Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 15:20

 

Aimez moi

Prenez moi

Jouez avec moi 

"A soixante ans passés j'attends encore papa" 

Dit la vieille poupée

A l'âme camouflée

Sous l'épaisseur des fards

Et sous ses pleurs d'enfant

Craque la glace

Porte des vanités

Gouffre du désamour

Tant de fois regardée

Ariaga

 


Partager cet article
Repost0
30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 16:10


Elle veut tous les alcools
Et aussi tous les rires

    Elle veut devenir folle

Et manger des délires

Enormes !

Elle est est jeune elle est belle

Donnez lui votre sang

Pour la rendre immortelle 


Elle veut Tout

    Gouter tous les poisons

    Appeler les démons 

    Saccager les jardins

  Pour aimer

      Pour pleurer

     Pour sentir

Elle veut Tout

Même inventer un Dieu 


Il est venu vers elle

Comme dans une glace

Ce visage de femme

Aux couleurs de l'automne

        Putride

Celui là elle n'a pas pu le supporter

    Dans les ruines boueuses

    Elle cherche par Tout

    Les restes de l'ancien visage

    La beauté d'or plaqué 

    Le reflet du regard

    D'un amour massacré


Ariaga


Partager cet article
Repost0
14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 12:15
medium_DSC00439_2_2_2.jpg

 

Pourquoi un ciel si haut

Qui écrase la terre

Je suis comme un poisson qui  respire dans l'air

                 Perdue dans l'ombre

Je cherche trop profond

Mes racines de vie

Là où pousse la croix.

 

  Ariaga


Partager cet article
Repost0
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 17:20

 
medium_DSC00783_2.2.jpg

 

La mer est une femme

Dont le double visage

Fascine jusqu'à la mort

Le chercheur du trésor

Absolu 

 

La mer scintillante enjôleuse

S'enroule dans sa robe irisée couverte d'émeraudes et de saphirs

L'haleine parfumée d'érotiques senteursIodées

Elle ondoie

Elle lèche

Elle mousse

Gratte langoureusement la harpe de son clapotis

Et soulève sa vague

Sur d'attirantes profondeurs  

 

La mer retourne son visage

De Janus féminin 

Elle noircit sa robe trompeuse

Pour engloutir le soleil

Laissant des gouttes de sang 

Sur l'horizon meurtri


Par tempêtueuses marées hautes

Elle fracasse au bélier de ses galets

Les falaises rongées

Se nourrissant de landes roussies

En de longs spasmes mugissants 

 

Surgit alors la Grande Mère

Au ventre titanesque

Celle qui entraîne dans ses abysses

Les corps fleuris de coquillages.


Ariaga

 



 »

 

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 12:34




Tombe la bombe
Fini les rondes
La terre est une fleur de feu
La mer est une gerbe bleue
Toi et moi
Nous voguons dans l'éther
Poussières

Se rencontreront-elles
Les parcelles
Des corps
Qui s'aimaient ?


Ariaga

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 15:59



medium_innocent.4.jpg

 Il dit de confuses paroles d'il y a des millions d'années

       Avant que l'homme ne se pare des oripeaux de la pensée
          Et tremble sur ses cils
          Amère et apaisante
          Une larme d'enfant
          Beaucoup trop grand
          Sa salive le mouille
          Désaltérant la pierre
          Il console les bêtes
          Et rit d'amour ravi
          Quand la fleur lui sourit

Dans une maison sans clef ni porte plus vaste que les mondes
Il lit des livres jamais écrits
Quand il a faim
Il mange les couleurs
Quand il a soif
Il boit la lumière
           Il ne possède rien et ne sais où il va
           Il est là et regarde
           Fixement Les vrais visages nus sous les maquillages
           Il aspire la vie et téte l'univers
           Imbécile divin qui ne sait pas la mort
           Invention des humains

           Vous avez peur de lui comme on a peur du vide
           Mais surtout pas de cage vous le feriez mourir emportant avec lui
           Son grand secret.

                                              Ariaga
Partager cet article
Repost0
28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 15:19

medium_DSC01190_2.jpg

                               Je vogue, je rêve

                               Petit bateau perdu

     Eternelle seconde

     Sur la vaste étendue des belles certitudes

 

                                Je vogue, je rêve

     Vide sans être vide

     Transparence d'écume

     Etape sur la mer d'un soupir du cosmique 

 

                                                Ariaga

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 17:41

La pluie arrive d'ailleurs, coule ses larmes de terre et d'eau

Cogne au carreau

Craque le coeur 

 

Un pauvre amour est mort, pâle et décoloré 

D'avoir été trempé

Par la pluie qui tombait 

 

Il aurait pu la consoler, il aurait pu la réchauffer

Il aurait suffi de l'aimer

De l'enfouir profond

Dans un lit douillet 

Et de lui cacher 

La pluie qui tombait

Le gros chat mouillé aux poils hérissés 

Se serait calmé aurait ronronné

 

Mais lui il songeait, mais lui il pensait

Et il l'oubliait

Regardant sans fin

La pluie qui tombait 

 

Un vieil amour est mort

Silencieusement

D'avoir été dissous

Par la pluie qui tombait

              Ariaga

Partager cet article
Repost0
9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 15:41
medium_DSC00959_2_3.jpg

 

Dans le vase de la Nature où les fleurs poussent sur le fumier les filles du vent et des embruns cuisinent au plus intime.

Ciel terrestre et terre céleste,  dans le vase de la Nature elles concoctent le grand Oui aux origines de la vie et le rire libérateur d'un ancien orgasme de l'être cascadant les rêves en échos.

Corps spiritualisé par l'air, esprit perdu dans la matière,  ce qui fermente dans le vase sera transmuté en son temps ...

                     Ariaga

 

Partager cet article
Repost0
23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 20:38


medium_eboulis.jpg

                                                 Quand on se canalise

                                                 Quand on analyse

                                                 Quand on se dialyse 

                                                 Quand on banalise 

                           Aseptisant sans cesse

                           Les joies et les ivresses

                           Les excès de tendresse

                           Pour la vie et ses liesses

On bâtit un grand mur

De pierres granitiques

Tout autour de la chair

Et l'âme devient grise

                                                    Parfois le mur s'écroule

Attaqué

Explosé

Par la vague puissante

De forces inconnues

Dont l'alcool est si fort

Que l'âme en est grisée

  Ca s'appelle l'AMOUR

                                        Ariaga
Partager cet article
Repost0