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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 15:13

écriture,alchimie,philosophie,amour,jardin,photo,spiritualité

Nos pensées sont semblables à un jardin où pousseraient des fleurs, des fruits , des légumes mais où de larges espaces seraient occupés par d'envahissantes mauvaises herbes.

Le but de l'alchimie spirituelle est non seulement d'entretenir ce jardin pour que les mauvaises herbes ne gagnent pas du terrain sur les les parties bien entretenues mais de remplacer progressivement ces mauvaises herbes par des fleurs et des plantes. Cela veut dire remplacer les pensées négatives, par des pensées positives. Par exemple des pensées de ressentiment par des pensées de pardon, des pensées de haine par des pensées d'amour. Cette transmutation est lente, difficile c'est une Oeuvre.

Nous somme libres de nos pensées, c'est même notre plus grande liberté. À nous de les cultiver, de savoir arracher les mauvaises herbes pour avoir le plus beau jardin intérieur possible.

Ariaga

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 18:22
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La porte est close.

Les genoux sont usés par la prière.

Le vieil alchimiste au visage ravagé par les vapeurs mercurielles, à l'esprit ébloui par la Lumière de la Nature, quitte son oratoire et regarde le vase sur l'athanor.

Longtemps il contemple le vaisseau de verre.

Son imagination méditative est une étoile qui brille très loin dans le labyrinthe souterrain des hallucinations.

Il fixe l'eau de vie métallique qui se tord et se morcelle et à la fin il voit.

Mondes aquatiques où s'ouvrent des gouffres d'où émergent des formes reptiliennes qui se mordent la queue, mandragores trop humaines en couples enlacés, dragons portant entre leurs ailes l'Homoncule Fils des Philosophes,  et combien d'autre êtres issus du ciel ou de l'enfer.

C'en est trop et le vieil alchimiste, oubliant qu'il est très chrétien, se prosterne devant le vase devenu utérus.

Ariaga

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 14:23

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Après avoir lu un texte alchimique très poétique et particulièrement délirant je me pose une question : certains  alchimistes étaient ils sous l'influence de drogues hallucinogènes ? Mon ami le vieil alchimiste, celui que vous connaissez déjà et qui murmure parfois à mon oreille intérieure me dit : "bien sûr Ariaga". 

   Au Moyen Âge, les " sorcières " connaissaient bien toute la famille des solanacées telles que la belle Belladone ou la mystèrieuse Mandragore, et d'autres encore, qui étaient utilisées comme euphorisants, filtres d'amour, donneurs de visions. Les alchimistes, qui étaient les meilleurs chimistes de leur époque moyenâgeuse, devaient se livrer à moult expériences avec de nombreuses substances dont certaines hallucinogènes. Rien ne les empéchait de faire des essais personnels et cela expliquerait que leurs textes ressemblent parfois à des récits poétiques écrits sous LSD ou mescaline.  
   Ils devaient aussi être drogués, ou plutôt empoisonnés, à leur insu, par les produits qu'ils employaient, en particulier le mercure, et subir une intoxication chimique. Les textes parlent de mauvaises odeurs, de vapeurs néfastes, et de l'Oeuvre comparée à un "poison mortel". Il est écrit que la fumée leur faisait des blessures au visage, perdre leurs dents, souffrir de nombreuses infirmités. 
   Sur le plan psychique, il n'est pas étonnant que ces chercheurs, qui passaient leurs jours et leurs nuits à observer les transformations de la matière dans leur vase (vaisseau, cornue), aient subi l'influence de vapeurs nocives et de substances hallucinogènes, il n'est pas étonnant donc, qu'ils aient effectué des "projections" de leur inconscient. Ces projections se traduisaiient par des représentations symboliques d'une infinie richesse mais que les mots de la vie ordinaire avaient du mal à décrire. 
    Les contenus de l'imaginaire de l'alchimiste du Moyen Âge devaient souvent être effrayants pour cet homme pieux qui voyait à travers le verre de sa cornue comme un film projeté par un inconscient incontrolable metteur en scène de mouvances peu convenables. C'est pour cela qu'il priait longuement dans son oratoire et que les plus " sages " craignant la folie ont progressivement abandonné la chimie et la spagyrie pour se consacrer à la " Philosophie de la  Nature " et à une alchimie plus spirituelle. Mais on dit que Paracelse, encore un ragot de mon vieil alchimiste murmureur, avait, sous forme de " médecine ", son " arcane " personnel dont il ne pouvait se passer...
       Ariaga
 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 19:01

 

 

Athanor! Athanor! ce mot rythme dans mon imaginaire le défilé de la lignée infinie des alchimistes. Je les imagine, jour et nuit, seuls ou avec une compagne, entretenant et régulant le feu sous leurs incessantes décoctions et distillations et priant Dieu pour que l'Oeuvre réussisse. 

Athanor, c'est aussi mon bouillonnement intérieur quand je cherche les mots, la poésie, les images, pour vous dire ...

Ariaga sois sérieuse et donne une définition de cet athanor , parfois aussi appelé "vase" ou "fourneau secret". Il y en a une qui me plait assez dans le glossaire de Philosopher par le Feu de Françoise Bonardel (Le seuil, sagesses, p. 452.) :

Athanor : "Ce mot d'athanor est  tiré de l'arabe, et signifie une tour dans laquelle on met du charbon pour entretenir un feu continuel dans un fourneau qui y est joint ; il vient aussi du mot grec athanatos, immortel (Salmon) En l'athanor sont donc réunies les caractéristiques d'un four capable de réduire sans violence la "matière" déposée dans l'Oeuf Philosophique, reposant sur un lit de sable ; et celle d'une intemporalité favorable à la survie du "corps " ainsi régénéré."

Il s'agit ici de l'athanor "matériau" mais je pense qu'il se manifeste à différents degrés de puissance comme brûle le feu. L'athanor Nature est le plus fort car il contient toutes les force de cette Nature et cela de degrés en degrés jusqu'au ventre féminin qui est lui aussi athanor. 

L'être humain est athanor et E.Perrot le montre dans La Voie de la Transformation quand il écrit :"Notre fournaise transformante c'est la vie toute entière avec ses épreuves" (p. 273) Quand on regarde les illustrations du Mutus liber, Le livre muet, un ouvrage très ancien d'images sans texte qui décrit les différentes étapes de l'Oeuvre alchimique, on voit que lieu de la cuisson est, symboliquement, à la hauteur du coeur de l'homme. Nous sommes tous des athanors, parfois tellement brûlants qu'ils sont prêts à exploser car trop chargés de passions ou d'épreuves. Ce sont ces épreuves, ces grands obstacles qui nous calcinent  mais qui, aussi, nous obligent à changer, à faire autrement que nous le projetions. Le moi se consume mais il ne disparait pas, il se transforme dans l'athanor des souffrances. 

L'athanor, quand son feu est lent et doux est aussi le fourneau sur lequel se mijote le processus d'individuation, le cheminement vers le Soi. Mais cela est une autre histoire, pour bientôt. 

     Ariaga

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 17:40

 

Le dictionnaire Mytho-hermétique de Dom Antoine-Joseph Pernety est un outil précieux pour celui (ou celle !) qui cherche à trouver son chemin dans la forêt de la symbolique alchimique. Rédigé en français, publié en 1758, oeuvre d'un religieux bénédictin, il en existe un fac similé aux éditions Arché.

Ce moine, très chrétien, fait preuve d'une largesse d'idées étonnante, en particulier dans sa manière, tout en s'abritant derrière des auteurs, de diviniser la Nature. Il utilise, en effet, pour ses définitions des extraits "choisis" des auteurs les plus réputés et, même s'il ne le cite pas très souvent, on devine l'influence de Paracelse. Il propose ainsi un vaste panorama de la philosophie hermétique à l'époque de son travail. Il justifie ses recherches, sur le plan religieux, en écrivant dans dans sa préface:

"Cette Science est un don de Dieu, et un mystère caché dans les livres des philosophes, sous le voile obscur des énigmes, des métaphores, des paraboles et des discours enveloppés, afin qu'elle ne vienne pas à la connaissance des insensés qui en abuseraient et des ignorants qui ne se donnent pas la peine d'étudier la Nature."

Ces gens qui refusent d'étudier la Nature sont ceux qu'il avait déjà fustigés par ces lignes qui me semblent avoir conservé toute leur actualité :

"Mal à propos traite-t-on de fous les Philosophes Hermétiques : n'est-ce pas se donner un vrai ridicule que de décider hardiment que l'objet de leur Science est une chimère, parce qu'on ne peut pas le pénétrer, ou qu'on l'ignore absolument , C'est en juger comme un aveugle des couleurs. "

Je pense que cette citation de Pernety devrait être méditée de nos jours.

Pernety fait le choix de multiplier les exemples, au risque d'être touffu, pour donner au lecteur la possibilité de se faire une idée au sujet des "obscurités" qui peuvent être à l'origine d'erreurs, mais aussi de découvertes "extraordinaires". C'était un homme qui ne craignait pas de prendre des risques, on le voit dans les dernières lignes de la préface :

"Il me semble que plus un homme a d'étendue de génie et de connaissances moins il doit nier et plus il doit voir de possibilités dans la Nature. A être crédule il y a plus à gagner qu'à perdre. La crédulité engage un homme d'esprit dans des recherches qui le désabusent, s'il était dans l'erreur, et qui toujours l'instruisent de ce qu'il ignorait." 

Et que dire de ce qu'écrit Pernety à l'article Nature :

"L'oeil de Dieu, Dieu lui même toujours attentif à son ouvrage, est proprement la Nature-même, et les lois qu'il a posées pour sa conservation sont les causes de tout ce qui s'opère dans l'univers"

Pour Pernety, comme pour Paracelse, la Nature toute puissante est assimilable à Dieu et en retournant la proposition on peut se demander si ces philosophes, sans en être conscients, n'assimilaient pas Dieu à la Nature.

Pour ceux qui suivent ce blog depuis un moment ils comprendront que cette idée m'interpelle fort.  

 

Ariaga


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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 17:04

Je vous propose aujourd'hui un texte d'Etienne PERROT sur l'alchimie :

"L'un des caractères de l'alchimie est d'avoir offert à l'âme occidentale corsetée dans une forme doctrinale étroite qui séparait comme par un glaive le bien et le mal, un champ, une vigne beaucoup plus vaste où elle a pu évoluer en toute liberté sans faire passer ses productions spontanées au crible d'une orthodoxie sourcilleuse. L'alchimie tient dans le monde de la chrétienté la même place que la peinture d'un Jérôme Bosh dans son univers artistique ; les thèmes hermétiques abondent d'ailleurs chez l'auteur du "jardin des délices" et de "la nef des fous". Il est significatif que la matière obscure qui doit être changée en pierre de lumière ait reçu entre autres noms celui de Satan. L'inconscient qui est la "matière prochaine"de l'oeuvre, pour reprendre une expression alchimique, n'est-il pas encore aujourd'hui, aux yeux de beaucoup, un repaire de démons ?Ainsi l'alchimie et la psychologie complexe, l'une et l'autre servantes de l'âme profonde, partagent la vision païenne et orientale qui substitue au manichéisme pratique du christianisme opposant en une lutte éternelle Dieu et le Diable, le jeu de deux principes complémentaires, le yin et le yang chinois, l'obscurité et la clarté dont la réunion forme le Tao, la Voie juste d'où partent et où se résolvent les contraires composant l'univers de la multiplicité. J'ajoute qu'à l'intérieur même du christianisme cette conception était retrouvée en pratique par les grands mystiques, dont le but était de faire que "Dieu soit tout en tous", et qu'elle est une des causes permanentes de la suspicion dans laquelle les autorité tenaient l'expérience intérieure. Le stade ultime de l'homme suivant la psychologie empirique de Jung, le Soi, répond aux descriptions des hermétistes aussi bien qu'à celles de tous les grands enseignements traitant de la voie où l'homme se réalise dans sa totalité divine. L'être qui l'atteint, fluide comme l'eau par sa docilité à l'inconscient, est en même temps ferme comme la pierre, car, ne résistant à rien, rien ne peut l'entamer. C'est ce que voulait exprimer le dernier grand rêve confié par Jung. Le vieux sage y voyait une grosse pierre ronde présentée sur un socle comme un objet sacré avec cette inscription : EN SIGNE DE TA TOTALITE ET DE TON UNITE. Cette pierre ne contenait-elle pas l'alpha et l'oméga de toute sagesse ? N'était-elle pas la Pierre des anciens philosophes."

Etienne PERROT, La voie de la transformation, p. 164-165 Ed. La Fontaine dePierre.

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 18:05

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Ariaga vous propose une citation de C.G.JUNG extraite de son ouvrage Psychologie et Alchimie, ed. Buchet Chastel, p.298.

 

.... l'esprit de l'alchimiste était aux prises avec le problème de la matière, lorsque la conscience, dans son exploration, se heurtait au monde obscur de l'inconnu dans lequel elle croyait percevoir des formes et des lois, qui, en fait, n'appartenaient pas à la matière mais à la psyché. Tout ce qui est inconnu ou vide est automatiquement rempli par une projection psychologique ; tout se passe comme si les propres arrière-plans psychiques du chercheur étaient réfléchis par l'obscurité. Ce qu'il voit dans la matière, ce qu'il croit y reconnaître, ce sont avant tout les données de son propre inconscient qu'il projette en elle. En d'autres termes, il découvre dans la matière, comme appartenant apparemment à celle- ci, certaines propriétés et certaines significations potentielles de la nature psychique desquelles il est totalement inconscient. Ceci est particulièrement vrai pour l'alchimie classique, dans laquelle la science empirique et la philosophie mystique étaient pour ainsi dire indifférenciées. Le processus de scission qui devait séparer le physique du mystique apparut à la fin du XVI° siècle et donna naissance à un genre de littérature tout à fait fantastique dont les auteurs étaient conscients, au moins jusqu'à un certain point, de la nature psychique de leurs transmutations " alchimiques ".

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 12:06

Ariaga vous propose une poésie d'Étienne PERROT, extraite de son ouvrage CORAN TEINT, le livre rouge, p. 327, ed. la Fontaine de Pierre.

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Oh ! mon esprit ne veut plus être,

Nature que ton pur témoin.

Je ferai taire tout désir

pour t'écouter dans le silence.

 

Ayant ainsi creusé le gouffre

j'atteindrai le fleuve du fond.

À son heure il se changera en un geyser irrésistible.

 

Sa substance, qui est la tienne,

remplira toute ma vision,

me courbant en miroir du monde,

sphère où les étoiles se jouent.

 

Le silence qui m'effrayait

s'est fait choeur des dix mille voix.

De la gorge où j'ai disparu

surgit le nouvel univers.

 

On me l'avait dit : je le vois !

La mort est mère de la vie,

pauvreté engendre richesse

ignorance est le grand savoir.

 

Étienne PERROT

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 17:27

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Ariaga vous propose aujourd'hui une citation d'Étienne Perrot extraite de son livre La voie de la transformation (ed. la fontaine de Pierre, p. 61)

" Les Anciens attachaient peu de prix à la méthode philologique qui est la nôtre et qui cherche à établir l'origine des noms en relevant leur provenance historique. Leur vision du monde n'était pas causée par l'enchaînement causal que découvre la raison, mais sur la parenté de toutes choses que révèle l'attention aux messages de l'âme profonde, et par suite les lois qui retenaient leur attention étaient celles des correspondances, des analogies, sources d'harmonie et de beauté. Ils ne disaient pas : " tel mot vient de tel autre ", mais " tel mot est comme tel autre " Ainsi, au lieu de démontrer que " feu " vient du bas latin  focus , ils se seraient plus à noter que " feu " ressemble à fou, parce qu'un fou, jouet de l'inconscient, est comme une flamme incontrôlable et, à l'occasion, contagieuse. Dans le Cratyle, Socrate explique de cette manière les noms des dieux et justifie le " jeu sérieux " auquel il se livre en faisant observer que " les dieux aussi aiment les amusements d'enfants ". La tradition hermétique, qui perpétue parmi nous la mentalité antique, et dans laquelle Jung a reconnu l'aïeule de la psychologie des profondeurs,  trouve une de ses principales source dans ce domaine d'échos appelée par elle " langue des oiseaux ", sans doute parce qu'elle est un chant et non une collection de concepts à contenu logique. Je ne puis que signaler en passant la fécondité pratique d'une telle vision, qui est à la portée de chacun et nous aide à retrouver la jeunesse de l'esprit. Les poètes, ces éternels enfants, l'utilisent, ainsi que la sagesse populaire; Et nous avons tous éprouvé le délassement que procurent les étymologies " fantaisistes ", en provoquant des irruptions rafraîchissantes de l'énergie inconsciente dans le champ étroit de la raison.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 18:50

Paroles murmurées à l'oreille de mon coeur par mon ami intérieur le Vieil Alchimiste

 

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Ne te tourmentes pas sans cesse au sujet de tes défauts. C'est à partir de la matière vile fournie par la nature, de la boue, du fumier, de l'ordure que, par de multiples cuissons et distillations on peut obtenir l'Or Philosophique. Il en est de même au sujet de tes défauts. C'est parce que ils existent en tant que matériaux de ton Oeuvre Vie que tu peux, par un patient travail sur toi-même, les transmuter en leurs qualités opposées.
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Ariaga 

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