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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 15:19
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Comme un cordage enroulé,

une chaîne d'amitié, nous a servi à tirer, vers des lieux qu'ils ignoraient,

des hommes emprisonnés.

Ce boulet aux pieds, ce poids sur le coeur, tout ce qui les empêchait de voyager librement, est devenu ballon s'échappant aux vents de l'imaginaire.

Et quand ils sont revenus de leurs folles aventures, ils n'étaient plus solitaires. Un village s'était construit dans l'Athanor, un village aux reflets d'or, un village tout plein de bancs et de sons de cloches sonnant la liberté intérieure. Un village du nom d'AMOUR.

Ariaga

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 19:53
Passer le mur du son des habitudes
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Celle là qui écrit ces lignes,

cette femme polie comme un galet par le fleuve de la vie,

elle voudrait passer le mur du son des habitudes,

faire exploser la causalité,

contempler au delà de la barrière de la science le lieu où se déploient de subtiles harmonies,

transpercer le monde du mental par d'improbables interactions,

laisser déferler le flot de la complexité et baigner, cerveau fluide, dans la multiplicité des aspects de la réalité.

C'est difficile, il lui faudra, encore et encore,

de vies en vies, de distillations en distillations, de morts en résurrections,

des temps et des temps.

Patience, elle a confiance.

Ariaga

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 17:24
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Elle va souvent sur la grève

Elle regarde les flots grisâtres

Et quand la vague se dilate

Elle attend encore et encore

Que la mer délivre le corps

De son amour pas vraiment mort.

Et la vague déferle et avance

Vide

Pour mourir sur le sable

Changée en tache humide.

On lui dit, vous le portez dans votre coeur. Elle dit, mais où est son corps chaud, où est celle qui se tenait nue, les cheveux épars, devant lui tendu par le désir.

Où est le souffle brûlant sur la nuque, où sont les bras où sont les chuchotements, les enveloppements, les emboîtements, ce que nous n'avons pas fait, ce que nous n'avons pas dit.

Dans la profondeurs des étoffes

Où elle enfouit sa solitude

Monte une odeur de bois pourri

Au coeur des intimes ténèbres.

Ariaga

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 19:21

 

Plage à marée basse.jpg

 

C'est une femme buvard qui assèche les pleurs

Vous qui passez

N'oubliez pas

De déposer devant sa porte

Une perle d'amour

Juste une larme

Sous peine de la voir mourir

De soif et d'inutilité ...

Ariaga

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 14:19
.

écriture,poésie,art,photo,culture,philosophie

 

L'écriture a des creux et des bosses

des trous noirs des orbites dorées.

L'écriture a un corps masculin-féminin

et un neutre farouche où mûrit le silence.

L'écriture dépérit

suffoquant dans les cendres oppressantes d'une jouissance étouffée.

L'écriture désincarnée aspire au retour du rythme ancien

celui-là qui se répandait dans tout son corps et pulsait comme un coeur.

Ariaga

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:06

la-feuille.jpg

 

Ne nous éloignons pas, la beauté est partout.

Regardez mes amis, juste à côté de nous,

tout en bas du talus,

en un écrin fait d'ombre,

belle fardée de vert et vêtue de satin,

unique entre ses soeurs, cette feuille est un monde.

       Ariaga

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 12:34
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Quand vibre la note intérieure

L'inouïe fleur de l'ouïe s'épanouit 

Les rires purs éclatent tout nus

Les couleurs chantent leur fusion

Et l'on arpège au bout du son

             Spiralant

             Balançant

Dans un bain de fréquences

Sur des cordes vibrantes

    Lianes de lumière

    Surfant l'univers

Jusqu'au son primordial

Là où pulse la Source 

 

Ariaga

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 16:18
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Il faut parfois savoir,

témoin derrière la vitre, s'enfermer hors du temps,

écouter le silence,

pour que vienne s'asseoir, absence présence,

celui qu'on attendait, l'inexprimable Ami

Ariaga

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:48
 
Chanteur-de-charme--.jpg

   j'aime rôder dans la ville presque déserte à l'heure de midi. Je l'ai vu assis sur les marches du vieux kiosque à musique et je l'ai trouvé " beau ". J'aime parler aux inconnus. Je lui ai demandé si je pouvais le photographier et éventuellement le publier sur mon blog. Il a accepté et puis nous avons échangé... Parlant de ses activités il m'a dit : " Je suis chanteur de charme." Cela a fait vibrer une corde en moi et, en souvenir du court moment passé  avec cet inconnu qui portai sa maison avec lui, j'ai écrit une petite chanson d'amour ...  pour chanteur de charme. 

 

J'étais faible, comme une enfant

Mon corps léger,  flottait absent 

Et je dormais, dans un lit frais

Roulée en boule , toute fermée.

 

       Dans tes mains je palpite, comme un oiseau 

       Dans tes mains mon coeur bat, à en mourir...

 

Tu es venu, genre prince triste

Ou peut-être même, le style artiste

Me tendre une coupe, remplie d'étoiles 

Qui m'a brûlée, jusqu'à la moëlle.

 

       Dans tes mains je palpite, comme un oiseau

       Dans tes mains mon coeur bat, à en mourir...

 

Il est passé, le bel Été

Où m'ennivraient , les fleurs poivrées

Quand je tremblais, sous ton regard

Souffle coupé, rien qu'à te voir

Mais toujours, mon amour

       Dans tes mains je palpite, comme un oiseau

       Dans tes mains mon coeur bat, à en mourir...

       Ariaga


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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 17:13

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Christ à terre

Allant au cimetière

Promenade coutumière

Imaginaire

Méditation 

Des histoires singulières

Inscrites dans la pierre

 

J'ai vu dans la poussière 

    D'une absence de tombe

        Un vieux christ tout rongé

       Abimé par les eaux

         Dissolution de chair

        Métallique

           Alchimique

 

S'exercer à la mort n'est pas toujours facile

Quand le symbole vivant  est tué par le temps

Ariaga

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