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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 17:30

écriture,alchimie,citation,philosophie,spiritualité,splendor solis,traité

J'ai eu la chance de trouver à la Médiathèque de La Rochelle une belle édition (esch-éditions) du Splendor Solis un traité alchimique du milieu du XVI° siècle contenant l'explication du Grand Œuvre et attribué à Salomon Trismosin. Il est illustré de vingt-deux miniatures dont j'avais vu certaines dans des ouvrages sur l'alchimie mais leur intégralité est un plaisir pour les yeux et l'esprit. Le texte, dont on ignore tout de l'auteur, est un régal pour ceux qui s'intéressent à cette symbolique si riche qui émerge encore de nos jours dans les productions de notre inconscient.

Ce que j'apprécie aussi c'est que, dans la plus pure tradition des alchimistes philosophes, les auteurs de la traduction ont voulu rester anonymes. Le titre Splendor Solis a été traduit par : Le Lustre du Soleil. Pour finir sur ce bon moment de lecture et de contemplation je vous propose une citation extraite de l'introduction au traité :

" L'Alchimie est mystérieuse et suscite d'innombrables questions, comme de savoir si elle se pratique en soi, hors de soi, ou les deux ensemble ; mais aussi si elle décrit un processus purement matériel ou purement spirituel, ou les deux. Ces questions sont celles d'Occidentaux modernes, les hommes appartement aux civilisations anciennes voyaient le ciel toucher la terre dans le lointain : ils avaient conscience que terre et cieux étaient deux réalités  imbriquées en un certain lieu. C'est ce lieu magique qu'il  faut trouver, ce lieu rouge entre le noir et le blanc, entre le dense et le subtil, entre le déchu et le parfait. "

Ariaga

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 12:59

nouvel an,art,humour,fêtes,alchimie,laboratoire,jung

En cette fin d'année et au début de l'année nouvelle, j'espère que la vision que l'ami ÉPHÊME a du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle vous fera sourire ! (clic pour agrandir le dessin)

Je souhaite à ceux qui participent à la vie de ce blog par leurs commentaires une très bonne année mais ils sont la partie émergée de l'iceberg et je n'oublie pas les lecteurs qui ne se manifestent pas mais qui, par leur nombre, font que le Laboratoire se maintient depuis tant d'années.

Que les temps qui viennent vous apportent force, joie, paix et lumière.

Je vous embrasse tous, amis connus et inconnus.

Ariaga

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 16:35

RÊVE, ALCHIMIE ET HOMÉOPATHIE

Accueil

Bienvenu sur cet espace virtuel, destiné à tous curieux ou « cheminants » de la vie.

  • L’œuvre et la pensée de Carl Gustav Jung,
  • Ses implications multiples,
  • L’alchimie opérant dans la nature psychique (sur la base d’une autocritique de thèse),
  • Les séries de rêves en tant qu’enseignement de l’inconscient,
  • L’homéopathie dans sa perspective holistique,
  • L’art au service de l’individuation,

autant de thèmes que nous essayerons de traiter ici…espérant apporter satisfaction à nos lecteurs qui, nous le souhaitons, nous exprimeront leur avis.

Contributeurs

cul-de-lampe

Illustrateur Ephême

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 18:23

Poésie,écriture,krishnamurti,philosophie,spiritualité,nature photo,désert

Photo Yann

Je me suis un peu trop étalée ces derniers temps dans les notes du Laboratoire alors je vais aujourd'hui m'effacer devant plus sage que moi et vous proposer quelques extraits de la poésie de Krishnamurti. Je les ai trouvés dans un livre sur Krishnamurti de Robert Linssen.

 

"Le vent du désert balaie la trace du voyageur ...

Seul s'exprime le pas du présent.

Le passé, le futur : du sable lissé par le vent ..."

*******

"Je suis comme la mer qui reçoit

des rivières limpides et des fleuves souillés,

et n'en a cure."

*******

"Je LE vis qui me regardait

et ma vision devint immense.

Mes yeux s'ouvrirent, mon intelligence comprit

Mon coeur embrasa toutes choses,

Car un amour nouveau était né en moi

Je voyais à travers LUI

Les grands arbres qui s'inclinaient pour l'accueillir

Les feuilles sèches, la boue du chemin

L'eau transparente, les branches mortes

Les villageois bavards, chargés de lourds fardeaux

Passaient à travers LUI.

Sans le savoir et riant

Les chiens, à travers LUI, couraient vers moi en aboyant.

le Jardin devint un pays féerique

Où les fleurs étaient des fées"

"Mon Bien-Aimé regarde par mes yeux ...

Car maintenant, mon Bien-Aimé et moi sommes UN".

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 15:22

automate écrivain.jpg

Photo prise au Musée des Automates de La Rochelle

Je me pose une question et je pense que je partage cette interrogation avec certains de ceux qui ont des blogs. Pourquoi continuer à écrire alors que la vie passe à toute vitesse et que cela demande du temps et de la réflexion ? S'agit-il d'une sorte d'automatisme qui pousse à avoir besoin de s'exprimer. J'ai pris la photo qui illustre cette note au Musée des automates de la Rochelle, cela à peut-être un sens caché mais je ne suis pas convaincue par cette idée d'une espèce de "toc" de l'écriture.

Besoin de reconnaissance au niveau de la "persona", au sens où l'entend Jung. De ne pas être perdu dans la masse des anonymes. C'est possible mais, personnellement cela ne m'apporte pas de réponse car justement je tiens beaucoup à  ... l'anonymat !

Impression de délivrer un enseignement qui peut être utile à d'autres. Je n'aime pas le mot enseignement. J'ignore pourquoi, mais quand l'alchimique oiseau siffle ce mot à mon oreille, j'entends "saignement".

Dans écrire il y a aussi un cri. Un cri très fort perçant les barrières des sons, le déluge des mots, les épidémies des informations. Un cri de résistance. Hélas les cris trop perçants finissent le plus souvent par détruire les hurleurs. Je ne suis pas assez courageuse pour incarner les mots de Nietzsche : "Dis ta parole et brises toi".

Alors si il n'y a là ni assuétude, ni désir de reconnaissance, ni besoin de transmettre un enseignement, ni le courage de la mise en danger, pourquoi continuer à venir ici régulièrement, amis lecteurs, vous déposer mes mots depuis près de sept ans. 

En panne de réponse, je suis allée faire un tour au bord de la mer pour m'aérer la tête. Poussée par le grand vent, je suis vite revenue me mettre devant mon cher athanor ordinateur, j'avais vraiment ENVIE,  et là j'ai compris, c'est tout simplement pour le PLAISIR.

Ariaga

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 16:06

Les lumières.jpg

Quand la lumière est absente ou incertaine et que pour un temps on demeure dans l'envers du bonheur.

Quand une vitre d'angoisse nous sépare de la beauté de ce qui est.

Quand on ne sait plus déguster la saveur de la vie et que l'on remâche sans cesse le goût de l''amer.

Ce n'est rien, amis.

Rien que brindilles de moments qui n'attendent que la lumière du noir pour s'envoler et se consumer joyeusement dans l'inépuisable coeur de feu qui brûle au Centre de notre véhicule terrestre.

Ariaga

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 17:23

 

"Rien de plus fragile que la faculté humaine d'admettre la réalité, d'accepter sans réserves l'impérieuse prérogative du réel. Cette faculté se trouve si souvent prise en défaut qu'il semble raisonnable d'imaginer qu'elle n'implique pas la reconnaissance d'un droit imprescriptible - celui du réel à être perçu - mais figure plutôt une sorte de tolérance, conditionnelle et provisoire. Tolérance que chacun peut suspendre à son gré, sitôt que les circonstances l'exigent : un peu comme les douanes qui peuvent décider du jour au lendemain que la bouteille d'alcool ou les dix paquets de cigarettes - " tolérés " jusqu'alors - ne passeront plus.  Si les voyageurs abusent de la complaisance des douanes, celles-ci font montre de fermeté et annulent tout droit de passage. De même, le réel n'est admis que sous certaines conditions et seulement jusqu'à un certain point : s'il abuse et se montre déplaisant, la tolérance est suspendue. Un arrêt de perception met alors la conscience à l'abri de tout spectacle indésirable. Quant au réel, s'il insiste et tient absolument à être perçu, il pourra toujours aller se faire voir ailleurs."

Clément Rosset

Le réel et son double

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 18:08

 

écriture,alchimie,philosophie,vie,culture

 

La vie quotidienne est pleine de moments où l'on peut méditer sur ce que nous ont raconté les anciens alchimistes du Moyen Âge. Par exemple, j'ai pour habitude de déguster, avec un grand plaisir, mon œuf à la coque matinal. (voir ma photo !) C'est presque un rituel et c'est tellement fascinant un œuf !

Évidemment on peut réfléchir aux classique histoires de la primauté de l’œuf sur la poule ou inversement mais, comme vous vous en doutez, amis, j'ai tendance à cogiter, rêver, imaginer en alchimique mode. Alors, je vais vous proposer une citation extraite du Splendor Solis, un traité censé donner l'explication du Grand Œuvre et que l'on attribue à un mystérieux Salomon Trismosin. Ce livre, superbement illustré , serait du XVI° siècle.

"Les Philosophes prennent pour exemple un œuf, pour symboliser en lui la fusion des quatre éléments. Le premier, la coquille, c'est la Terre , et le Blanc, c'est l'Eau, mais la peau entre la coquille et le Blanc, c'est l'Air qui la sépare de l'Eau. Le jaune, c'est le Feu et lui aussi est enveloppé dans une membrane subtile _ représentant notre air subtil, qui est plus chaud et plus subtil, puisque plus près du Feu _ et elle sépare celui-ci de l'Eau. Au milieu du jaune se trouve le CINQUIÈME ÉLÉMENT, à partir duquel le poussin apparait et se développe. Nous voyons donc dans un œuf tous les éléments combinés à de la Matière pour former une source de nature parfaite, de la même manière que l'exige ce Noble Art."

D'accord, c'est un peu ampoulé et ésotérique mais je vous propose ce texte pour vous montrer que d'autres, avant nous, ont cherché des réponses et donné des exemples à partir de produits de notre Mère Nature avec lesquels nous avons une relation simple et proche.

Ariaga (Ariane Callot)

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:38

Musée,automates,art,insolite,photo

Photo prise au Musée des Automates de la Rochelle

Comme il est loin le temps, où elle jouait aux billes, avec le coeur fragile, d'inconsistants amants.

Comme il est loin le temps, où elle croyait savoir, qui était celle femme, improbable reflet, dans le froid du miroir.

Comme il est là le temps, où explose l'image, en ne laissant que ruines, qu'il va falloir raser, avant de reconstruire ...

Ariaga

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 16:21

alchimie,philosophie,nietzsche,zarathoustra,culture,jung

Je ne compte plus les fois où je me suis immergée dans le Zarathoustra de Nietzsche et me voilà encore repartie pour cette aventure. En effet, je me suis aperçue que je n'avais pas, ou peu, pris conscience du fait que cette oeuvre unique demande un décodage ou plutôt des décodages. Il y a des strates d'interprétations possibles, des obscurités, des pièges dus aux multiples allusions à des faits personnels, l'humour de Nietzsche , son désir d'écrire un livre "pour tous et pour personne". Je crois aussi que j'étais trop prise par des recherches sur l'influence de Nietzsche sur l’œuvre de Jung.

Du temps a passé et alors que j'entendais sans l'entendre un passage du Zarathoustra lu à la radio un déclic s'est fait en moi au sujet des obscurités et contradictions que l'on reproche à cet immense poème philosophique. Nietzsche, je crois, procède à la façon des anciens alchimistes du Moyen-Âge. Il s'avance masqué dans un labyrinthe procédant par allégories et métaphores, formules cabalistiques, réitérations, significations multiples, allusions ... le lecteur doit travailler pour trouver les réponses sans être jamais certain que le résultat est le bon car Nietzsche aime bien l'égarer. Je pense aussi à tout ce bestiaire , aigle, serpent, vache et d'autres qui rappelle celui des ouvrages hermétiques. Et voilà il faut relire pour vérifier cette intuition.

Les alchimistes disaient : "Notre Art est musique" et le texte de Nietzsche est aussi très musical. Comme mes connaissance en allemand son très insuffisantes je rêverais que pendant cette relecture, en traduction, un homme très séduisant (quand on rêve pourquoi se priver !) me dise à l'oreille le texte original. Quel beau fantasme ...

Ariaga

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