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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 16:27

Je vous propose quelques extraits de la poésie de Krishnamurti. Je les ai trouvés dans un livre sur Krishnamurti de Robert Linssen.

 

"Le vent du désert balaie la trace du voyageur ...

Seul s'exprime le pas du présent.

Le passé, le futur : du sable lissé par le vent ..."

*******

"Je suis comme la mer qui reçoit

des rivières limpides et des fleuves souillés,

et n'en a cure."

*******

"Je LE vis qui me regardait

et ma vision devint immense.

Mes yeux s'ouvrirent, mon intelligence comprit

Mon cœur embrasa toutes choses,

Car un amour nouveau était né en moi

Je voyais à travers LUI

Les grands arbres qui s'inclinaient pour l'accueillir

Les feuilles sèches, la boue du chemin

L'eau transparente, les branches mortes

Les villageois bavards, chargés de lourds fardeaux

Passaient à travers LUI.

Sans le savoir et riant

Les chiens, à travers LUI, couraient vers moi en aboyant.

le Jardin devint un pays féerique

Où les fleurs étaient des fées"

"Mon Bien-Aimé regarde par mes yeux ...

Car maintenant, mon Bien-Aimé et moi sommes UN".

 

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 11:10

 

C.G.Jung part de sa propre expérimentation pour proposer une manière d'explorer l'inconscient en vue d'un accroissement du développement psychique et spirituel. Je vous propose ici une citation extraite de l'article de Sonu Shamdasani  publié dans les Cahier Jungiens de psychanalyse de décembre 2017. Sonu Shamdasani a  supervisé la traduction et fait l'introduction du Livre Rouge. Ariaga.  

***

" Les instructions de Jung à ses patients quand à la conduite de l'imagination active étaient très précises. Il racontait ce que lui même avait expérimenté. En 1926, Christiana Morgan vint en analyse chez Jung.  [...] Dans une séance de 1926 elle note les conseils de Jung sur la production de visions :

"Bien, vous voyez qu'elles sont trop floues pour que je puisse en dire grand chose. Ce n'est que le début. Dans un premier temps, n'utilisez la rétine de votre œil que dans le but d'objectiver. Ensuite, au lieu d'essayer de continuer à forcer l'image, contentez-vous d'y jeter un coup d’œil. Puis, lorsque vous voyez ces images, vous tentez de les saisir et de voir où elles vous emmènent – comment elles changent. Et vous essayez vous-même d'entrer dans l'image – d'en devenir un des acteurs. Quand j'ai commencé à faire cela, j'ai vu des paysages. Ensuite j'ai appris comment me placer dans ces paysages, puis les personnages m'ont parlé et j'ai répondu."

 

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3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 15:49

Le mot LABORATOIRE, souvent employé sur ce blog, est d'une richesse exceptionnelle si on "joue" avec lui sur le mode "langue des oiseaux" des anciens alchimistes. La vue et les sons sont convoqués. Je vous donne ce qui m'est venu en quelques minutes mais je suis certaine que d'autres amplifieront (çà c'est Jung) encore plus.

ORATOIRE, c'est le premier pour quiconque s'intéresse à l'alchimie, l'oratoire étant le lieu du laboratoire où priait l'alchimiste.

LABO, c'est tellement évident ...

RAT, hélas !

OR, on reste dans l'alchimie et la recherche de l'or réel ou philosophal.

LA, une note importante qui donne le ton du mot.

TOI, il n'y a pas de moi sans toi.

IRE, un peu de colère, à la fin quand la recherche s'éternise et n'aboutit pas.

.........

Il faudrait mettre un peu d'ordre dans tout cela mais je le donne comme c'est venu.

J'entends aussi labeur, labourer, et cela me fait penser qu'il ne faut pas oublier de labourer sa terre intérieure. ... et beau, comme l'est la recherche de la vérité.

Ariaga

 

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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 18:15

Illustration ÉPHÊME

 

Il est tout à fait épuisant pour la vue, en allant visiter certains blogs et si on désire faire un commentaire, de se trouver dans la situation ubuesque de devoir prouver que l'on est pas un robot. On  a sous les yeux des chiffres fondus dans un arrière plan noir et des lettre écrites comme par la queue d'un chat trempée dans l'encre. Il m'est arrivé de recommencer trois fois avant de passer l'examen consistant à reproduire ces chiffres et ces lettres pour que je puisse, enfin, fournir la preuve de mon appartenance à l'espèce humaine. Il m'arrive de renoncer, mais à contre coeur, et puis cela me perturbe  ...

Posons nous la question, amis lecteurs, qu'est-ce qui me prouve que je ne suis pas un robot ? Et si j'étais un robot est-ce que je le saurais ? Toutes mes lectures passionnées de Science Fiction me reviennent à l'esprit. Mémoire, intelligence, créativité, je crois posséder un peu de tout cela mais, sans que j'en sois consciente, des robots dotés de toutes ces qualités ont peut-être été inventés. Je ferais alors partie de cette race nouvelle. Et pourtant j'ai une conscience, avec un grand C, qui est censée faire de l'Homme un être au sommet de la pyramide des existences terrestres. C'est bien, cela me rassure, mais je reste troublée ...

Il me vient une idée. Les robots, même si ils étaient doués d'une forme de conscience et de raison (je pense ici aux trois lois d'Asimov qui sont le conditionnement moral des robots) seraient probablement très rationnels. Alors, quand je vois combien j'aime le paradoxe, comment il m'arrive d'être trop sentimentale ou passionnée, irrationnelle, désobéissante, sujette à des "bugs" aux résultats les plus inattendus, j'ai quand même tendance à croire que je ne suis pas un robot. Et pourtant ...

Ariaga

 

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 19:06

Radmila Moacanin, dans un ouvrage intitulé C.G.Jung et la sagesse tibétaine où elle commente une citation de Jung extraite du Commentaire sur le Mystère de la Fleur d'Or écrit ce texte sur les vertus de la patience pour laisser se développer le processus d'individuation :

" Jung observa que ceux de ses patients qui arrivaient à s'affranchir par eux -mêmes de l'esclavage où les maintenaient leurs problèmes et qui atteignaient des niveaux supérieurs de développement et d'intégration psychique, ne faisaient en réalité que permettre aux choses de se produire d'elles-mêmes. Ils laissaient leur inconscient leur parler en silence, et ils écoutaient ses messages avec patience, en y accordant toute leur attention, avec le plus grand sérieux. En d'autres termes, ils établissaient une relation consciente avec leur inconscient.

" L'art de laisser les choses arriver d'elles-mêmes, l'action par l'inaction, laisser les choses se faire d'elles-mêmes, comme le disait Maître Eckart, devint pour moi la clef de la porte d'accès à la voie.Nous devons être capables de laisser les choses se produire d'elles-mêmes dans la psyché. Chez nous il s'agit d'un art que la plupart des gens ignorent totalement. La conscience ne cesse d'interférer, d'aider, de corriger et de nier, ne laissant jamais se développer en paix le processus psychique ."(Jung)

Quand on autorise le processus psychique à se développer en paix, l'inconscient féconde la conscience, et la conscience illumine l'inconscient. La fusion mutuelle et l'union des deux contraires accroissent la conscience et élargissent la personnalité. Selon Jung cela s'accomplit dans les meilleures conditions quand le processus n'est pas dirigé de l'extérieur et que le thérapeute n'interfère pas sur le travail de la nature."

Il me semble que ce que pense Jung, sur le plan psychique, au sujet de la patience peut aussi s'appliquer à certains domaines de la vie courante ...

Ariaga

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 14:55

On peut être à la fois l'un des plus grands philosophe contemporain et écrire des texte poétiques d'une belle sensualité. C'est le cas pour Michel Serres et je vous propose, pour preuve, ces lignes extraites de son ouvrage Les cinq sens (Hachette littératures, p. 224). Dans cette partie de l'ouvrage le philosophe parle de l'odorat.

"Aimer un corps, cette rareté bien singulière ; sur toute la surface de la terre, nul volume n'a plus de prix. Amour nous rend confus, deux vases versent ensemble. Erre en surface des peaux, voiles, tissus complexes et subtils, tel parfum indéfinissable qui n'appartient qu'à elle et à lui et les signale l'un à l'autre, consentants. On n'aime pas sans l'improbable accord des odorats, miracle de reconnaissance entre les traces invisibles volant sur la nudité, comme l'air et les nuages planent au dessus du sol. Jusqu’à la mort demeure en nous l'esprit, au sens chimique et mystique du mot écrit ou parlé, au sens du nez, l'esprit émané de qui nous avons aimé. Il revient fantôme, à de certaines aurores, sur la peau. L'amour parfume la vie, les arômes ramènent les rencontres et leurs fastes.

On embaumait autrefois les morts : pour que le souvenir évoquent ceux que nos aïeux avaient aimés.

La vie même s'annonce de loin par cette émanation. Elle embaume."

Je crois pouvoir dire sans me tromper que Michel Serres est un de ces "Philosophes de la Nature" dans les pas desquels je m'efforce de marcher.

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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 16:58
J'ai retrouve ce beau poème d'Étienne Perrot et c'est avec plaisir que je le partage aujourd'hui avec vous.
 
Oh! mon esprit ne veut plus être,
            Nature, que ton pur témoin.
            Je ferai taire tout désir
            pour t'écouter dans le silence. 
 
            Ayant ainsi creusé le gouffre
            j'atteindrai le fleuve du fond.
            A son heure il se changera
            en un geyser irrésistible.
 
            Sa substance qui est la tienne,
            remplira toute ma vision,
            me courbant en miroir du monde,
            sphère où les étoiles se jouent.
 
            Le silence qui m'effrayait
            s'est fait chœur des dix mille voix.
            De la gorge où j'ai disparu
            surgit le nouvel univers.
 
            On me l'avait dit : je le vois !
            La mort est mère de la vie,
            pauvreté engendre richesse,
            ignorance est le grand savoir.
           
                 Étienne  PERROT, 1973
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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 17:06

On lui dit que le temps qui passe

fait que la douleur se lasse

et quand parfois elle ressasse

des souvenirs qui se mâchent

comme une herbe amère

elle espère

que ce temps laboureur

creusera un sillon

si profond qu'aux trèfons

s'enfouira la douleur ...

Ariaga

 

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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 16:36

Je me sens en harmonie avec les doutes que ressentait Jung à la fin de sa vie ; doutes qu'il livre dans une lettre à sa collaboratrice Aniéla Jaffé. (Correspondance, t.III, p.233)

J'ai envie, humeur du jour, de partager avec vous cette citation. Ariaga.

***

" Voyez vous, je me regarde moi-même, dans le silence de Bollingen, avec bientôt huit décennies d'expérience de la vie, et je suis obligé d'avouer que je n'ai pas trouvé de réponse claire à la question que je suis. Je suis et je reste dans le doute sur moi-même, et cela d'autant plus que j'ai davantage essayé d'exprimer des choses précises. Tout se passe comme si, ce faisant, on s'éloignait encore plus de la connaissance de soi même ! "

C.G.Jung

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 16:06

Trop longtemps elle a navigué vers les rives de la vérité, trop longtemps elle a dispersé comme poussières dans le vent des milliers de pensées.

Le vaisseau de sa vie s'est lentement détérioré, sans jamais atteindre la côte tant désirée.

Elle ne cherche plus.

Le cœur grand ouvert, vase d'incertitudes, elle a regagné le port et noué une solide corde au quai des petits miracles de la vie quotidienne.

Ariaga

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