L'ombre craque ... et par les fissures elle pousse lentement ses racines dans la lumière pour engendrer de sombres fleurs. Mais toutes les fleurs sont belles, même les fleurs noires qui poussent dans la boue de la nigredo alchimique. Ariaga (Ariane Callot)...
Cette oie que l'on pourrait dire timide, serait-elle sans le savoir une adepte de la psychologie des profondeurs de ce cher Carl Gustav JUNG ? Quels archétypes chercherait-elle alors dans les vases obscurs des eaux secrètes ? Ariaga
Oui, j'ai porté sur Toi des regards indiscrets, par cette fente infime, taillée dans la tension entre clos et ouvert. Mes yeux ont pénétré au delà de la chair et Tu m'as aveuglée d'un flash d'éternité. Ariaga (Ariane Callot) Photo Ariaga.
Oh ! que j'aimerais... Mourir d'être une fleur Et donner au soleil toute l'eau Exploser de beauté dans un bain de lumière Ivre du vin de l'univers J'attends depuis des vies... Ariaga (Ariane Callot)
Même brisé, même immergé, le roseau persévère à vivre sa vie de roseau. Ses racines connaissent les leçons de la Nature, les leçons du non écrit et du non dit. Il ignore les frottements du petit monde, il ignore les renoncements de l'esprit, il ignore...
Ne pas aimer les araignées Une opinion Mais décider de leur parler Transmutation. Ariaga
Aimez moi Prenez moi Jouez avec moi "A soixante ans passés j'attends encore papa" Dit la vieille poupée A l'âme camouflée Sous l'épaisseur des fards Et sous ses pleurs d'enfant Craque la glace Porte des vanités Gouffre du désamour Tant de fois regardée...
Ne nous éloignons pas, la beauté est partout. Regardez mes amis, juste à côté de nous, tout en bas du talus, en un écrin fait d'ombre, belle fardée de vert et vêtue de satin, unique entre ses soeurs, cette feuille est un monde. Ariaga
C'est une femme buvard qui assèche les pleurs Vous qui passez N'oubliez pas De déposer devant sa porte Une perle d'amour Juste une larme Sous peine de la voir mourir De soif et d'inutilité ... Ariaga
Avec un inconnu prendre un chemin inconnu pour aller vers l'inconnu est-ce cela l'amour ? Se séparer de l'avoir ne pas craindre les trous noirs devenir un boomerang en voyage entre deux mondes Est-ce cela la mort ? Ariaga
La conscience est bavarde et bruyante, elle ne cesse d'exprimer des opinions. Si on veut entendre la voix de l'inconscient il faut laisser cette voix s'exprimer dans le silence. Et aussi être à la fois très attentifs et très patients. Regardez les chats,...
Être un vivant point d'interrogation, n'est-ce pas un beau chemin de vie ? Ariaga
Oui, j'ai porté sur Toi des regards indiscrets, par cette fente infime, taillée dans la tension entre clos et ouvert. Mes yeux ont pénétré au delà de la chair et Tu m'as aveuglée d'un flash d'éternité. Ariaga
Être un vivant point d'interrogation, n'est-ce pas un beau chemin de vie ? Ariaga
Rêve d'arbre mort L'arbre mort que l'on coupe exhale ses senteurs et la sève du rêve monte au coeur de ses fleurs. L'arbre mort que l'on coupe est tout chargé d'oiseaux et de rires d'enfants, grimpeurs aux mains sucrées. L'arbre mort que l'on coupe, cendre...
Flottant sur l'océan de tout ce qui est Milliards de cellules Réseau de neurones Veineux fleuves de sang Lieu d'invasions et de destructions Frémissante de la mémoire de l'univers Interprète des partitions de la Nature Animée par le Souffle Divin Je suis...
Elle ne veut pas tomber dans le creux de la parole, la parole pour ne rien dire, alors elle reste en points de suspension sur les bords de la profondeur ... Ariaga
Je vogue, je rêve Petit bateau perdu Eternelle seconde Sur la vaste étendue des belles certitudes Je vogue, je rêve Vide sans être vide Transparence d'écume Etape sur la mer d'un soupir du cosmique Ariaga
A la fenêtre du vide Revêtue de mille rides Elle sourit à l'absence D'une indicible présence. Ariaga
"Le texte de la Torah est une braise sous la cendre de ses lettres, la vivacité de la flamme qu'on en tire dépend de la longueur du souffle de celui qui l'anime". Rabbi Hayen de Vologine (12° siècle)
On lui dit que le temps qui passe fait que la douleur se lasse et quand parfois elle ressasse des souvenirs qui se mâchent comme une herbe amère elle espère que ce temps laboureur creusera un sillon si profond qu'aux trèfons s'enfouira la douleur ......
Ce n'est rien qu'un murmure ... du fleuve de l'esprit un soupir d'écriture ... mince fil de lumière ... tiré des failles obscures tremblant à la frontière de la coupure ... Et quand reviendra t-elle, enceinte et triomphante, assoiffée d'aventure et de...
Là où mer et rivière, se marient au lit vaseux, accroché à la barrière, en un lieu presque désert un bouquet ... Bouquet preuve d'amour, bouquet regret de mort, bouquet de toujours, bouquet de plus jamais, qui sait ? Ariaga
Ce qui est au delà des noms nous atteint parfois, comme une onde venue du fond de l'univers. Une impression de co-naissance avec tout ce qui est. Un instant unique aux larmes. Puis cela disparaît et c'est une insupportable perte ... Ariaga
Et si on inventait un nouveau monde, de nouvelles règles : Croire à l'incroyable. Accepter l'illogique. Entendre le silence et voir l'invisible. Aimer l'absolument AUTRE. Sourire à la mort. Le monde deviendrait-il plus inhumain que ce qu'il l'est ? A...