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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 17:41

coquillages.jpg


M'interrogeant sur le côté quelque peu passionnel de certains de mes comportements, qui me fait craindre de rester sur la première marches , celle de la calcination, de l'escalier de la transformation alchimique spirituelle, je me suis souvenue d'une légende juive racontée par C.G.Jung dans le livre "l'analyse des rêves". La voici, dans le texte de Jung. 

"Une légende juive, à la fois belle et scandaleuse, raconte le mal démoniaque de la passion. Il y avait un vieil homme très sage et très pieux que Dieu aimait, parce qu'il était tellement bon et qu'il avait beaucoup médité sur les questions de la vie. Il avait compris que tout le mal de l'humanité avait sa source dans le démon de la passion. Alors il se prosterna devant le Seigneur et lui demanda de supprimer de la terre l'esprit malin de la passion. La piété du vieillard était tellement grande que le Seigneur accéda à sa demande. Et comme toujours, lorsqu'il avait accompli une grande action, le vieillard très pieux était empli de joie et selon son habitude se rendit ce soir-là dans sa belle roseraie pour humer le parfum de ses roses. La roseraie avait son apparence habituelle, mais quelque chose n'allait pas. Le  parfum n'était plus là, une substance manquait, comme lorsqu'on mange du pain sans sel. Peut-être était-il fatigué. Alors il prit sa coupe en or et la remplit avec un vieux vin merveilleux qu'il possédait dans sa cave et qui n'avait jamais eu le moindre défaut jusqu'à présent. Mais cette fois-ci le vin était fade. Cet homme sage possédait dans son harem une jeune épouse d'une grande beauté et, lors de la dernière visite, il s'aperçut que son baiser qui habituellement était comparable au parfum et au vin était cette fois sans saveur ! Alors il monta derechef sur son toit et dit au Seigneur combien il était triste, et qu'il craignait d'avoir fait une erreur en demandant de supprimer le démon de la passion. Il adressa alors au Seigneur la prière suivante : "Ne pourrais-Tu renvoyer sur terre l'esprit malin de la passion ?" En reconnaissance de sa grande piété, Dieu accéda à sa demande. Alors le vieillard goûta à tout à nouveau et, merveille, plus rien n'était fade, les roses avaient retrouvé leur parfum merveilleux et le baiser de sa femme fut plus suave que jamais."

Que tous ceux qui ont peur d'aimer les joies de la vie soient rassurés. Leurs démons ne sont pas si mauvais.

Ariaga

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commentaires

ariaga 19/03/2012 19:30

Merci Virginie, j'aime beaucoup ces paroles. Bises.

Virginie 17/03/2012 13:49

JJG en parle bien (de la passion, celle de l'amour, pas du bulot :) ):
Comme un fil entre l'autre et l'un
Invisible, il pose ses liens
Dans les méandres des inconscients
Il se promène impunément

Et tout un peu tremble
Et le reste s'éteint
Juste dans nos ventres
Un nœud, une faim

Il fait roi l'esclave
Et peut damner les saints
L'honnête ou le sage
Et l'on n'y peut rien

Et l'on résiste on bâtit des murs
Des bonheurs, photos bien rangées
Terroriste, il fend les armures,
Un instant tout est balayé

Tu rampes et tu guettes
Et tu mendies des mots
Tu lis ses poètes
Aimes ses tableaux

Et tu cherches à la croiser
T'as quinze ans soudain
Tout change de base
Et l'on n'y peut rien

Il s'invite quand on ne l'attend pas
Quand on y croit, il s'enfuit déjà
Frère qui un jour y goûta
Jamais plus tu ne guériras

Il nous laisse vide
Et plus mort que vivant
C'est lui qui décide
On ne fait que semblant
Lui, choisit ses tours
Et ses va et ses vient
Ainsi fait l'amour
Et l'on n'y peut rien

http://youtu.be/aGnvLWoZHes

Hécate 16/03/2012 22:10

Les passions sont les feux qui animent l'être ,ils brûlent ,etelles enflamment !Très belle légende .A l'opposé des paroles des philosophes qui enseilent de ne pas s'y livrer ! :)

Amezeg 16/03/2012 20:53

J’ai tenté l’expérience une ou deux fois, mais je n’ai pris que peu de plaisir à le boulotter. Le bon bigorneau est d’une saveur, à mon goût, beaucoup plus fine. Incomparablement plus. La passion
du bulot ne m’a donc jamais possédé et j’occupe mes loisirs à d’autres pêches qu’à celle de cet envahissant mollusque... :-)

Thierry 16/03/2012 20:21

Il n'y a que les moules que j'aime à l'éclate sur un lit d'épines de pin, pour les bulots un court bouillon avec une mayonnaise maison convient parfaitement, ça c'était pour le brûlot mais je
préfère les pamphlets comme j'ai pu en partager sur le site de Christophe Bohren pendant un temps!