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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 12:13

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J’ai souvent commis des erreurs et j’ai dû souvent faire table rase de connaissances précédentes pour en acquérir à nouveau de plus pertinentes. … Car l’activité scientifique du chercheur ne fut jamais pour moi ni une vache à lait, ni un moyen de prestige, mais le résultat de l’expérience quotidienne. C’est pourquoi tout ce que j’avance n’est pas seulement écrit avec l’intellect, mais découle aussi parfois du coeur, circonstance que je demande au lecteur bienveillant de ne pas oublier, quand, en suivant la ligne intellectuelle de mes travaux, il rencontre parfois des points de rupture ou de discontinuité qui n’ont pas été parfaitement ajustés.”

C.G.JUNG : Psychologie de l'Inconscient p. 205

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 17:41
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M'interrogeant sur le côté quelque peu passionnel de certains de mes comportements, qui me fait craindre de rester sur la première marches , celle de la calcination, de l'escalier de la transformation alchimique spirituelle, je me suis souvenue d'une légende juive racontée par C.G.Jung dans le livre "l'analyse des rêves". La voici, dans le texte de Jung. 

"Une légende juive, à la fois belle et scandaleuse, raconte le mal démoniaque de la passion. Il y avait un vieil homme très sage et très pieux que Dieu aimait, parce qu'il était tellement bon et qu'il avait beaucoup médité sur les questions de la vie. Il avait compris que tout le mal de l'humanité avait sa source dans le démon de la passion. Alors il se prosterna devant le Seigneur et lui demanda de supprimer de la terre l'esprit malin de la passion. La piété du vieillard était tellement grande que le Seigneur accéda à sa demande. Et comme toujours, lorsqu'il avait accompli une grande action, le vieillard très pieux était empli de joie et selon son habitude se rendit ce soir-là dans sa belle roseraie pour humer le parfum de ses roses. La roseraie avait son apparence habituelle, mais quelque chose n'allait pas. Le  parfum n'était plus là, une substance manquait, comme lorsqu'on mange du pain sans sel. Peut-être était-il fatigué. Alors il prit sa coupe en or et la remplit avec un vieux vin merveilleux qu'il possédait dans sa cave et qui n'avait jamais eu le moindre défaut jusqu'à présent. Mais cette fois-ci le vin était fade. Cet homme sage possédait dans son harem une jeune épouse d'une grande beauté et, lors de la dernière visite, il s'aperçut que son baiser qui habituellement était comparable au parfum et au vin était cette fois sans saveur ! Alors il monta derechef sur son toit et dit au Seigneur combien il était triste, et qu'il craignait d'avoir fait une erreur en demandant de supprimer le démon de la passion. Il adressa alors au Seigneur la prière suivante : "Ne pourrais-Tu renvoyer sur terre l'esprit malin de la passion ?" En reconnaissance de sa grande piété, Dieu accéda à sa demande. Alors le vieillard goûta à tout à nouveau et, merveille, plus rien n'était fade, les roses avaient retrouvé leur parfum merveilleux et le baiser de sa femme fut plus suave que jamais."

Que tous ceux qui ont peur d'aimer les joies de la vie soient rassurés. Leurs démons ne sont pas si mauvais.

Ariaga

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 16:28

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Ariaga vous propose une citation de C.G.Jung,  extraite de Psychologie et Alchimie ( p;299 ), au sujet des phases du processus alchimique caractérisées par leurs couleurs.

" .... On distingue quatre phases qui sont caractérisées par leurs couleurs originales, déjà mentionnées par Héraclite : melanosis (passage au noir),  leukosis (passage au blanc), xanthosis (passage au jaune), et iosis (passage au rouge). La division du processus en quatre était appelée (...) quadripartition de la philosophie. Plus tard, environ au XV° ou au XVI° siècle, le nombre des couleurs fut ramené à trois le xantosis, appelé aussi citrinitas (le jaune) disparut peu à peu et ne fut plus que rarement mentionné.  A sa place on vit apparaître parfois dans des cas exceptionnels, après le melanosis ou nigredo (le noir), le viriditas (le vert) ; il e fut cependant jamais généralement admis. Alors même que la tetrameria originelle était l'exact équivalent de la quaternité des éléments, on souligna alors fréquemment que, bien qu'il y eut quatre éléments ( terre, eau, feu et air) et quatre propriétés (chaud, froid, sec et humide), il n'y avait que trois couleurs : noir, blanc et rouge. Comme le processus n'a jamais conduit au résultat désiré et comme il ne fut jamais exécuté, dans ses différentes parties, d'une façon standardisée, e changement dans la classification des phases ne doit pas être du à des causes extérieures, mais bien plutôt à la signification symbolique de la quaternité et de la trinité ; en d'autres termes il est dû à des causes intérieures, psychiques."

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 14:56

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Ariaga propose aujourd'hui une citation extraite de Aïon (p.21) un ouvrage de la fin de la vie de C.G.Jung.

 

" Comme on le sait, ce n'est pas le sujet conscient qui projette, mais l'inconscient. On découvre donc la projection , mais on ne la crée pas. Le résultat des projections est un isolement du sujet face à l'environnement, puisque la relation avec celui-ci n'est pas authentique, mais seulement illusoire. Les projections transforment le monde environnant dans le visage propre de leur auteur, visage qui toutefois demeure inconnu de lui. Elles mènent donc en dernier lieu à un état autoérotique ou autistique dans lequel on rêve un monde dont toutefois la réalité reste inaccessible. Le "sentiment d'incomplétude" qui en résulte et celui, encore plus fâcheux, de stérilité sont en revanche interprétés, par projection, comme une malveillance de l'entourage, et ce cercle vicieux renforce l'isolement. Plus les projections interposées entre le sujet et son environnement sont nombreuses, plus il devient difficile au moi de percer à jour ses illusions  (...I

Il est souvent tragique de voir à quel point d'évidence un homme gâche sa propre vie et celle des autres sans pouvoir, pour rien au monde, discerner dans quelle mesure toute la tragédie vient de lui-même et se trouve sans cesse alimentée et entretenue par lui même.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 11:47

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Ariaga vous propose, aujourd'hui , une citation de C.G.JUNG sur la quête du SOI, extraite de Un mythe moderne, p. 243 :

" Tous, tant que nous sommes, nous épions ce "miroir dépoli" sur lequel défilent les figures d'un mythe obscur, cherchant à en extraire l'invisible vérité. Tout ce que je puis dire c'est que regardant pour mon compte dans le dit miroir, l'oeil de mon esprit y a discerné une forme ; je l'ai appelée le Soi, tout en restant parfaitement conscient du fait qu'il s'agit là d'une image anthropomorphe ; nommée par cette expression, cette forme n'est pas pour autant expliquée. Certes, par ce terme de Soi, nous voulons désigner la totalité psychique. Mais nous ne savons,  et ne saurions savoir, quelles sont les réalités qui se cimentent dans cette notion. Car les contenus psychiques ne peuvent pas être observés dans leur état inconscient, et en outre la psyché ne peut connaître sa propre entité. L'inconscient n'est connu du conscient que dans la mesure où il est devenu conscient. "

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 16:04

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Ariaga propose aujourd'hui une citation extraite d'une lettre de C.G.Jung du 10 Juillet 1946 (tome de de la Correspondance). Il répondait à un correspondant qui lui parlait de sa lassitude de la vie.

 

...  ... " L'idée du suicide est certes aisément concevable mais elle ne me paraît pas recommandable. Nous vivons pour atteindre le plus haut degré possible de développement spirituel et de prise de conscience. tant que la vie est possible, même si ce n'est que dans une infime mesure, on devrait s'y accrocher pour l'épuiser, dans le but de la prise de conscience. interrompre la vie avant l'heure, c'est condamner au silence une expérience inachevée. Nous y sommes plongés depuis toujours et nous devons conduire cette expérience jusqu'à ses limites extrêmes. " ....

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 14:26

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Ariaga vous propose une citation extraite du Sermon aux Morts,VII, de C.G.Jung, traduit par Christine Maillard. Jung s'exprime ici d'une manière poétique, dans une inspiration gnostique.

...

"A une distance infinie une seule étoile brille au zénith.

C'est là le Dieu unique de cet homme unique, c'est là son monde, son Plérôme, sa divinité.

Dans ce monde l'homme est l'Abraxas, qui engendre son propre univers ou l'engloutit.

Cette étoile est le dieu et le but de l'homme.

C'est là le seul dieu qui le conduit,

en elle l'homme parvient au repos,

c'est à elle que mène le long voyage de l'âme après la mort,  en elle devient lumière tout ce que l'homme tire du grand monde.

Qu'à elle seule l'homme adresse ses prières;

La prière augmente la lumière de l'étoile,

elle jette un pont par dessus la mort,

elle prépare la vie au petit monde, elle diminue l'aspiration sans espoir du grand monde.

Lorsque le grand monde se refroidit, l'étoile luit.

Il n'y a rien entre l'Homme et son seul Dieu, à condition que l'homme parvienne à détourner ses regards du spectacle flamboyant de l'Abraxas.

Homme ici, dieu là-bas.

Ici faiblesse et néant, là-bas éternelle puissance créatrice.

Ici rien qu'obscurité et fraîcheur humide,

là bas rien que soleil.

...

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 11:17

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Proposé par Ariaga : Extrait d'une lettre de Septembre 1957, Vol IV de la Correspondance. Jung avait 82 ans et répondait à une question sur le problème du bruit.

...  tel est le symptôme de dégénérescence de la civilisation urbaine, à quoi il nous faut ajouter aujourd'hui encore le bruit de nos auxiliaires techniques, qui use les nerfs. L'inquiétante pollution de l'eau, la radioactivité qui s'accroît lentement et la sombre menace de la surpopulation avec les tendances au génocide qu'elle entraîne, tout cela a déjà conduit à une angoisse généralisée bien que non encore généralement devenue consciente ; on aime le bruit, parce qu'il empêche cette angoisse de se faire entendre. Le bruit est bienvenu, car il couvre la voix intérieure de l'instinct qui nous avertit. Qui a peur recherche une société bruyante et un vacarme à faire fuir les démons. (Les moyens primitifs correspondants sont les vociférations, la musique, les tambours, la pétarade des feux d'artifice, le son des cloches, etc.) Le bruit donne un sentiment de sécurité, comme la foule ; c'est pourquoi on l'aime et l'on a peur d'entreprendre quelque chose contre lui car on sent d'instinct la magie apotropéique qui en émane. Le bruit nous protège contre les désagréments de la réflexion, il dissipe les rêves angoissants, il nous assure que nous sommes tous ensemble, n'est-ce pas, et que nous faisons un tel raffut que personne n'osera jamais nous attaquer ...

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 14:14

 

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Extrait d'une lettre, vol V de la Correspondance, 16 Novembre 1959. C.G Jung était à la fin de sa vie et répondait à une des nombreuses lettres qui lui avaient été adressées à la suite d'une interview télévisée de la BBC de Londres au cours de laquelle il lui avait été demandé s'il croyait en Dieu. Jung avait hésité un instant, puis répondu : "I don't need to believe, I Know "(Je n'ai pas besoin de croire, je sais). Cette réponse avait suscité beaucoup de commentaires.

"L'image de Dieu est l'expression d'une expérience sous-jacente de quelque chose que je ne peux pas atteindre avec des moyens intellectuels, c'est à dire par la connaissance scientifique, à moins de me livrer à une transgression irresponsable.

Lorsque je dis que je n'ai pas besoin de croire en Dieu parce que je " sais ", je veux dire par là que je sais ce qu'il en est de l'existence des images de Dieu en général et en particulier. Je sais qu'il y va d'une expérience universelle et, dans la mesure où je ne suis pas moi-même une exception, je sais que j'ai moi aussi une telle expérience que je peux appeler Dieu. C'est l'expérience de ma propre volonté contre une volonté autre et très souvent plus forte, qui souvent se trouve sur mon chemin avec des conséquences apparemment désastreuses, qui fait naître d'étranges idées dans ma tête, et le cas échéant engage mon destin dans une direction hautement indésirable ou lui donne un tour favorable inespéré, indépendamment de mon savoir et de mon intention. Cette étrange force qui se manifeste pour ou contre mes mouvements conscients m'est bien connue. C'est pourquoi je dis : " Je Le connais." Mais pourquoi devriez-vous appeler ce quelque chose " Dieu "? Je répondrais : " Pourquoi pas ? " On l'a toujours appelé " Dieu ". Un nom excellent et qui convient vraiment bien à la vérité. "  ....

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