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24 octobre 2020 6 24 /10 /octobre /2020 16:01

 

citations,dürckheim,philosophie,spiritualité,japon,pensées,photo,ariaga

Une cueillette dans le livre de Karlfried Graf Dürckheim l’Expérience de la transcendance.

Ma préférée, une citation d'un adage japonais :" Chaque situation est la meilleure des occasions. " (p.12).

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Un autre précepte japonais cité par Dürckheim : "La maîtrise parfaite d'une technique ne trouve pas son aboutissement dans une performance exceptionnelle, mais dans la possibilité d'un pas de plus sur le chemin intérieur." (p.178)

***

"Ainsi, chacun passe t-il sa vie à côté du son perçu qui, comme tout mot, ne prend sa réalité, toute sa réalité, que dans le fait d'être entendu."(p.20)

***

"L'homme occidental souffre depuis longtemps d'une forme de vie dont le caractère effréné débouche sur ce que nous appelons le "stress". La vraie cause de cette maladie n'est pas une somme de conditions extérieures, mais l'absence de contact avec son propre être intérieur. On trouve là aussi la cause de nombreux maux qui n'ont pas de raison apparente." (p.64)

***

Bonnes réflexions.

Ariaga (Ariane Callot)

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 09:26

jung,société,philosphhie,photo,pensée

 

" Le grand problème de notre temps tient à ce que nous ne comprenons pas ce qui se passe dans le monde. Nous sommes confrontés à l'obscurité de notre âme et à l'inconscient. Des impulsions pressantes en proviennent, obscures, impossibles à reconnaître. Il évide et met en pièces les formes de notre culture et ses réalisations historiques majeures. Nous les avons perdues, ou bien elles se trouvent dans le futur. Nos valeurs chancellent, il n'y a plus rien de certain, même la sanctissima causalitas est descendue du trône des axiomes et s'est transformée en simple champ de probabilités. 

Quel est donc l'hôte terrifiant et funeste qui frappe à notre porte ? La peur le précède, montrant que les ultimes valeurs se mobilisent à son encontre, ces valeurs auxquelles nous avons cru jusqu'ici et qui maintenant donc s'écroulent, cependant que notre seule certitude est de savoir que le monde nouveau sera différent de ce à quoi nous sommes habitués."

 

Extrait d'une lettre du 2 septembre 1960, dans les dernier mois de la vie de Jung.

 

Photo Ariaga (Ariane Callot)

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 16:09

 

pensée,philosophie,poésie,alchimie,nature,ariaga

Photo Ariaga

 

Regardez ces rochers qui vont petit à petit se fragmenter.

Il en faudra des temps, il en faudra des vagues,

ils deviendront cailloux, ils deviendront sable, poussière,

puis ...

C'est leur vie et c'est aussi la notre dans la grande transmutation de ce qui est

et sera toujours.

Ariaga (Ariane Callot)

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 17:52

 

écriture,poésie,philosophie,spiritualité,photo,jung,ariaga

Photo Ariaga

 

Habitant du vaisseau de l'instant

remonter vers l'estuaire pour y faire

juste une escale

sur la courbe infinie

de la Vie.

          Ariaga (Ariane Callot)

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 14:37

 

écriture,philosophie,pensées,trains, voyage,Ariaga,Jung

 

Elle est la passagère d'un train qui va de plus en plus vite dans le paysage de la vie vers une destination inconnue.

Fascination, curiosité.

Le temps est précieux, les mots pleins sont  difficiles à extraire car enfouis profondément dans les strates de l'habitude.

Parfois vient le besoin de se saouler de diversions pour oublier l'extérieur brouillé par la vitesse.

Peut-être qu'elle a de l'eau dans les yeux.

Parfois aussi s'installe l'impatience de l'arrivée ...où que ce soit.

 

Ariaga (Ariane Callot)  Photo Ariaga

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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 11:15

écriture,poésie,alchimie,philosophie,spiritualité

L'ombre craque ... et par les fissures elle pousse lentement ses racines dans la lumière pour engendrer de sombres fleurs. Mais toutes les fleurs sont belles, même les fleurs noires qui poussent dans la boue de la nigredo alchimique.

Ariaga (Ariane Callot) Texte et photo.

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 16:17

 

philosophie,science,spiritualité,photo,voyage,ervin laszlo,ariaga,poésie

Photo Ariaga (Ariane Callot)

Voici la poétique  postface du livre de Ervin Laszlo : Aux racines de l'univers dont le sous titre est : Vers l'unification de la connaissance scientifique. Le texte date de quelques années mais je le trouve toujours aussi beau. Je n'ai pu respecter la présentation en médaillon ovale du texte et je l'ai remplacée par des à la ligne. Ariane Callot

Viens, navigue avec moi sur une mer calme. Nous somme de minuscules vaisseaux qui fendent les eaux tranquilles. Les côtes sont brumeuses, l'eau est un miroir. Nous sommes des vaisseaux sur la mer, ne faisant qu'un avec elle. 

Les eaux de la mer gardent le souvenir de notre passage. Un fin sillage se développe derrière nous, se diffusant sur les eaux et se perdant dans les horizons embrumés. Les vagues se rencontrent tandis que toi, qui est aussi moi, parcours la mer qui est aussi nous. Ton sillage et le mien s'unissent et dessinent le reflet de ce qui est à la fois ton mouvement et le mien. D'autres vaisseaux - qui sont aussi nous - parcourent les mers, leurs vagues se croisent aussi, et la surface s'anime de vaguelettes et de rides. Elles sont la mémoire de notre mouvement - les traces de notre être.

L'empreinte que nous laissons sur les eaux crée un effet subtil qui se propage de toi à moi et de moi à toi, et de nous à tous les autres qui sont sur cette mer. Nous, qui somme aussi les autres, agissons sur chacun et sur tous les vaisseaux de la mer.

Notre existence séparée est une illusion. Nous sommes parties intégrantes d'un tout : Nous sommes une mer qui a un mouvement et une mémoire. Notre réalité est plus grande que toi et moi, plus grande que tous les navires de la mer, plus grande que les eaux sur lesquels ils naviguent. 

Ervin Laszlo

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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 12:11

 

écriture,poésie,nostalgie,photo,laboratoire,enfermement,nature,ariaga

Photo Ariaga

Comme du sable, le temps glisse entre mes doigts.

Dans la dernière partie de ma vie, obsédée par l'idée de l’inaccompli, je me fige dans la bulle de l'intellect.

La porte de la créativité et de la poésie se ferme.

Je ronronne dans le déjà fait que je cisèle à l'infini.

Et pourtant ... dans ce théâtre d'ombres quelque chose pulse  ...

Un grand désir de partager encore du vrai  et du profond, d'être à nouveau en accord avec les vibrations de la vie et de la nature et d'entendre parfois murmurer à l'oreille de mon cœur le vieil alchimiste compagnon de mes errances.

         Ariaga (Ariane Callot)

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 16:03
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   J'éprouve, comme C.G. JUNG,  une certaine méfiance envers les philosophes et leurs théories mais aussi un vif intérêt pour les physiciens qui réfléchissent à des problèmes que l'on pourrait qualifier de métaphysiques, pour ne pas employer le mot mystique parfois un peu galvaudé.

F. David PEAT, un physicien anglais, spécialiste de la mécanique quantique, admirateur des théories de Jung sur la synchronicité, et collaborateur de David BOHM, a écrit un livre que j'ai lu et relu il y a quelques années et dont je voudrais vous citer quelques passages. L'ouvrage s'intitule : Synchronicité. Le pont entre l'esprit et la matière.

    David Peat se fait l'écho de la recherche par certains physiciens d'un principe unifiant.  Il nous fait voyager avec W. Pauli, I. Prigogine, D. Bohm, J. Wheeler, R. Sheldrake et naturellement C. G. Jung. Je ne peux, pour vous donner une idée de cet ouvrage passionnant et d'une lecture relativement facile que vous proposer quelques extraits. Les caractères gras sont un ajout de ma part et je crains que, hors de leur contexte, les mots perdent de leur sens mais tant pis, j'ai trop envie de partager cela avec vous.

     "L'image suggérée par les mathématiques non linéaires est une image où l'univers apparaît comme une totalité une et indivise, et où ses structures existent en fonction d'un arrière plan plus large. Manifestement, cette image n'est pas loin de celle qui s'applique à la synchronicité. Par ailleurs, cette approche peut éventuellement intégrer l'esprit, puisque la conscience elle aussi peut être considérée comme provenant d'un plan plus profond, commun à la fois à l'esprit et à la matière. En ce sens, donc, on peut voir les modèles déployés de l'esprit et de la matière, qui sont observés lors d'un événement de synchronicité, comme émergeant d'un principe unique." 

Comme il a été question de synchronicité (dont je vous ai déjà parlé) je vous propose ce qu'en écrit D. Peat :

   "C.G. Jung a défini la synchronicité comme " la coïncidence dans le temps de deux ou plusieurs événements sans relation causale et ayant le même contenu significatif". Ce qu'il insinue est clair : certains événements dans l'univers se rassemblent dans des structures de signification, sans avoir recours au phénomène normal de cause-à-effet de la causalité. ces phénomènes synchronistiques doivent donc transcender les lois normales de la science, car ils sont l'expression de mouvements bien plus profonds, qui prennent naissance dans les fondements de l'univers et incluent d'une façon inséparable, à la fois la matière et la signification. " 

J'ajoute à cette définition un passage qui me plaît car j'aime ceux qui pensent que les idées peuvent être plurielles, éventuellement contradictoires,  et remises en question pour donner vie à d'autre idées :

   "Toutes ces idées sont plus ou moins spéculatives et pourraient  être développées dans de nombreuses directions. En résumé, on peut les voir comme une illustration décrivant comment l'esprit et la matière s'interpénètrent l'un l'autre à tous les niveaux de la nature. Elles montrent qu'il est possible d'imaginer un univers où le physique et le psychologique ne seraient plus séparés, et où la synchronicité serait complémentaire de la causalité ".

Dans la dernière partie du livre D. Peat évoque l'idée d'une source créatrice de la totalité qu'il appelle " l'origine sans nom " et dont on ne pourrait enfermer l'essence en pensée ou en mots :

   "Si cette source est vraiment l'origine créatrice de tout le réel, alors comment est-il possible d'en parler ou bien même d'y penser ? Étant complètement inconditionnée et éternellement créatrice, elle devrait en effet se trouver en dehors de notre champ d'expérience. Pourtant les anciens affirmaient que " l'homme est la mesure de toute chose ". Et l'on interprétait cela, dans les traditions mystiques, en disant que " l'homme " est le microcosme dans lequel se reflète tout l'univers. De façon analogue, l'idée d'un ordre impliqué-involué suppose que le tout de la réalité est plié en chaque individu. Ainsi, le microcosme pourrait se présenter comme une succession de correspondances de tout l'univers, qui inclurait et irait encore plus loin que la conscience et la matière. Involué en chacun de nous se trouverait un principe implicite, qui serait entretenu par le flot éternel qui monte de la source sans nom de la créativité. "

  Je vais rêver à cette source sans nom, j'espère que vous aussi.


Ariaga (Ariane Callot)

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 16:27

Je vous propose quelques extraits de la poésie de Krishnamurti. Je les ai trouvés dans un livre sur Krishnamurti de Robert Linssen.

 

"Le vent du désert balaie la trace du voyageur ...

Seul s'exprime le pas du présent.

Le passé, le futur : du sable lissé par le vent ..."

*******

"Je suis comme la mer qui reçoit

des rivières limpides et des fleuves souillés,

et n'en a cure."

*******

"Je LE vis qui me regardait

et ma vision devint immense.

Mes yeux s'ouvrirent, mon intelligence comprit

Mon cœur embrasa toutes choses,

Car un amour nouveau était né en moi

Je voyais à travers LUI

Les grands arbres qui s'inclinaient pour l'accueillir

Les feuilles sèches, la boue du chemin

L'eau transparente, les branches mortes

Les villageois bavards, chargés de lourds fardeaux

Passaient à travers LUI.

Sans le savoir et riant

Les chiens, à travers LUI, couraient vers moi en aboyant.

le Jardin devint un pays féerique

Où les fleurs étaient des fées"

"Mon Bien-Aimé regarde par mes yeux ...

Car maintenant, mon Bien-Aimé et moi sommes UN".

 

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