Je suis le vaisseau splendide d'un passager sans limite qui baigne mes cellules dans sa lumière
Seigneur, ne me donnez jamais la sagesse triste
De ceux qui vivent morts
Ne me donnez jamais la vertu laide
De ceux qui aiment dans la honte de leur corps
Laissez moi être une note de musique incarnée
Vibrant dans l'orchestre de l'univers
Laissez moi être une main qui caresse et qui donne
Donnez moi un AMOUR vaste comme la VIE
Et reprenez les mots les pourquoi et les portes
Pour que ma chair glorieuse frissonne
Spiritualisée par Votre grandeur cosmique
Ariaga
Forte des puissances de la nuit
Nue sur la roche ronde enfantée par les vents
La femme est venue offrir sa chair humide d'un désir d'Océan à l'aimant de la mer montante
Les langues du soleil
Tout près d'être englouti
Ont caressé sa peau
En spasmes d'agonie
Le ressac a chanté
Au rythme de l'amour
Et le feu a brulé
Dans la pierre mouillée
Quand ses reins ont quitté leur lit granitique
Quand son ventre s'est tendu vers le ciel
Quand ses cuisses lourdes se sont ouvertes à la caresse des gouttes
La vague est arrivée aspirant la fontaine
Cri et jaillissement
De son eau féminine
Un don à la Nature
Aux temps des dieux multiples
Le masque est là bouffon de comédie
Déguisement imposé depuis l'enfance
Apparence nécessaire
Intégration programmée
Fais gaffe à la Société tu vas être rejetté
Présentation bien léchée de photo papier glacé
Permis pour se promener
Dans les rues bien fréquentées
Certains sont morts étouffés sous le plastique de l'emballage protecteur de l'extérieur mais la poussée est forte des démons et des dieux qui vivent à l'intérieur la Nature est puissante son feu brûle les gardes obèses du petit moi craintif
Les esprits se desquament et les rêves dansent des nuits entières
Voici venir le temps du monde du dedans
Voici venir le temps de devenir un vase
Voici venir le temps d'être nue et sans masque
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