Mardi 16 décembre 2014 2 16 /12 /Déc /2014 16:35

C.G. JUNG

RÊVE, ALCHIMIE ET HOMÉOPATHIE

Accueil

Bienvenu sur cet espace virtuel, destiné à tous curieux ou « cheminants » de la vie.

  • L’œuvre et la pensée de Carl Gustav Jung,
  • Ses implications multiples,
  • L’alchimie opérant dans la nature psychique (sur la base d’une autocritique de thèse),
  • Les séries de rêves en tant qu’enseignement de l’inconscient,
  • L’homéopathie dans sa perspective holistique,
  • L’art au service de l’individuation,

autant de thèmes que nous essayerons de traiter ici…espérant apporter satisfaction à nos lecteurs qui, nous le souhaitons, nous exprimeront leur avis.

Contributeurs

cul-de-lampe

Illustrateur Ephême

Par Ariaga - Publié dans : C.G. Jung - Communauté : partage
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Mardi 9 décembre 2014 2 09 /12 /Déc /2014 18:23

Poésie,écriture,krishnamurti,philosophie,spiritualité,nature photo,désert

Photo Yann

Je me suis un peu trop étalée ces derniers temps dans les notes du Laboratoire alors je vais aujourd'hui m'effacer devant plus sage que moi et vous proposer quelques extraits de la poésie de Krishnamurti. Je les ai trouvés dans un livre sur Krishnamurti de Robert Linssen.

 

"Le vent du désert balaie la trace du voyageur ...

Seul s'exprime le pas du présent.

Le passé, le futur : du sable lissé par le vent ..."

*******

"Je suis comme la mer qui reçoit

des rivières limpides et des fleuves souillés,

et n'en a cure."

*******

"Je LE vis qui me regardait

et ma vision devint immense.

Mes yeux s'ouvrirent, mon intelligence comprit

Mon coeur embrasa toutes choses,

Car un amour nouveau était né en moi

Je voyais à travers LUI

Les grands arbres qui s'inclinaient pour l'accueillir

Les feuilles sèches, la boue du chemin

L'eau transparente, les branches mortes

Les villageois bavards, chargés de lourds fardeaux

Passaient à travers LUI.

Sans le savoir et riant

Les chiens, à travers LUI, couraient vers moi en aboyant.

le Jardin devint un pays féerique

Où les fleurs étaient des fées"

"Mon Bien-Aimé regarde par mes yeux ...

Car maintenant, mon Bien-Aimé et moi sommes UN".

Par Ariaga - Publié dans : Poésie - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Dimanche 30 novembre 2014 7 30 /11 /Nov /2014 15:22

automate écrivain.jpg

Photo prise au Musée des Automates de La Rochelle

Je me pose une question et je pense que je partage cette interrogation avec certains de ceux qui ont des blogs. Pourquoi continuer à écrire alors que la vie passe à toute vitesse et que cela demande du temps et de la réflexion ? S'agit-il d'une sorte d'automatisme qui pousse à avoir besoin de s'exprimer. J'ai pris la photo qui illustre cette note au Musée des automates de la Rochelle, cela à peut-être un sens caché mais je ne suis pas convaincue par cette idée d'une espèce de "toc" de l'écriture.

Besoin de reconnaissance au niveau de la "persona", au sens où l'entend Jung. De ne pas être perdu dans la masse des anonymes. C'est possible mais, personnellement cela ne m'apporte pas de réponse car justement je tiens beaucoup à  ... l'anonymat !

Impression de délivrer un enseignement qui peut être utile à d'autres. Je n'aime pas le mot enseignement. J'ignore pourquoi, mais quand l'alchimique oiseau siffle ce mot à mon oreille, j'entends "saignement".

Dans écrire il y a aussi un cri. Un cri très fort perçant les barrières des sons, le déluge des mots, les épidémies des informations. Un cri de résistance. Hélas les cris trop perçants finissent le plus souvent par détruire les hurleurs. Je ne suis pas assez courageuse pour incarner les mots de Nietzsche : "Dis ta parole et brises toi".

Alors si il n'y a là ni assuétude, ni désir de reconnaissance, ni besoin de transmettre un enseignement, ni le courage de la mise en danger, pourquoi continuer à venir ici régulièrement, amis lecteurs, vous déposer mes mots depuis près de sept ans. 

En panne de réponse, je suis allée faire un tour au bord de la mer pour m'aérer la tête. Poussée par le grand vent, je suis vite revenue me mettre devant mon cher athanor ordinateur, j'avais vraiment ENVIE,  et là j'ai compris, c'est tout simplement pour le PLAISIR.

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Philosophie - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Jeudi 27 novembre 2014 4 27 /11 /Nov /2014 16:06

Les lumières.jpg

Quand la lumière est absente ou incertaine et que pour un temps on demeure dans l'envers du bonheur.

Quand une vitre d'angoisse nous sépare de la beauté de ce qui est.

Quand on ne sait plus déguster la saveur de la vie et que l'on remâche sans cesse le goût de l''amer.

Ce n'est rien, amis.

Rien que brindilles de moments qui n'attendent que la lumière du noir pour s'envoler et se consumer joyeusement dans l'inépuisable coeur de feu qui brûle au Centre de notre véhicule terrestre.

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Poésie - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Mardi 25 novembre 2014 2 25 /11 /Nov /2014 17:23

 

"Rien de plus fragile que la faculté humaine d'admettre la réalité, d'accepter sans réserves l'impérieuse prérogative du réel. Cette faculté se trouve si souvent prise en défaut qu'il semble raisonnable d'imaginer qu'elle n'implique pas la reconnaissance d'un droit imprescriptible - celui du réel à être perçu - mais figure plutôt une sorte de tolérance, conditionnelle et provisoire. Tolérance que chacun peut suspendre à son gré, sitôt que les circonstances l'exigent : un peu comme les douanes qui peuvent décider du jour au lendemain que la bouteille d'alcool ou les dix paquets de cigarettes - " tolérés " jusqu'alors - ne passeront plus.  Si les voyageurs abusent de la complaisance des douanes, celles-ci font montre de fermeté et annulent tout droit de passage. De même, le réel n'est admis que sous certaines conditions et seulement jusqu'à un certain point : s'il abuse et se montre déplaisant, la tolérance est suspendue. Un arrêt de perception met alors la conscience à l'abri de tout spectacle indésirable. Quant au réel, s'il insiste et tient absolument à être perçu, il pourra toujours aller se faire voir ailleurs."

Clément Rosset

Le réel et son double

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Mardi 11 novembre 2014 2 11 /11 /Nov /2014 18:08

 

écriture,alchimie,philosophie,vie,culture

La vie quotidienne est pleine de moments où l'on peut méditer sur ce que nous ont raconté les anciens alchimistes du Moyen Âge. Par exemple, j'ai pour habitude de déguster, avec un grand plaisir, mon œuf à la coque matinal. C'est presque un rituel et c'est tellement fascinant un œuf ! Évidemment on peut réfléchir aux classique histoires de la primauté de l’œuf sur la poule ou inversement mais, comme vous vous en doutez, amis, j'ai tendance à cogiter, rêver, imaginer en alchimique mode. Alors, aujourd'hui je vais vous proposer une citation extraite du Splendor Solis, un traité censé donner l'explication du Grand Oeuvre et que l'on attribue à un mystérieux Salomon Trismosin. Ce livre, superbement illustré , serait du XVI° siècle.

"Les Philosophes prennent pour exemple un œuf, pour symboliser en lui la fusion des quatre éléments. Le premier, la coquille, c'est la Terre , et le Blanc, c'est l'Eau, mais la peau entre la coquille et le Blanc, c'est l'Air qui la sépare de l'Eau. Le jaune, c'est le Feu et lui aussi est enveloppé dans une membrane subtile _ représentant notre air subtil, qui est plus chaud et plus subtil, puisque plus près du Feu _ et elle sépare celui-ci de l'Eau. Au milieu du jaune se trouve le CINQUIÈME ÉLÉMENT, à partir duquel le poussin apparait et se développe. Nous voyons donc dans un œuf tous les éléments combinés à de la Matière pour former une source de nature parfaite, de la même manière que l'exige ce Noble Art."

D'accord, c'est un peu ampoulé et ésotérique mais je vous propose ce texte pour vous montrer que d'autres, avant nous, ont cherché des réponses et donné des exemples à partir de produits de notre Mère Nature avec lesquels nous avons une relation simple et proche.

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Alchimie - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mardi 4 novembre 2014 2 04 /11 /Nov /2014 19:38

Musée,automates,art,insolite,photo

Photo prise au Musée des Automates de la Rochelle

Comme il est loin le temps, où elle jouait aux billes, avec le coeur fragile, d'inconsistants amants.

Comme il est loin le temps, où elle croyait savoir, qui était celle femme, improbable reflet, dans le froid du miroir.

Comme il est là le temps, où explose l'image, en ne laissant que ruines, qu'il va falloir raser, avant de reconstruire ...

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Poésie - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Dimanche 26 octobre 2014 7 26 /10 /Oct /2014 16:21

alchimie,philosophie,nietzsche,zarathoustra,culture,jung

Je ne compte plus les fois où je me suis immergée dans le Zarathoustra de Nietzsche et me voilà encore repartie pour cette aventure. En effet, je me suis aperçue que je n'avais pas, ou peu, pris conscience du fait que cette oeuvre unique demande un décodage ou plutôt des décodages. Il y a des strates d'interprétations possibles, des obscurités, des pièges dus aux multiples allusions à des faits personnels, l'humour de Nietzsche , son désir d'écrire un livre "pour tous et pour personne". Je crois aussi que j'étais trop prise par des recherches sur l'influence de Nietzsche sur l’œuvre de Jung.

Du temps a passé et alors que j'entendais sans l'entendre un passage du Zarathoustra lu à la radio un déclic s'est fait en moi au sujet des obscurités et contradictions que l'on reproche à cet immense poème philosophique. Nietzsche, je crois, procède à la façon des anciens alchimistes du Moyen-Âge. Il s'avance masqué dans un labyrinthe procédant par allégories et métaphores, formules cabalistiques, réitérations, significations multiples, allusions ... le lecteur doit travailler pour trouver les réponses sans être jamais certain que le résultat est le bon car Nietzsche aime bien l'égarer. Je pense aussi à tout ce bestiaire , aigle, serpent, vache et d'autres qui rappelle celui des ouvrages hermétiques. Et voilà il faut relire pour vérifier cette intuition.

Les alchimistes disaient : "Notre Art est musique" et le texte de Nietzsche est aussi très musical. Comme mes connaissance en allemand son très insuffisantes je rêverais que pendant cette relecture, en traduction, un homme très séduisant (quand on rêve pourquoi se priver !) me dise à l'oreille le texte original. Quel beau fantasme ...

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Philosophie - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 14:50

 

écriture,poésie,art,culture,société, photo,beauté

Beauté de la carcasse, épurée par les flots, le soleil et la pluie,

semblable au vieux visage pétri par les années en sculpture d'une vie

et regardez amis, ce squelette blanchi, recèle encore l'espoir.

 

écriture,poésie,art,culture,société,photo,beauté

 

Et la pomme pourrie, vase d'une alchimie, nichée comme un joyau au coeur du tas de bois, a t-elle moins de beauté que sa soeur bien lustrée sur la coupe de fruits ?

La beauté de l'enfant, la beauté du vieillard, tout est dans le regard.

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Poésie - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Dimanche 5 octobre 2014 7 05 /10 /Oct /2014 19:39

écriture,alchimie,poésie,photo,spiritualité,amour,art

 

Oui, j'ai porté sur Toi des regards indiscrets,

par cette fente infime,

taillée dans la tension entre clos et ouvert.

Mes yeux ont pénétré

au delà de la chair

et Tu m'as aveuglée d'un flash d'éternité.

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Poésie - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 12:09

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Ce n'est rien qu'un murmure ... du fleuve de l'esprit

un soupir d'écriture ...

mince fil de lumière ... tiré des failles obscures

tremblant à la frontière de la coupure ...

 

Et quand reviendra t-elle, enceinte et triomphante,

assoiffée d'aventure et de mots enlacés tissant la transparence ?

 Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Poésie - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Mercredi 10 septembre 2014 3 10 /09 /Sep /2014 11:57

 

site,philosophie,psychologie,alchimie,rêve,jung,homéopathie,spiritualité

Chers amis, connus et inconnus,

 

c'est ce soir que nous mettons en ligne le site http://www.jung-reve-alchimie.fr/qui a un compte facebook. Vous avez les deux liens.

Le site, en chantier, est plein d'imperfections mais je dirai heureusement ! car nous pourrons ainsi le bonifier au fil des semaines, des mois, des ...

L'initiateur du site est mon ami Jean Bissur auteur du blog Autour de Carl . C'est aussi le maître d’œuvre, celui qui rentre les textes, qui fait tout ce que je ne sais pas faire et qui en plus écrit des textes fort intéressants.

Pour ce qui est de moi, j'ai apporté une thèse, soutenue il y a une quinzaine d'années, sur Jung, les rêves, l'alchimie etc. Cette thèse est comme le corps d'une armoire avec des tiroirs et elle sert de structure au site. J'ai entrepris, et j'entreprendrai, dans les textes publiés, de donner la parole à "l'autre je" dont je parlais dans ma note  : l'emploi du nous dans les thèses. Je pense que ce travail d'auto-critique diminuera le sentiment d'insatisfaction que j'ai ressenti, même si le résultat de dix années de recherche et de réflexion pouvait être considéré comme un succès. 

Jean Bissur et moi avons ouvert un beau tiroir pour mon ami de longue date le Docteur Bernard Long, homéopathe, auteur de nombreux écrits, et homme de cœur. 

Nous avons aussi réservé un tiroir à ce que je préfère à tout, la poésie. J'y ai déposé certaines de mes poésies "alchimiques" et sous la rubrique poétique culinaire Marie-Claire Frédéric nous a offert un premier poème.

Évidemment, pour que l'équipe soit au complet, nous avons demandé à ÉPHÊME d'être l'illustrateur du site. Vous avez, par exemple,  en tête de cette note le "cul de lampe" de la page d'accueil. (clic pour agrandir)

Le Laboratoire continue sa vie normale et je comprendrai très bien que le site ne vous intéresse pas car il sera moins convivial. Je reviendrai vers vous pour vous en donner des nouvelles quand ce ne sera plus un nouveau-né.

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : C.G. Jung - Communauté : partage
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Samedi 6 septembre 2014 6 06 /09 /Sep /2014 20:28

écriture,poésie,alchimie,psychologie,spiritualité,trous noirs

Les trous noirs sont des cachettes de l'âme où se réfugier quand la flamme brûle si fort que les larmes ne peuvent plus adoucir la douloureuse mais indispensable calcination ...

Ariaga

Par Ariaga - Publié dans : Alchimie - Communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Mercredi 3 septembre 2014 3 03 /09 /Sep /2014 20:07

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 Photo illustration Ariaga (clic pour agrandir)

(Fin du conte d'Aout de Patricia Gaillard, présentés par Ariaga)


Mes amis, vite, revenez à moi. Notre tapis est orange et brillant comme jamais.
C’est que cette dernière envolée sera celle de l’adieu, après nous ne reverrons plus notre chère monture.
Il faudra revenir à nos pieds, nos vélos, nos motos, nos voitures...
Ce matin nous partons pour ce château final, le roi nous y attend. Munissez vous bien vite de vos objets magiques, brossez vos chevelures, briquez votre minois, habillez-vous d’or et de soies, je vais vous présenter à un grand personnage, qui connaît de vos âmes le plus petit recoin, car c’est chez lui qu’arrivent vos rêves, vos désirs, vos fantasmes et vos projections. En grand ordonnateur, il tisse tout cela pour en faire des contes, propres à vous nourrir, à vous guider, à raconter au monde vos schémas intérieurs qu’il disperse sur terre comme des graines de blé.
Regardez ce château, chacun de vous le voit selon ses rêves et ses désirs, et regardez ce roi. Bien sûr il n’est pas grand, ni vêtu de velours et d’hermine, bien sûr la couronne de sa tête n’est pas faite d’or fin. Mais qu’attendiez vous donc, filles et fils de la terre ?
C’est un être sans âge, dont on ne peut même dire s’il est fille ou garçon, il est menu et pâle dans son vêtement de neige et de vent, sa couronne est une ronde de vers luisants et son sceptre une branchette d’aubépine. Mais allez le voir, surtout n’hésitez pas, car à le rencontrer on puise sacrément à la source de nos mythologies humaines et à celles de nos cœurs. De l’esprit aisément il sait défaire les nœuds et nous renvoie sur la terre un peu plus neufs à chaque fois.
Et pendant que vous irez à lui, je m’en irai. Il y a dans cette terre sacrée un trou dans le sol, caché à peine par quelque lierre fou. C’est par là que je pars, vous en ferez autant quand vous aurez fini. C’est un petit boyau en spirale, qui en quelques secondes vous ramènera ici, dans notre monde.
Une dernière chose, chers compagnons de ce voyage d’août qui m’a fort amusée, n’oubliez pas que ce trou de voyage est praticable dans les deux sens et à tout moment. Il ne tiendra qu’à vous de revenir. Sans moi. Comme des grands.
Merci d’avoir accepté de me suivre dans ce délire de conteuse, moins délire qu’on ne croit...
Maintenant je pars, car, je vous l’ai dit, un palais m’attend, là-bas, au-dessus de la mer, sous un oranger-ami qui m’a longtemps manqué...
Je vous embrasse à la volée !


                         La gaillarde conteuse
                                      

Patricia Gaillard

Par Ariaga - Publié dans : Vacances imaginaires - Communauté : partage
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Dimanche 31 août 2014 7 31 /08 /Août /2014 20:45

 

Suite du conte de Patricia Gaillard présenté par Ariaga

 

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Motif tissu du lac Titicaca, Pérou (agrandir)

Quelle force dans vos impressions durant cette traversée de la région des objets magiques et des animaux qui parlent !
Cependant il va nous falloir encore repartir, car août tricote vers septembre le tapis de ses jours.
Je ne vais pas tarder à faire ma valise, un palais m’attend, dont je ne vous dirai rien, car ce voyage-là sera mien.

Voyez, notre tapis volant qui se déroule, un peu plissé de sommeil, bercé par vos mots.
Il a rêvé de fils, de nœuds, de filage, de tissage, de lin, de laine, de coton et autres chanvres rudes.
Il a rêvé des parques, des araignées aux œuvres fines bijoutées de rosée.
Il a rêvé des vieilles brodeuses, des veilles tisserandes et des conteuses-fileuses.
Savez-vous qu’au temps des fileuses on appelait les contes “la philosophie du rouet” ?
Savez-vous que les travaux de femmes sont la métaphore de la création de la pierre philosophale ?
 
Avant de monter sur notre tapis, je voudrais vous parer. Si.
Il y a dans ce coffre de bois bleu des vêtements et accessoires importants offerts par la région des objets magiques que nous quittons :
Soie brodée d’or de Prince oriental, tenue de Reine, hardes de Sorcière, une longue barbe bleue, un chaperon bien rouge,
une robe de soleil, une autre de lune, un fuseau-somnifère qui fait dormir cent ans, des bottes de sept lieues,
un sac de cailloux blancs, une chevillette qui choit, la boîte de Pandore, un baiser de prince, un autre de grenouille,
l’édredon de dame Holle, une baguette magique, une flûte enchantée et une lampe qui renferme un génie.
Choisissez vôtre objet, celui qui vous est proche, celui dont vous rêvez. Car là où nous allons, on vous attend impatiemment et surtout on a besoin de savoir vos fantasmes, et votre choix vous trahira, car vos fantasmes sont l’essence de ce monde éternel où nous sommes encore pour quelques jours.
C’est un Roi, sachez-le, qui nous attend, pas le premier venu, car c’est le Roi des contes ! 
Notre dernière envolée va durer quatre jours. Vous aurez le loisir de choisir, d’adopter la chose, de la connaître, et surtout de vous faire connaître d’elle.
Vous arriverez mûrs au château, autre château celui-ci, château d’or des merveilles !
Veinards que vous êtes. Embarquons !

(à suivre)         La Gaillarde Conteuse

Patricia Gaillard

Par Ariaga - Publié dans : Vacances imaginaires - Communauté : partage
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Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 16:06

(suite de la nuit au château)

 

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Illustration, collection personnelle de Patricia Gaillard (agrandir)

 

N’allez-vous pas conserver, de cette nuit au château des mystères, une impression forte ? Chacun à sa manière a abordé cette étrange demeure, moins étrange cependant que ce que nos esprits en ont fait ! Les choses deviennent souvent ce que nous voyons en elles, jusqu’à parfois, devenir magiques...
Et c’est précisément pour nous rendre dans la région des objets magiques et des animaux qui parlent, que nous allons refermer derrière nous la lourde porte du château, rejoindre notre tapis qui, déroulé depuis longtemps, a pris à l’aube un bain de rosée revigorante. Voyez comme sa teinte orange en est soudainement réveillée.
Montez sur ce radeau des merveilles, nous allons filer bien vite.
De région, en région, nous circulons dans le royaume de ce roi des contes, chez qui nous finirons par arriver, car je n’oserais pas vous priver de cette rencontre inoubliable. C’est un être qui a réponse à tout, plongé qu’il est par sa nature dans le tissage divers et compliqué de nos projections humaines. Mais nous verrons cela plus tard.
Voyez sous vos pieds ce grand pré verdoyant. Nous allons nous y poser, partez sans hésiter, faites des rencontres, il y a ici de quoi vous étonner grandement. Sachez que des conversations avec les bêtes nous ouvrent aussitôt ce cher cerveau limbique que nous brimons souvent et qui a bien trop peu la parole. Sachez que les objets ici sont magiques, et que les symboles dont ils sont les images opèrent fameusement sur nos esprits resserrés par les conditionnements du monde. Si vous savez pratiquer la simplicité, cette merveille difficile à toucher, vous vous amuserez royalement dans ce coin.
Que l’un ou l’autre d’entre vous se soucie un peu de L’Oublié. Vous voyez bien qu’il ne partage pas nos mœurs modernes. Et justement, il est bien plus proches des bêtes que vous ne le serez ! Sa compagnie vous aidera dans vos rencontres. Observez-le, prenez de la graine et s’il vous pinçotte les fesses comme ça en passant n’en faites pas grand cas, ne soyez pas chochotte, car il est “nature”, c’est une qualité qu’il faut considérer.
Voyez notre tapis qui se retire à l’orée d’un bois, il s’étend, ravi, et va relire avec délectation et une attention qui vous honore, vos proses et vos vers.
Je crois qu’il se pique au jeu et qu’il nous apprécie.
Reconnaissez qu’il est bien attachant et que, comme monture, on ne peut rêver mieux...
Maintenant filez...

(à suivre)                 La Gaillarde Conteuse

Patricia Gaillard

Par Ariaga - Publié dans : Vacances imaginaires - Communauté : partage
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Présentation

Qui est Ariaga ?

 

 
C. G.JUNG, dans l'ouvrage ma Vie, que je recommande à tous ceux qui ne le connaissent pas, entreprend de raconter le "mythe" de sa vie.

Inspirée par cette démarche, Ariaga raconte, elle aussi, le mythe de sa vie. Ariaga n'a pas d'âge et ne se situe pas dans le temps.

 

L'émotion d'un moment d'amour, Ariaga est jeune, et pourtant sa jeunesse est passée.

 

Evocation d'une transition vers la mort, Ariaga est vieille, et pourtant elle est encore pleine de vie.

 

Ariaga n'est pas philosophe, ni écrivain, ni poète car elle n'oserait pas s'affubler de ces étiquettes tellement chargées de sens et de symboles. Sa spiritualité est une perpétuelle recherche.

 

Ariaga à connu les calcinations, les putréfactions, les dissolutions, les morts et les résurrections de l'Oeuvre alchimique. Et aussi de superbes conjonctions...


 

 

Ariaga est dans cette bouteille en verre qui symbolise la cornue, cornue qui est dans la Nature dont Ariaga fait partie. Elle y subit d'incessantes transformations pendant sa recherche de l'Or spirituel. Ce n'est sûrement pas cette fois-ci qu'elle  y parviendra mais elle recommencera, encore et encore.

 

Ariaga vit son rêve intérieur sur ce blog. Ne cherchez pas à la connaître en tant que personne, ce serait comme si vous marchiez sur une fragile dune de sable : elle s'effondre.

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