Tout, une facette de l'unité indescriptible."

Bien sur, C.G. Jung à porté un grand intérêt au Yi King. En particulier pour illustrer son concept de synchronicité.

 

Ariaga

 

 

 

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 16:32



   L'alchimiste, théoriquement chrétien, du Moyen-Age était panthéiste et pensait que l'énergie de Dieu se manifeste du plus minuscule au plus immense et que la Nature est imprégnée de cette énergie divine. Il était aussi convaincu que l'homme participe de cette nature divine et que seul le mélange en lui de qualités opposées l'empêche d'être parfait. C'est pourquoi l'alchimiste "philosophe de la Nature"ne cherchait pas seulement à transformer la matière vulgaire en or, c'est lui même qu'il voulait faire évoluer. Cette recherche a fasciné C.G.Jung car elle illustrait son idée d'un processus d'individuation conduisant un être humain vers sa totalité, son unicité. Mais mon propos, aujourd'hui, n'est pas de vous décrire les règles où les processus, aussi poétiques et culinaires soient-elles, des phases du processus alchimique mais de situer l'alchimie spirituelle au quotidien.

   L'alchimiste, inlassablement, expérimentait sur une matière qu'il espérait voir se transmuter. Il en est de même pour nous. Chaque nuit, en rêves, chaque jour par l'action quotidienne, nous évoluons. Nous nous transformons ou, plutôt, nous nous laissons transformer. C'est là, à mon avis, qu'intervient l'alchimie spirituelle : ne pas subir, mais agir. Etre son propre feu. Nous sommes un creuset, corps et esprit, et c'est à nous d'y accomplir le Grand Oeuvre. Il s'agit du travail de chacun mais je crois qu'il y a deux principes de base. 

   D'abord, admettre que nous avons un corps, que c'est un des matériaux de l'Oeuvre  et ne pas chercher à "s'échapper par le haut".  Ensuite, admettre notre "ombre" et les "nuits noires de notre âme". C'est à partir du plomb, et même du fumier, disent les alchimistes que l'on peut, par un lent travail de purification, et avec l'aide de Dieu, retrouver l'or originel.

   Si on sait recueillir ce qu'il y a de plus sombre en soi et le mettre dans le creuset, le travail peut commencer. Quand j'ai "accepté"ce que certains appellent péché et moi défaut, je ne vais pas avoir de remords mais rechercher l'or de ce défaut, c'est à dire la qualité opposée. Par exemple, si je suis affreusement goinfre, je ne vais pas culpabiliser et avoir des remords. Je vais essayer de transmuter cette goinfrerie en la qualité d'être un "fin gourmet". Si je suis terriblement menteur, je vais transmuter cela en un talent de conteur.

   Tout cela demande beaucoup d'efforts, regardez comme, certains jours, mon creuset sur ce blog est rempli de matière sombre, mais j'essaie et j'essaierai encore. C'est cela, pour moi, l'Alchimie Spirituelle quotidienn.

       Ariaga

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