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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:11

Les habitués du blog connaissent la gaillarde conteuse et pour ceux qui ne la connaissent pas allez sur son blog où vous pourrez avoir une idée de sa personne et de ses activités. Vous serez séduits par ses enchantements.

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Photo Ariaga

Dans ce lieu où je suis invitée à collaborer, jai envie de proposer une halte au cours de laquelle Rêve et Alchimie prendraient une place de Roi. Savez-vous, chers laborantins passionnés et fidèles, que les contes cachent dans leurs souterrains, la pierre rare de l’alchimie ? Principalement les contes que l’on nomme Merveilleux. Mais que signifie “merveilleux” quand il s’agit des contes ? N’allez pas entendre en lui uniquement cet adjectif que l’on utilise chaque fois qu’on s’extasie devant quelque chose de beau ou d’agréable. C’est le sens moderne, réduit mais je vais développer un autre sens car merveilleux" et "miroir" trouvent tous les deux leur origine dans le très ancien "mirus" qui signifiait étonnant.
Voyons de plus près ce miroir tel que l'exprime Eric Garnier :
“Le miroir est symbole de l’imagination et de la conscience. Il est lié à l’eau et au mythe de Narcisse. C’est une plaque qui reproduit les images et qui, d’une certaine façon, les renferme et les absorbe. Pour de nombreux symbolistes, les miroirs expriment la magie de la mémoire inconsciente. Les miroirs à main sont emblèmes de la vérité.”
Les contes merveilleux sont ces miroirs-là, puisqu’on s’y mire. Ils expriment la magie de la mémoire inconsciente.  Le conte merveilleux est un miroir et son contenu nous parle de nous, nous présente à nous-mêmes, voilà pourquoi ils nous intéressent, nous emportent, nous intriguent, voilà pourquoi les symboles qu’ils contiennent, qui sont les mêmes que ceux de nos rêves, nous fascinent.
A quoi reconnaît-on un conte merveilleux. Il met d’abord en scène soit un personnage ordinaire qui se trouve obligé de partir pour une quête impossible, soit un royaume incomplet, roi mort ou nul, reine morte ou nulle, donc un royaume dysharmonieux. Dans le premier cas, le héros est incapable d’y arriver seul il est aidé pour cela par un personnage de l’autre monde : fée, nain, animal qui parle, objet magique etc... C’est la simplicité, l’innocence du héros qui rend cette aide possible, qui en fait un “miracle”, et grâce à cette aide, la quête devient aisément possible, malgré toutes les malédictions qui peuvent pleuvoir, venant des forces du mal. C’est aussi cette simplicité et cette innocence du héros qui viennent à bout ces forces maléfiques. Si notre héros était angoissé, les forces du mal gagneraient. Dans le second cas, un événement va bouleverser le royaume, cet événement va attiser ou repousser les forces du mal qui empêchent l’harmonie et rendre à la royauté sa part masculine ou féminine manquante et ainsi parvenir à une totalité harmonieuse, la réunion des contraires, le mariage alchymique, un royaume enfin heureux, bon, complet et fort.
Nous contenons en nous tout ce qui compose un conte merveilleux. Absolument tout. Le conte merveilleux nous propose de partir en nous, en quête de notre totalité, de nous identifier aux forces maléfiques et bénéfiques - qui sont notre ombre et notre lumière à rencontrer, nos dieux et nos démons à connaître - de percer notre orgueil, de révéler enfin peut-être notre “innocence”, pour que nous appelions les énergies insufflées par l’autre monde, les recevions sans résistance, sans crainte et rendions enfin le miracle possible. Et l'alchimie ? Une autre fois ...

À suivre

La gaillarde conteuse

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Published by Ariaga - dans Philosophie
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