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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 15:57
Femme au miroir

Comme il est loin le temps,

où elle jouait aux billes,

avec le cœur fragile, d'inconsistants amants.

 

Comme il est loin le temps, où elle croyait savoir,

qui était celle femme,

improbable reflet, dans le froid du miroir.

 

Comme il est là le temps,

où explose l'image,

en ne laissant que ruines,

qu'il va falloir raser, avant de reconstruire ...

Ariaga (Ariane Callot)

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 12:35

Trouver la Clé du jardin.

Voir si le temps et l'espace se tissent pour donner un temps propice aux travaux.

Commencer par arracher les mauvaises herbes du caquetage mental.

Enlever la première couche de terre, celle épaisse et grasse de la persona.

Aérer la terre jusqu'aux racines promesses des fruits vivants de l'Amour et recouvrir le tout du riche terreau de l'expérience.

Laisser agir la rosée de la patience et de l'imagination créative.

C'est ainsi que se multiplieront les richesses du jardin et il conviendra alors de remercier et de s'émerveiller devant les dons de notre Mère Nature.

Ariaga

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 16:51
Les voix du rêve, l'Ami intérieur, le Soi

Le rêve est un pont entre l'inconscient et le conscient et sur ce pont des messages circulent. Ils se manifestent parfois par des voix. Il arrive que certains lecteurs de ce blog se disent intrigués ou impressionnés par ce qui parle dans leurs songes. J'ai leur ai répondu ici où là mais je vais, aujourd'hui, tenter de traiter le sujet de manière un peu plus complète. Je m'adresse ici à ceux qui rêvent beaucoup et cherchent un sens à ces nombreux rêve.

Les voix qui parlent dans les rêves peuvent manifester l'opinion d'inconnus ou de personnages bien identifiés, ou bien il s'agit d'une réflexion que le rêveur se fait à lui même. Parfois c'est plus vague : "on dit que, il est dit que". Une autre voix est parfois entendue, impérative, numineuse, exprimée avec force par un personnage plein d'autorité, ou même par un être invisible dont la voix résonne d'une manière biblique. Je pense, mais ceci n'engage que Jung et moi qui le suit tout à fait dans cette idée, qu'il s'agit de la Grande Voix du Soi.

Les voix appartenant à des personnages identifiés sont ce que l'on pourrait appeler des voix " douteuses ". Voix de l'ombre, voix d'une anima ou d'un animus négatif ou positif, ayant emprunté une forme symbolique. Il est difficile de s'y retrouver car on a tendance à leur donner, dans l'interprétation du rêve, la même place que si on les rencontrait dans la vie quotidienne avec toutes les arière pensées que cela implique.

D'autre fois, le rêve propose des " on dit que " ou " une voix dit ". C'est le début des efforts du Soi pour se faire entendre. Et puis, quand les rêves sont fréquents et deviennent une série de rêves, arrive la Voix qui est une espèce de fil conducteur. Elle émane de personnages inconnus, variés, sous les déguisements desquels il est difficile de reconnaître des représentants du Soi. il arrive que survienne une situation onirique au cours de laquelle se produit ce que j'appelle le phénomène de la Grande Voix et alors le doute n'est plus permis. Elle s'exprime d'une manière autoritaire, claire et convaincante et, comme l'écrit Jung (psychologie et religion, p.79) :

"parait souvent être le résultat final et pertinent d'une longue délibération inconsciente au cours de laquelle tous les arguments auraient été soigneusement pesés. Fréquemment, la voix provient d'un personnage plein d'autorité : tel un chef militaire, le commandant d'un navire ou un vieux médecin. Quelquefois il n'y a qu'une voix, venue, semble-t-il, de nulle part."

Quand la voix n'émane pas d'une personnalité supérieure ou idéale, ce peut être aussi celle de l'" Ami intérieur "avec lequel on rentre dans une sorte de conversation avec soi même , de méditation, au sens des anciens alchimistes qui définissaient cet autre comme "aliquem alium internum", quelqu'un d'autre à l'intérieur. Jung répond à ceux qui objectent que ce qu'exprime la voix n'est rien d'autre que les pensées du rêveur (l'âme et le Soi, p.38) :

" Souvent on m'a objecté que les pensées exprimées par la voix ne sont autre chose que les pensées de l'individu lui-même. C'est possible mais je n'appellerai mienne une idée que si c'est moi qui l'ai pensée, comme je ne dirai d'une somme d'argent qu'elle m'appartient, que si je l'ai gagnée ou encore acquise d'une manière consciente et légitime. Si quelqu'un me donne de l'argent en cadeau je n'en remercierai certes pas le donateur en disant : "Merci pour mon argent", bien que, parlant plus tard à un tiers, je puisse affirmer "c'est mon argent".

Le phénomène de la Voix est identique. Elle offre des contenus mentaux comme un ami donne des idées ou des conseils. Cependant, il est impossible de produire la voix à la demande, ou de deviner à l'avance le contenu d'un message, et la voix du rêve n'appartient pas plus au rêveur que le bruit de la rue ou d'une musique lointaine. Pour dire que la voix est un élément de la personnalité consciente il faudrait admettre que cette personnalité fait partie d'un tout ; qu' elle est un petit cercle contenu dans un cercle plus grand, là où se joue la musique.

Bonne nuit et beaux rêve. En espérant que vous entendrez la grande musique du Soi.

Ariaga.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 17:58

Michel Serres fait partie d'une catégorie d'êtres qui compte très peu de représentants : Les philosophes. Il y a des penseurs, des commentateurs de textes, et même de quelques lignes d'un texte, des beaux parleurs etc. Ceux là ne sont point des philosophes.

Michel Serres propose, depuis des années et dans de nombreux ouvrages, une réflexion originale, un regard bien à lui, sur les sujets les plus variés (science, société, nature, vie quotidienne) et une éthique ; bref, un système philosophique complet. Pour moi, c'est cela un philosophe.

Un de ces derniers ouvrages s'appelle Yeux. Publié aux éditions Le pommier, il est superbement illustré et je l'ai dégusté lentement comme un délicieux bonbon de l'esprit et du regard.

Michel Serres s’interroge, en partant comme il le fait souvent dans de multiples directions, au sujet du regard et de la représentation. Qu'est-ce que voir et être vu, que voient les les hommes, les animaux et même les choses. Entre autres sujets, il imagine un monde où des milliards d'yeux nous regardent, fait naître la lumière de l'ombre et nous parle du regard de l'amour. Ce livre est un monde.

Et si la philosophie c'était aussi l'émotion donnée et ressentie ?

Ariaga

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 11:49

Il est naturel de se poser des questions et Jung pensait que la curiosité est une qualité majeure. Il est donc normal, amis lecteurs, que mon esprit, que j'ai bien du mal à garder au repos, bouillonne d'interrogations auxquelles mon côté paradoxal offre les réponses les plus variées et les plus contradictoires. Cela fait du bien de partager alors, comme pour les pensées du carnet, je vous en propose quelques unes. Il y en a bien d'autres ...

***

Les scientifiques pensent que les premiers systèmes vivants se sont formés à partir d'une "soupe primitive" mais qui a mis les ingrédients dans la soupe ?

***

Est-ce-que j'ai vraiment envie d'un Dieu qui se mêle de la vie des hommes? J'aurais tendance à répondre non mais qui n'a pas fait un jour une prière ?

***

Le pire crime contre le Divin n'est-il pas de vouloir s'assurer le monopole de la vie religieuse ?

***

Est-ce que l'on ne confond pas le plus souvent philosophe et intellectuel ?

***

Ariaga

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 12:11

Choix, par Ariaga, de Citations de Psychologie et Alchimie de C.G.Jung. Les caractères gras sont des ajouts.

"C'est un fait remarquable, auquel on se heurte sans cesse, qu'absolument n'importe qui, jusqu'au profane le plus incompétent, croit connaître le fin du fin en matière de psychologie, comme si la psyché était précisément le domaine dont la connaissance était le plus répandue. Or, tout connaisseur véritable de l'âme humaine m'approuvera quand je prétends qu'elle appartient à ce qu'il y a de plus obscur et de plus mystérieux parmi tout ce qu'il est donné à notre expérience de rencontrer."(p.4)

***

"Il est inévitable que le travail analytique débouche tôt ou tard sur la confrontation humaine entre le moi et le toi, le toi et le moi, par delà tous les faux fuyants humains trop humains ; aussi, il ne peut arriver que trop facilement, il se produit même nécessairement, que non seulement le malade, mais aussi le médecin, s'y roussissent le poil. Personne ne joue avec le feu ou ne manipule les poisons sans se brûler les doigts ou sans en sentir au moins un peu les effets en quelque point faible. Car le vrai médecin ne demeure jamais au bord, mais se trouve toujours au cœur du problème."(p.7)

***

"Ars totum requirit hominem ! (l'art requiert l'homme tout entier) s'écrie un vieil alchimiste. Et c'est précisément cet homo totus, cet "homme total", qui est recherché. Les efforts du médecin aussi bien que la quête du patient sont dirigés vers cet homme total, caché et non encore manifesté, qui est pourtant tout à la fois, l'homme plus vaste et l'homme du futur. Malheureusement, le juste chemin vers la totalité est constitué des détours et des erreurs que nous apporte le destin."(p.7)

***

"Il n'est pas inconcevable qu'un être, en vertu précisément de son effort total, ait le pressentiment de sa totalité, accompagné du sentiment de la grâce qui caractérise une telle expérience."(p.9).

 

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 16:58
Convaincre un auditeur

Vous savez, amis, la profonde influence de Goethe sur C.G.Jung. Alors, en pensant à ce cher Carl Gustav dans l’œuvre duquel j'ai à nouveau tendance à m'immerger, je vous propose, en attendant une note plus copieuse, une citation.

Il s'agit des débuts du Faust I. Faust interrogé sur la possibilité de conquérir, de charmer et de convaincre un auditoire par de belles paroles répond :

"Si vous ne le sentez, vous essaierez en vain,

Si vous n'avez en vous l'éblouissante flamme

Qui jaillissant du cœur, persuade, convainc

Et force l'auditeur à vous ouvrir son âme,

Vous pouvez vous asseoir, cuire un pauvre ragoût

Des miettes de festin prises à d'autres tables,

Ranimer en soufflant des cendres misérables,

Les singes, les enfants, si c'est là votre goût,

Viendront vous admirer vous et vos patenôtres,

Mais jamais vous n'aurez accès au cœur des autres

Si ce n'est votre cœur qui leur parle pour vous."

J'aime beaucoup la fin, très simple et juste, et je crois que nous pouvons tous la méditer. Il y a des gens qui parlent admirablement et pourtant, quand leur discours est fini, il ne reste que du vent.

Ariaga

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 13:39

Qui n'a pas une phobie plus ou moins handicapante ? Phobie des serpents, du vide, de la foule, et de tas de choses et situations parfois surprenantes. On a du mal à comprendre la terreur que quelqu’un peut ressentir devant un papillon ou une tétine.

C. G. Jung dans son ouvrage Psychologie du transfert exprime une curieuse opinion au sujet des phobies. Il met en garde contre un excès de soins , ce qu'il appelle "l'enthousiasme thérapeutique", et dit que " tout ne peut pas être guéri, tout ne doit pas être guéri". Il raconte, à titre d'exemple deux histoire qui seraient incroyables si on ne connaissait pas le sérieux de Jung.

La première concerne une femme qui souffrait depuis longtemps d'une dépression et d'une phobie de Paris. La dépression fut guérie mais la phobie demeurait. Cependant, elle se sentait tellement bien qu'elle décida de prendre sur elle et de venir à Paris. Elle réussit à atteindre Paris mais le lendemain de son arrivée elle succomba dans un accident d'automobile.

La seconde histoire est celle d'un patient atteint d'une curieuse phobie des perrons. Il faut pris par hasard dans un affrontement de rue. Il y eut des coups de feu et, terrorisé, malgré sa phobie, il voulut se réfugier dans un édifice public auquel on accédait par un perron. Il gravit le perron en courant et c'est alors qu'il fut atteint par une balle perdue. Il s'écroula sur les marches.

Les conclusions de Jung sont que les symptômes psychiques doivent être considérés avec une grande prudence et que la psychothérapie doit se montrer modeste car nous sommes loin de connaître toute leur signification.

Je dois dire que je reste perplexe. Certaines phobies seraient-elles une mise en garde d'un inconscient qui fonctionne dans une autre temporalité et qui "sait" qu'un danger nous menace ? Je frissonne ...

Ariaga

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 14:38

En ouvrant, au hasard, le dernier tome de la correspondance de Jung, j'ai lu une lettre qui m'a émue car elle montre un homme simple, aimant faire plaisir, même à des inconnus. Il faut aussi savoir qu'il était à la fin de sa vie et que sa correspondance lui demandait beaucoup d'efforts. Cela ne l'empêchait pas de répondre aux nombreuses sollicitations.

Le fils du destinataire de cette lettre ne connaissait pas Jung mais il lui avait demandé d'envoyer une lettre de vœux à son père pour ses soixante dix ans. Le père n'avait jamais rencontré Jung mais avait pour lui une grande admiration. Je suppose que ce fils attentionné voulait faire à son père un très beau cadeau d'anniversaire avec un écrit de la main de ce grand homme. Voici cette lettre datée du 27 octobre 1958 :

"Un petit oiseau m'a appris que vous avez atteint votre soixante-dixième anniversaire. Bien que je ne vous connaisse pas, je présume que vous êtes assez heureux de cette réussite. Ce n'est pas rien. Je peux en parler moi-même avec quelque autorité puisque j'en suis à ma quatre-vingt-quatrième année, que je me trouve en assez bonne forme encore et que lorsque je regarde derrière moi, comme vous le faites probablement en ce jour de célébrations et de congratulations, je vois la longue file de mes cinq enfants, de mes dix-neuf petits-enfants, et de mes huit ou neuf arrière-petits-enfants (leur nombre n'est pas tout à fait certain, car à intervalles réguliers il en tombe un nouveau du ciel). La jeunesse arrive à sa maturité, comme on dit, à soixante dix ans ; à certains égards elle n'est pas aussi agréable, mais à d'autres elle est plus belle que l'enfance. Je veux croire que dans votre cas la deuxième partie de cette phrase se justifie d'elle-même.

Avec mes meilleurs vœux."

Je pense que le destinataire, un américain, a été ravi de son cadeau. Je vais réfléchir à ma grande détestation des anniversaires. C'est une leçon que le livre se soit ouvert à cette page et cela signifie probablement que je dois changer d'attitude ...

Ariaga

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 11:38

En reprenant mon travail de thèse sur le site C.G.Jung, rêve alchimie homéopathie, je me rends compte de la profonde influence qu'ont eu Spinoza (je vous en parlerai un jour) et Edgar Morin sur ma réflexion et sur la construction du travail.

EDGAR MORIN, sociologue et philosophe bien vivant et très actif malgré ses 93 printemps (c'est encourageant!) est considéré comme le père de la pensée complexe, une pensée qui ne peut que m'inspirer quand je dis à longueur de blog préférer les et/et aux ou/ou.

Je vais vous proposer ce qui me vient spontanément à l'esprit, ce qui reste quand on a beaucoup oublié, sur les grand thèmes proposés par Edgar Morin et je crois bien que je vais me faire plaisir et lui consacrer du temps avant la période "vacances" du Laboratoire. Même mon chat est d'accord !

- Refus de la connaissance parcellaire et réductrice.

- Refus d'enfermer le réel dans un système de pensée.

- Dialogue indispensable entre l'ordre et le désordre.

- Importance du RE (RElation, REprésentation etc)

- Importance de penser ensemble.

Il ne me reste plus qu'à aller voir ce que j'avais souligné dans les premiers tomes de " La méthode " et ce n'est pas rien !

Ariaga

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