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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 17:48

Elle écrit comme j'aime lire, des mots simples et poétiques qui demandent à être relus plusieurs fois et alors une pensée forte apparaît. C'est probablement pour cela que j'ai eu envie de la publier ici. C'est une forme de projection ... Il s'agit de Miche, auteur du blog, dans mes liens, chou-genou-caillou. Ariaga.

***

Comme la femme qui enfante, et c’est toujours la première fois

Comme l’enfant qui naît au monde du souffle

Comme l’agonisant devant le voile de la mort

Comme l’homme et la femme se rencontrent en leurs intimités

Comme le vent traverse la colonne de la flûte

Se présenter neufs de tout savoir

 Regarder un arbre, pour la première fois.

Miche

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 18:06

Quand les cordages fatigués par les marées

vont se noyer dans l'eau du port

coule la sève d'une pourrissante beauté ...

Ariaga

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 15:04
Je vous propose aujourd'hui une poésie alchimique de Perrot extraite de ce que je considère comme son ouvrage le plus "personnel", Coran teint, éd. la Fontaine de Pierre, p. 327. J'ai l'impression en lisant ce poème que le Jung que j'ai toujours considéré comme on poète refoulé s'exprime par les mots de Perrot. Atteindre le fond, se dessécher pour renaître à la fois le même et un autre, telle est la prière de l'alchimiste. 
   Ariaga.
  
                               Chant de matines de l'alchimiste 
 
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            Oh! mon esprit ne veut plus être,
            Nature, que ton pur témoin.
            Je ferai taire tout désir
            pour t'écouter dans le silence. 
 
            Ayant ainsi creusé le gouffre
            j'atteindrai le fleuve du fond.
            A son heure il se changera
            en un geyser irrésistible.
 
            Sa substance qui est la tienne,
            remplira toute ma vision,
            me courbant en miroir du monde,
            sphère où les étoiles se jouent.
 
            Le silence qui m'effrayait
            s'est fait choeur des dix mille voix.
            De la gorge où j'ai disparu
            surgit le nouvel univers.
 
            On me l'avait dit : je le vois !
            La mort est mère de la vie,
            pauvreté engendre richesse,
            ignorance est le grand savoir.
           
                 Étienne  PERROT, 1973
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 19:37

Devenir vieux, c'est se percher sur le piédestal du grand âge pour dire des paroles de sagesse.

Devenir vieux, c'est faire de ses opinions des certitudes, des dogmes sa religion, adhérer , oublier la beauté du paradoxe.

Devenir vieux, c'est avoir peur de son ombre et encore plus de l'ombre de l'autre.

Devenir vieux, c'est se réfugier sous les vieux oripeaux du petit soi.

Devenir vieux, c'est ne plus voyager dans l'imaginaire et voir son monde se rapetisser comme une peau de chagrin ...

Ariaga

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Published by Ariaga - dans Poésie Philosophie
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:12
Maternité et vase alchimique

Le vase qui reçoit et préserve est une image très ancienne de la femme et de la maternité. Le fait qu'il contient de l'eau, un élément sans lequel la vie ne peut exister, donne à penser que c'est tout naturellement qu'il a été comparé à l'utérus de la femme.

Dans cet utérus, symbolisant le "vase merveilleux" des alchimistes, se produit une "oeuvre" extraordinaire qui aboutit à la naissance d'un enfant.

Le vase, qui est parfois aussi un chaudron ou un autre récipient rond pouvant contenir un liquide, a été à l'origine de multiples légendes aux temps où les scientifiques n'avaient pas enlevé sa part de mystère à la fabrication d'une vie par un être humain de sexe féminin. C.G.Jung y consacre des pages importantes dans Métamorphose de l'âme et ses symboles (p.228 et 288 par exemple) et dans Psychologie et alchimie(p.308 et d'autres).

Être enceinte c'est accomplir en son sein le Grand Œuvre dont rêvaient les alchimistes et je me dis que ces quelques lignes pourront peut-être réconforter les femmes qui souffrent de nausées ou celles qui, gênées par leur gros ventre, ont du mal à mettre leurs chaussures !

Ariaga

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 15:45
Lumière dans l'arbre

Il fut un temps où, possédée par une ivresse sobre,

elle parlait aux arbres au delà de leur robe d'écorce.

Il fut un temps où elle était un corps

autel de sacrifice, écouteur des chants de l'extase.

Mais la douleur l'a rendue sourde,

buveuse de l'eau croupie des souvenirs,

menteuse à l'Esprit !

Il est temps qu'elle offre à nouveau son visage à la pluie bienfaisante des signes.

Ariaga

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 18:16
Lumière-dans-le-noir

Lumière-dans-le-noir

Quand la lumière est absente ou incertaine et que pour un temps on demeure dans l'envers du bonheur.

Quand une vitre d'angoisse nous sépare de la beauté de ce qui est.

Quand on ne sait plus déguster la saveur de la vie et que l'on remâche sans cesse le goût de l''amer.

Ce n'est rien, amis.

Rien que brindilles de moments qui n'attendent que la lumière du noir pour s'envoler et se consumer joyeusement dans l'inépuisable cœur de feu qui brûle au Centre de notre véhicule terrestre.

Ariaga

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 15:20
L'Essentiel par delà le reflet

 

Enfin perdre son temps,

et devenir un chat

qui guette le néant

aux confins d'un trou noir.

Penser avec son ventre

à ces vieux mots perdus

et voler dans le vent

feuille blanche...

Voguer dans l'univers

goutte qui se balance

sur la crête des ondes.

Crever comme une bulle cellules libérées.

Par delà le reflet

retrouver l'Essentiel

oublié..

                        Ariaga

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 16:43
Le grand rire de Mère Nature

 

Parfois, pris d'un désir ardent, on entreprend la quête de l'impensable. On va très loin , on creuse très profond, et puis on s'aperçoit que ce que l'on cherche est juste à côté, là, tout près de la surface. C'est alors que l'on entend le grand rire de la Mère Nature.

Ariaga

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 15:57
Femme au miroir

Comme il est loin le temps,

où elle jouait aux billes,

avec le cœur fragile, d'inconsistants amants.

 

Comme il est loin le temps, où elle croyait savoir,

qui était celle femme,

improbable reflet, dans le froid du miroir.

 

Comme il est là le temps,

où explose l'image,

en ne laissant que ruines,

qu'il va falloir raser, avant de reconstruire ...

Ariaga

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Published by Ariaga - dans poésie Philosophie
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