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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 16:00

amour-cosmique.jpg

 

Une vie ne suffit pas pour un Amour comme le notre

            ET

Dans cette longue lutte pour la survie

D'un corps  tant désiré

L'autre moitié du mien

Tu as longtemps gagné

Refusant les verdicts et les condamnations

           ET 

Quand tu as décidé que c'était le moment

De faire le voyage vers la Grande Lumière

Je t'ai accompagné au plus loin des douleurs

Tout au long du Passage

                ET

Nos mémoires s'oublieront 

Mais quand la roue des vies 

Nous ramènera sur le rivage

 Nus et étrangers

Je connaîtrai encore

 La couleur de ton âme

La saveur de ton corps 

               ET

Le jour où je te retrouverai

Je me pencherai vers toi

J'embrasserai la veine de ton cou

Là où bat le sang

Mes lèvres trembleront contre ta bouche

Comme une petite vague fatiguée par une longue traversée

Un souffle passera

A travers nos deux corps 

            ET

Une nouvelle fois

Nous oeuvrerons ensemble

Vers la Grande Alchimie

            ET

Tout recommencera

Encore et encore

            ET

L'amour grandira

Une dernière fois

Jusqu'à se fondre en Or

Et devenir Divin... 

 

Ariaga

 

 


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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 17:16

Château de Kerjean.jpg

 

A la fenêtre du vide

Revêtue de mille rides

Elle sourit à l'absence

D'une indicible présence.

Ariaga


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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 18:58

 

L'herbe Ariaga cherche la lumière.jpg

La fragile herbe Ariaga, celle là même qui se croyait si forte,

tombée comme un vieux chiffon

dans les boueuses profondeurs aquatiques du chagrin,

délitée par le sel des larmes,

remonte doucement vers la lumière.

 

Où est la surface, elle l'ignore,

elle flotte dans le ventre maternel des eaux,

elle grandit, elle s'enfante,

poussée par le courant vers le monde extérieur

et revient, tel un esprit malicieux,

le vieux démon de la curiosité...

Ariaga

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 17:22

Fleur-de-moule.jpg

 

Il fut un temps où dans les tombes on trouvait des coquillages en forme de sexe de femme et de la terre ocre couleur sang.

Il fut un temps où les statues étaient fessues et mamelues.

Il fut un temps où la maternité était magique.

Il fut un temps où la terre était une Grande Mère, nourricière, procréatrice, centre des forces mystérieuses de la vie et de la mort et où on la disait Mère du Monde, Mère Céleste.

Tout venait d'Elle.

Tout retournait à Elle.

Il fut un temps où Elle habitait des sanctuaires et où on lui offrait les fruits de la nature.

Mais les temps changent.

Est venu le pouvoir du Père.

Il a relégué la Grande Mère dans les profondeurs de la terre.

Il a dit qu'elle était impure et dangereuse.

Il a dit qu'elle était seulement le récipient de sa grandeur.

Il a dit que c'était lui le Créateur de toutes choses.

Mais moi, qui ait toujours senti dans les fibres de mon être vibrer les notes du chant de la Grande Mère, je vous le dit, amis, la Vie est multiple et l'on va bientôt célébrer les noces alchimiques du Roi et de la Reine oubliée

Ariaga

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 15:49

La fleur d'or

Avoir plus avoir encore

Etre tout saupoudré d'or 

Devenir une bouche 

Béante de besoins 

Plus de dieux plus de pouvoirs

Plus de beautés de papier glacé

Plus de copulations froides contrefaçons de l'Amour 

Vouloir vouloir encore

Oublieux de l'instant

Un moment de bonheur inimitable 

 

Je possède donc je suis 

Plaquez moi d'or liquide

Pour me rendre immortel 

Dit l'humain égaré qui a perdu son être

Sur la planète folle 

Et moi je me demande quel démiurge sournois

S'est emparé du monde ?

 

Ariaga

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 10:46



 squelette de bateau

 

 

"Cette nuit la tempête

A craqué la maison

Forteresse assaillie

Par les béliers du vent 

Au petit matin noir tout encombré des rêves de la nuit

Quand on se trouve encore

Sur le fil du rasoir entre la mort et la vie

Un plat silence a figé l'air quelques secondes

Mer étale

Et puis comme un grand souffle

Est monté le clavier d'une foule impatiente

Un vieux moi très ancien

A ouvert grand la porte 

 

A la lumière du porche j'en ai vu quelques uns 

Les autres

Écharpes de brume

Dansaient dans la grisaille de la fin de la nuit

Certains disaient leur nom d'autres l'avaient inscrit au fer rouge sur le front

C'étaient des Basilide Barbélo Valentin 

Carpocrate Epiphane Menandre Saturnin

Des ophites tout nus réchauffés de serpents 

Le tout en grand désordre

Simon avec Hélène forniquait dans un coin

Au tout début du jour j'ai vu des Bogomiles

Puis ceux de Monségur des enfants dans les bras

Et Giordano  Bruno fumant comme un tison

Oui ils étaient tous là douteurs et insoumis

Ceux qui se voulaient plus chrétiens que d'autres

Ceux qui croyaient que le Diable est associé à Dieu

Ceux qui pensaient qu'il n'y a rien entre l'homme et son dieu

Ceux qui croyaient que l'univers est Un

 

Quand le jour s'est levé

Quand le ciel s'est ouaté de nuages 

Ils se sont lentement dissous

Vers les mémoires obscures où brûlent les bûchers

Me laissant des regrets

De ne pouvoir loger

Amour si absolu."

 

Ariaga

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 19:11

 

Toi, le handicapé anonyme dont l'ombre rampe vers la porte et les couloirs sans fin de l'hôpital,

le regard cherche la lumière de la fenêtre,

je voudrais découper ton nom aux ciseaux des mots, aux ciseaux des sons, dans la langue des oiseaux des anciens alchimistes.

Handicapé, caché derrière le H, la hache qui a coupé le fil, il y a l'an, ces années que tu comptes et peuples de tes rêves. Hand est la main que je voudrais te tendre pour l'invitation au voyage. Au centre je devine Icare et son vol plein d'espoir. Je vois aussi la cape tissée d'amour pour t'envelopper et le cap qu'il nous faudra tenir pour arriver au but ultime, à la dernière station des vacances imaginaires.

Toi, l'anonyme que l'on promène du lit au fauteuil et du fauteuil au lit, ta chambre est la dernière station de notre train.

Je viens te chercher, nous venons te chercher car je ne suis pas seule. Tout l'été nous avons voyagé vers toi dans le seul but, par la force de notre rêve, par la force de notre amour, de t'emmener avec nous. Pas dans un pays lointain, pas dans des lieux grandioses, simplement descendre le petit chemin, juste à gauche du banc des premiers jours de l'été, et marcher tous ensemble sur la plage.

Tu penses, tu ne dis pas, les mots aussi sont partis, tu penses, je ne peux pas marcher, mon corps s'est absenté.

Ce n'est pas important. Tu es moi et les autres, tu es moi et je suis celui qui est assis dans le fauteuil devant la fenêtre.

P6271058_2.jpg

Tu es pieds nus et tu marches sur le chemin humide comme un enfant qui naît. Ce chemin qui conduit vers la mer. Sur la plage, le sable fin s'insinue entre tes doigts de pieds. L'odeur marine pénètre chaque pore de ta peau et la vague de la marée montante frissonne le long de tes jambes . Tu cours, tu danses dans la poussière bleue des gouttes d'eau. Tu n'es plus que sensations et le cri de joie qui monte à ta gorge nous le poussons tous ensemble.

Ariaga

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 14:52
 

Quand nos cendres se promèneront dans l'univers et que nos corps ne seront plus rien hors de ce sac de peau où nous gardons nos os

Oubliée l'apparence

Et le tien et le mien

Les rides du chagrin

Perdues les références

Quand les mémoires n'auront plus faim

 

       Explosés de soleils

       Nous nous retrouverons

       Et nous nous mêlerons

       Parcelles d'infini

       Dans un immense lit

       Nous serons la musique

       Symphonie fantastique

       Nos esprits confondus

       Se retrouveront nus

       Monade désirante

       Copulation ultime

En un cri silencieux nous baiserons les ondes

Et l'Amour jaillira jusqu'au delà des mondes !

Ariaga

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 11:20

 

Rêve, vision, imaginations...

Sur la route est passé, un étrange cortège.

En tête se tenait le Vieil Homme de la Mer, une belle sirène, minuscule, perchée sur son épaule.

Il battait tambour soliste, suivi d'un grand orchestre de sifflements de vents et de vagues brisantes.

Derrière, en grand désordre, suivait une cohorte de bateaux délabrés usés par l'abandon et le manque de respect.

Il y avait les gros mourant dans des champs d'herbes où ils rêvaient des grandes vagues salées et des poissons brillants dans leur ventre affamé.

Il y avait de tous petits canots, croupissant sans espoir d'une rame d'enfant, dans la vase durcie en un lieu oublié par la marée.

Il y avait ceux, à moitié colorés, restés de longues années dans un garage sombre avec pour compagnie un vieux pot de peinture rouillé.

J'ai même reconnu, au passage, cette barque presque neuve, retournée au milieu des gravats d'une maison en construction.

En fin de cortège se traînaient les bois pourrissants semblables à des squelettes d'animaux dont il ne reste plus que les côtes.

Oui, j'ai vu passer un étrange cortège.

Révoltés par l'indifférence des hommes, ils allaient vers la mer.

 

Ariaga



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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 15:32

 

Au bout du promontoire

Quand j'ai posé ma main sur la pierre humide

De la vieille croix granitique rongée de larmes

Elle a bruissé les soupirs des femmes

En attente devant la mer nue.  

 

Les goélands au ventre blanc ont crié l'histoire

De celles en noir

Scrutant la profondeur sombre des eaux

Les soirs de lune ces femmes pieuses

Armées de leur chapelet 

Croyaient apercevoir dans les gerbes d'écume

Echappés pour un soir du purgatoire de noyés 

Les spectres de leur aimés

Levant leurs bras transparents pour crier leur détresse

 

Veuves avant d'être mères

Mères aux corps oubliés

Seules dans l'odeur rancie des lits clos elles avaient prié si fort que parfois

Pour un instant béni

Revenait la chaleur de leur amour perdu

Et je crois oui je crois

Comme ces femmes en noir

Que ces âmes transies arrachées à l'errance

Montaient au Paradis

 

Ariaga

 

 

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