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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 12:02
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       Quand la mer se retire, vidant l'estuaire de ses bleus

       reste le plomb fondu de la vase grise et molle. 

       C'est alors que nos frères de plumes et de symboles

       écrivent des messages, signés pattes d'oiseaux, 

       dans l'archaïque langue des dieux de la Nature.  

 

       Nous ne savons plus lire, le code s'est perdu

       et nous avons laissé dissoudre dans le temps

       cette danse amoureuse de la matière esprit

       cette danse amoureuse mère de notre monde.

                 Ariaga (Ariane Callot)

      Photo Ariaga

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commentaires

Solipold 03/12/2020 03:41

Les pieds savent encore ce que les yeux ne voient plus.

Mayalila 30/11/2020 20:35

J'adore, Ariaga ; merveilleux ce poème, surtout avec l'illustration qui lui correspond.