
Tombe la bombe
Fini les rondes
La terre est une fleur de feu
La mer est une gerbe bleue
Toi et moi
Nous voguons dans l'éther
Poussières
Se rencontreront-elles
Les parcelles
Des corps
Qui s'aimaient ?
Ariaga

Tombe la bombe
Fini les rondes
La terre est une fleur de feu
La mer est une gerbe bleue
Toi et moi
Nous voguons dans l'éther
Poussières
Se rencontreront-elles
Les parcelles
Des corps
Qui s'aimaient ?
Ariaga
Il dit de confuses paroles d'il y a des millions d'années
Je vogue, je rêve
Petit bateau perdu
Eternelle seconde
Sur la vaste étendue des belles certitudes
Je vogue, je rêve
Vide sans être vide
Transparence d'écume
Etape sur la mer d'un soupir du cosmique
Ariaga
La pluie arrive d'ailleurs, coule ses larmes de terre et d'eau
Cogne au carreau
Craque le coeur
Un pauvre amour est mort, pâle et décoloré
D'avoir été trempé
Par la pluie qui tombait
Il aurait pu la consoler, il aurait pu la réchauffer
Il aurait suffi de l'aimer
De l'enfouir profond
Dans un lit douillet
Et de lui cacher
La pluie qui tombait
Le gros chat mouillé aux poils hérissés
Se serait calmé aurait ronronné
Mais lui il songeait, mais lui il pensait
Et il l'oubliait
Regardant sans fin
La pluie qui tombait
Un vieil amour est mort
Silencieusement
D'avoir été dissous
Par la pluie qui tombait
Ariaga
Dans le vase de la Nature où les fleurs poussent sur le fumier les filles du vent et des embruns cuisinent au plus intime.
Ciel terrestre et terre céleste, dans le vase de la Nature elles concoctent le grand Oui aux origines de la vie et le rire libérateur d'un ancien orgasme de l'être cascadant les rêves en échos.
Corps spiritualisé par l'air, esprit perdu dans la matière, ce qui fermente dans le vase sera transmuté en son temps ...
Ariaga
Quand on se canalise
Quand on analyse
Quand on se dialyse
Quand on banalise
Aseptisant sans cesse
Les joies et les ivresses
Les excès de tendresse
Pour la vie et ses liesses
On bâtit un grand mur
De pierres granitiques
Tout autour de la chair
Et l'âme devient grise
Parfois le mur s'écroule
Attaqué
Explosé
Par la vague puissante
De forces inconnues
Dont l'alcool est si fort
Que l'âme en est grisée
Ca s'appelle l'AMOURJe suis le vaisseau splendide d'un passager sans limite qui baigne mes cellules dans sa lumière
Seigneur, ne me donnez jamais la sagesse triste
De ceux qui vivent morts
Ne me donnez jamais la vertu laide
De ceux qui aiment dans la honte de leur corps
Laissez moi être une note de musique incarnée
Vibrant dans l'orchestre de l'univers
Laissez moi être une main qui caresse et qui donne
Donnez moi un AMOUR vaste comme la VIE
Et reprenez les mots les pourquoi et les portes
Pour que ma chair glorieuse frissonne
Spiritualisée par Votre grandeur cosmique
Ariaga
Forte des puissances de la nuit
Nue sur la roche ronde enfantée par les vents
La femme est venue offrir sa chair humide d'un désir d'Océan à l'aimant de la mer montante
Les langues du soleil
Tout près d'être englouti
Ont caressé sa peau
En spasmes d'agonie
Le ressac a chanté
Au rythme de l'amour
Et le feu a brulé
Dans la pierre mouillée
Quand ses reins ont quitté leur lit granitique
Quand son ventre s'est tendu vers le ciel
Quand ses cuisses lourdes se sont ouvertes à la caresse des gouttes
La vague est arrivée aspirant la fontaine
Cri et jaillissement
De son eau féminine
Un don à la Nature
Aux temps des dieux multiples